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« Ali Juppé »

 

Alain Juppé surnommé « Ali Juppé » pour ses liens avec les salafistes et les Frères musulmans, est-ce uniquement un fantasme d’extrême-droite ? Oui, dit l’intéressé et la presse mainstream. Non, répondent un ex-Frère musulman et un ancien soutien – musulman – de Juppé.

« Et si on parlait de Juppé-bashing? » — lança Alain Juppé à RTL ce 23 novembre au matin. Justement, et si on en parlait ? Alain Juppé et la branche française des Frères musulmans? Alain Juppé, « le bouclier de l'islam »? Alain Juppé, complice des salafistes? De la fumée sans feu, comme l'affirme le maire de Bordeaux et candidat aux présidentielles?
Alain Juppé et l'imam Tareq Oubrou (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

 

Il se plaint de « l'odieuse campagne » de la « fachosphère » et du FN, lesquels l'ont rebaptisé « Ali Juppé », l'accusent d'avoir construit une mosquée qui n'existe pas et dernièrement d'être complice des salafistes et des antisémites. Un point de vue relayé par la presse mainstream.
 
​Mais un ancien Frère musulman estime le contraire et affirme savoir de quoi il parle. Mohamed Louizi, ancien frère musulman et auteur du livre « Pourquoi j'ai quitté les frères musulmans », explique pourquoi ces accusations ne viennent pas seulement de ces réseaux d'extrême-droite:
 
« Bordeaux fait partie des villes pilotes de l'apparition de l'islamisme en Francedans les années 80. On a vu se développer au sein d'elle un islamisme version Frères musulmans qui a commencé petit à petit par coloniser — je pèse mon mot — par coloniser des mosquées de la communauté musulmane, par y développer et diffuser un islamisme qui instrumentalise le culte musulman pour atteindre des visées politiques. […] Alain Juppé comme ça peut être quelqu'un d'autre qui facilite la tâche aux Frères musulmans pour s'installer, pour avoir pas mal de facilités […] de l'autre côté ils renvoient un peu l'ascenseur lors des élections municipales, législatives et nationales pour un peu demander à la communauté musulmane de donner des consignes de vote directes ou indirectes pour voter en faveur de celui qui aide les islamistes à s'installer et à se développer».
 
Tareq Oubrou, l'imam de Bordeaux, a été décoré de la Légion d'honneur par Alain Juppé en 2013 et conseille régulièrement le maire de Bordeaux, ajoute Mahamed Louizi. Il estime qu'il faut savoir aujourd'hui quel type de rapports le candidat à la présidence de la République maintient avec Tareq Oubrou, les Frères musulmans et l'UOIF, leur branche française:
 
« Le coordinateur de la campagne d'Alain Juppé pour les élections présidentielles, pour ne pas le citer, Hervé Gaymard, un ex-ministre français, avait l'idée de bien rencontrer le guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie le 31 janvier 2012 en Égypte. A quel titre Hervé Gaymard qui aujourd'hui occupe un poste clé dans la campagne de l'Alain Juppé a pu rencontrer le guide suprême des Frères musulmans? On sait très bien qu'Alain Juppé lui-même avait rencontré huit ou neuf mois plutôt les jeunes Frères musulmans égyptiens ».
 
Amine Elbahi, le jeune qui a quitté l'équipe de campagne électorale de Juppé en raison de sa proximité avec les dirigeants et imams salafistes et la branche française des Frères musulmans n'a jamais été pris au sérieux par la plupart des médias français. D'après Mahamed Louizi, c'est dommage, car Amine Elbahi sait de quoi il parle:
 
« Amine Elbani a vu des choses de l'intérieur. Il n'y a pas que lui. Moi, j'avais rencontré très récemment en mars 2016 Tareq Oubrou, par exemple, lors d'un débat sur France Culture et juste après je lui ai posé la question, […] Que faites-vous avec les Frères musulmans, pourquoi vous les servez toujours? Pourquoi vous les représentez à Bordeaux? Il a eu un regard, il m'a dit: on ne choisit pas sa famille»
 
Certains internautes franchissent la ligne du politiquement correct et font des collages-photo avec Alain Juppé toujours dans le thème « Ali Juppé ».Celui-ci est le plus retweeté de la journée.
 
​Le débat décisif pour la droite française approche et après toutes les couches de bashing, il est nécessaire de répondre aux questions essentielles qui visent l'élite politique et ceux qui dirigeront la France dans quelques mois. Les liens avec le salafisme en font partie.
Source


24/11/2016

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