Les accords TTIP et CETA, qui font l'objet de protestations dans plusieurs pays européens, ne correspondent pas aux principes de « commerce honnête » qui « bénéficie à l'écologie ». C'est ce qu'a affirmé à Sputnik Catelene Passchie de la Confédération syndicale des Pays-Bas FNV. La Wallonie a mis son veto à la ratification par la Belgique de l'accord CETA. Près de 6 000 personnes ont ensuite manifesté à Amsterdam pour soutenir la décision du gouvernement wallon. 

© REUTERS/ Francois Lenoir 
La Belgique est devenue le seul pays européen à ne pas être prêt à le signer
Sputnik s'est entretenu avec Catelene Passchier, vice-présidente de la Confédération syndicale des Pays-Bas FNV, à l'origine du rassemblement. 
« En tant que syndicat, nous n'avons rien à dire contre le commerce, mais nous sommes pour un commerce honnête, qui bénéficie à l'écologie, et à cet égard nous avons plusieurs questions concernant les accords TTIP et CETA », explique Mme Passchier.
Selon elle, il n'existe aucune garantie que les sociétés étrangères ne renforceront pas leurs pressions concurrentielles sur les compagnies locales actives notamment en matière de santé et d'éducation. 

« A en juger par les recherches réalisées pour le moment, les avantages économiques de ces accords sont faibles (...). Dans certains domaines, ils créent un risque de pertes d'emplois. En fin de compte, un nombre énorme de problèmes sont liés au fait que les accords TTIP et CETA prévoient la mise en place d'institutions judiciaires dans le cadre desquelles les investisseurs étrangers pourront porter plainte contre l'État », explique l'interlocutrice de l'agence. 

L'accord économique et commercial global (AECG), ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA), devait être scellé à l'issue du sommet du 27 octobre. Cependant, la région belge de Wallonie a refusé de ratifier l'accord sous sa forme actuelle. Ainsi, la Belgique est devenue le seul pays européen à ne pas être prêt à le signer.