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Après la libération d'Alep, place à la Guerre psychologique

Paul Mansfield Sott.net dim., 18 déc. 2016 09:01 UTC

Alors que l'Armée syrienne est en passe de libérer la totalité d'Alep des griffes de groupes terroristes dirigés par al-Qaïda, on s'attendrait à ce que le monde entier célèbre une défaite majeure du terrorisme international. Eh bien non, au contraire : nous sommes assaillis de récits de prétendues atrocités commises par l'armée syrienne : exécutions sommaires, femmes qui se suicident pour éviter de se faire violer par les soldats syriens, civils brûlés vifs, viols commis sur les populations civiles. 

Pour le moment, tous ces récits ne sont que pures allégations non prouvées. Ils sont colportés par les militants appartenant à l'opposition, par d'autres groupes résolument alignés sur l'opposition et par toute une liste d'« activistes » sévissant sur Twitter et Facebook, dont certains se voient propulsés de façon fulgurante à la une des médias mainstream. 

Le plus dérangeant, dans tout cela, c'est que les médias mainstream font passer des allégations non prouvées pour des faits. Ce qui est la définition d'une « fake news », ou désinformation. 

Des récits sont apparus selon lesquels au moins 82 civils auraient été exécutés lors du nettoyage par l'Armée syrienne et ses milices alliées des dernières poches encore sous contrôle rebelle. « D'après les récits dont nous disposons, des gens se font tirer dessus dans la rue alors qu'ils tentent de s'échapper, d'autres sont abattus dans leurs propres maisons », a déclaré Rupert Colville, porte-parole de l'ONU. « Il y a sans doute beaucoup d'autres témoignages de ce genre ». 

Les médias mainstream bouillaient d'impatience d'informer tout le monde de ces « révélations » sans fondement. The Daily Beast, dont le manque d'impartialité en ce qui concerne la Syrie n'est pas un secret, a prétendu que pour les civils restés dans les zones sous contrôle rebelle, « la peur d'être arrêté, mobilisé de force ou exécuté sommairement s'ajoutait à la terreur quotidienne des bombardements. » Le journal cite également Abu Malek al-Shamali, habitant de Seif al-Dawla, l'un des derniers districts détenus par les rebelles : Abu aurait déclaré que les troupes syriennes demandaient aux familles si elles avaient des fils membres de groupes d'opposition et que, en fonction de leurs réponses, soit elles les laissaient tranquilles, soit elles les abattaient. 

La BBC est entrée dans la danse, rapportant le massacre de civils, « y compris des femmes et des enfants, chez eux ou dans la rue, d'après l'ONU. » Ils oublient de mentionner - comme c'est commode - que l'ONU, qui n'est pas sur le terrain à Alep, s'appuie sur des sources non vérifiées qui pourraient s'avérer peu fiables, et qui ne sont peut-être même pas présentes sur le terrain non plus. 

Rupert Colville n'était pas très clair (c'est le moins qu'on puisse dire) concernant l'identité des auteurs de ces prétendues atrocités. Il a affirmé qu'une milice iraquienne était impliquée ; d'après les comptes-rendus, ces massacres auraient été commis dans quatre endroits, ce qui veut dire que plusieurs groupes ont pu y participer. Là encore, il s'agit d'allégations non prouvées, vagues et peu concluantes - ce qui est naturel, vu que nous ne savons même pas si ces massacres se sont effectivement produits, alors pour ce qui est de savoir qui en sont les auteurs... Pourtant, ces récits font la Une des médias internationaux. Les merdias tendraient-ils encore le bâton pour se faire battre, tout cela pour finir ensevelis sous un monceau de « fake news » ? 

Jan Egeland, le conseiller humanitaire de l'ONU sur la Syrie, était quant à lui tout disposé à désigner les responsables de ce qu'il qualifie de « massacres de civils non armés, de jeunes hommes, de femmes, d'enfants, de personnels soignants ». Lui aussi a désigné une milice chiite iraquienne comme responsable de ces tueries, bien qu'il affirme que les principaux responsables sont les gouvernements syrien et russe. 

Il y a peut-être beaucoup de naïfs chez le citoyen lambda, mais on pourrait s'attendre à un peu plus de circonspection de la part de Kenneth Roth, dirigeant de Human Rights Watch. Hélas non : invité à Democracy Now, il a évoqué comme un fait établi les récits non corroborés des Casques blancs fondés par la CIA/le MI6 et rapportant des exécutions sommaires de civils, dont des femmes et des enfants. 
Stephen Cohen s'interroge sur les raisons qui peuvent bien pousser Roth à adhérer à une seule version : les prétendus actes génocidaires commis par les forces syriennes, à l'exclusion de toute autre version : par exemple, celle qui nous montre les habitants d'Alep en train de fêter leur libération, libération accomplie par ces mêmes forces syriennes. 

Sur Activist Post, Brandon Turbeville analyse un article de propagande hallucinant publié sur NBC et écrit par Alastair Jamieson et Mac William Bishop qui, dans une brillante démonstration de journalisme partial, s'attaquent en une seule phrase à trois graves allégations :
Citant des récits selon lesquels des femmes et des enfants auraient été brûlés vifs et des familles auraient préféré se suicider que de se rendre, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré avoir reçu des témoignages selon lesquels les forces pro-gouvernementales, renforçant leur emprise sur la ville, auraient tué au moins 82 personnes.
Nos reporters à NBC montrent une fois encore pourquoi ils ont perdu le droit de se revendiquer les garants d'un journalisme indépendant et impartial. L'ONU n'a pas fait état de personnes brûlées vives ou choisissant de se suicider. En outre, les auteurs de l'article prêtent foi à des rumeurs de meurtres de 82 personnes tout en omettant de préciser qu'à ce stade, ces rumeurs n'ont pas été confirmées. 

Quant à l'auteur responsable de ces rumeurs de suicides et de massacres de masse, l'article mentionne Charles Lister, qui fait l'apologie des factions terroristes syriennes, et qui milite avec acharnement pour une intensification de l'intervention militaire occidentale en Syrie :
Charles Lister, un expert sur la Syrie et confrère au Middle-East Institute (Institut du Moyen-Orient), a déclaré : « Des témoignages effroyables nous parviennent d'Alep, par exemple des histoires de suicides familiaux », avant d'ajouter que des centaines de gens étaient probablement morts lors des combats de lundi dernier.
Il va sans dire que Lister n'est pas sur le terrain à Alep. Son statut d'« expert » sur la Syrie relève moins d'une noble aspiration que d'une volonté de s'en mettre plein les poches grâce aux puissants mécènes partisans du changement de régime officiant au sein du complexe militaro-industriel-sécuritaire. 

Mais rassurez-vous, certaines sources qui profèrent ces allégations sont aussi sur le terrain. Comme Abdullah Othman, chef du Bureau politique du Front du Levant, l'un des plus importants groupes rebelles à Alep. Il a prétendu que 79 personnes avaient été « exécutées sur les barricades », ajoutant : « Ce matin, 20 femmes se sont suicidées pour éviter de se faire violer ». Pour mettre les choses en perspective, imaginez qu'un média mainstream (peu importe lequel) accorde ne serait-ce qu'une once de crédibilité à des affirmations similaires mais qui, cette fois, proviendraient du gouvernement syrien. Non, les accusations de crimes contre l'humanité et de bombardements implacables de civils monopolisent la couverture médiatique mainstream dès lors qu'il s'agit de Bachar el-Assad. 

Mais tandis qu'on pensait que ce genre de récits ne provenaient que de djihadistes locaux et d'experts partiaux ès machine de guerre, entre en scène le haut diplomate français Jean-Marc Ayrault, qui a publié cette déclaration : « assassinats de sang froid de familles entières au motif qu'elles seraient réputées proches de l'opposition ; exécutions sommaires, notamment de femmes et d'enfants ; personnes brulées vives dans leurs maisons ; poursuite du ciblage systématique des hôpitaux, de leur personnel et de leurs patients... De telles atrocités révoltent les consciences. Plus que jamais, il y a urgence à faire cesser les hostilités à Alep. » 

Ce genre de déclarations belliqueuses en provenance de Paris sont désormais prévisibles, mais néanmoins navrantes et en totale opposition avec les scènes de réjouissances se déroulant dans tout Alep-Est, où les civils fêtent leur libération après quatre longues années sous domination terroriste. 

The Daily Beast poursuit ses accusations outrancières, allant jusqu'à accuser les soldats syriens de viols commis « lors du blitzkrieg assadien ». Le site Al-Araby se joint au concert d'accusations infondées, avec cet article titré :
Les forces du régime syrien auraient commis des exécutions collectives publiques et des agressions sexuelles, et auraient brûlé des corps dans les rues d'Alep-Est, selon l'ONU et les médias locaux.
Là encore, hystérie totale à l'ONU, avec Samantha Power et Matthew Rycroft menant la parade des indignés. 

Rycroft a bêlé : « C'est un jour sombre pour les habitants d'Alep, assurément l'heure la plus sombre de ces cinq dernières années. Les forces d'Assad, soutenues par la Russie et l'Iran, ont une fois encore donné une nouvelle dimension à l'horreur. Après le siège, ils sont passés aux massacres. » 

Il a ensuite répété toutes les allégations choquantes mais néanmoins non prouvées : exécutions sommaires, femmes qui se suicident pour éviter de se faire violer, personnes brûlées vives et centaines d'hommes kidnappés par les forces syriennes. Il présente ces accusations infondées comme des faits avérés, les comparant aux pires crimes de guerre du passé, crimes après lesquels le monde a déclaré « plus jamais ça ». Il conclut sa diatribe de façon outrancière, en parlant de « chute » d'Alep. Daech aurait capturé Alep que le ton n'aurait pas été plus funèbre. L'ironie, c'est qu'Alep venait juste d'être libérée des forces terroristes menées par al-Qaïda, virtuellement indiscernables de Daech. 

Power, parfaite langue de vipère sous un vernis d'hypocrisie, a déclaré dans une envolée lyrique : « Alep va rejoindre ces événements de l'histoire mondiale qui définissent le mal moderne, qui tachent notre conscience des décennies plus tard : Halabja, Rwanda, Srebrenica et maintenant Alep »... « Jusqu'à une centaine d'enfants seraient pris au piège en ce moment-même dans un immeuble assailli de tirs. Des terroristes, bien sûr, de jeunes enfants - assurément des terroristes. Parce qu'on vous dira que tous ceux qui se font exécuter, tous ceux qui se font bombarder, tous ceux qui subissent des attaques au chlore sont tous des terroristes. » 

Vitaly Churkin a déclaré fort justement que Power se prenait pour « Mère Teresa », dénonçant l'hypocrisie des États-Unis et de l'Angleterre, et rappelant que ce sont les actes commis par ces derniers en Iraq qui ont donné naissance à Daech. 

Ils sont beaux les chefs de la diplomatie de pays qui soutiennent les massacres de civils au Yémen et qui ont massacré des civils en Iraq et en Libye. Ils soutiennent financièrement et moralement les terroristes qui massacrent des civils en Libye. Ils nous disent très clairement, lorsqu'ils comparent la « chute d'Alep » à l'invasion et l'occupation de villes iraquiennes et syriennes par Daech, que la Russie et la Syrie jouent dans la même cour barbare que Daech. Je suis désolé, mais c'est vous, les État-Unis et l'Angleterre, qui jouez dans la même cour que Daech, que vous avez créé à partir des ruines de l'Iraq et que vous continuez à armer et à financer tandis qu'ils ravagent la Syrie. L'alliance anglo-américaine s'avère une fois encore des plus compétente lorsqu'il s'agit de déverser son fiel et d'esbaudir la communauté internationale avec son hypocrisie sidérante. 

Paris a fait montre d'une solidarité déconcertante avec al-Qaïda en éteignant la Tour Eiffel, en signe de solidarité avec les habitants d'Alep. Le bureau d'Anne Hidalgo, maire de Paris, a publié une déclaration à l'effet que « cette mesure symbolique, sur un monument observé dans le monde entier, vise à interpeller une nouvelle fois la communauté internationale sur l'urgence à agir. » Manifestement, ils ne considèrent pas comme une action urgente l'assistance fournie aux Syriens par la Russie, l'Iran, le Hezbollah et divers groupes militaires dans leur lutte contre le terrorisme.

Paris aurait été bien avisé d'éteindre la Tour Eiffel lorsque les vrais terroristes - Daech - ont pris Palmyre et Raqqa, dans leur frénésie sanglante dirigée contre des populations terrifiées et des soldats capturés. Un tel acte de la part de Paris, au moment où le gouvernement légitime syrien libérait pour de bon des citoyens qui vivaient un calvaire depuis quatre ans, est une insulte abjecte. Comme elles ont été vite oubliées, les 130 victimes massacrées lors de l'attentat terroriste à Paris, en novembre 2015. Cet étalage indécent d'adulation pour les terroristes est une moquerie envers les victimes syriennes comme envers les victimes françaises. 

De même que nous assistons à la mort des médias mainstream, nous assistons à celle de la crédibilité de l'élite politique de l'OTAN. Je pourrais également ajouter « la mort de leur moralité », mais elle a disparu depuis longtemps déjà. 

© Tim Anderson / Facebook
Le désespoir des impérialistes ne fait que confirmer la victoire d'Alep
La réalité que les politiciens et les merdias occidentaux ne peuvent supporter est que les rues d'Alep ont été le théâtre de réjouissances et d'explosions de joie suite à la libération de la ville par l'Armée syrienne et ses alliés. 

Les habitants dansaient et chantaient, manifestant leur reconnaissance envers leur armée, qui les a libérés de l'emprise des terroristes. Des histoires ont circulé selon lesquelles les groupes terroristes stockaient les aides alimentaires et médicales pour eux-mêmesen privant ainsi le peupleutilisaient des civils comme boucliers humainsles menaçaient s'ils osaient tenter de fuir, les maltraitaient et les exécutaient

Le Centre russe pour la réconciliation a organisé en coordination avec le gouvernement syrien l'évacuation de plus de 100 000 personnes. Certaines demeurent coincées dans la dernière enclave, minuscule, toujours aux mains de l'opposition, l'accord visant à évacuer les derniers combattants et leurs familles étant au point mort, suite à des accusations de violation de cessez-le-feu émanant des deux camps 

Les habitants d'Alep, épuisés et affamés, reçoivent une aide bien nécessaire : nourriture, soins médicaux, vêtements, couvertures et abri dans des camps de déplacés internes. Les images ne trompent pas. Malgré cela, les médias occidentaux continuent à nous raconter que les habitants fuient les combats, que les soldats du régime se sont emparés de la ville dévastée, que les habitants pris au piège dans Alep-Est ont subi quatre années de bombardements et de siège, et que loin d'être une bataille pour la libération, ce qui se passe n'est rien moins qu'un « assaut » de la Russie et du régime syrienLe mot libération est aux abonnés absents. Un peu comme l'honnêteté et l'intégrité des merdias mainstream. 

La journaliste indépendante Vanessa Beeley est sur le terrain à Alep, contrairement au journalistes assis confortablement dans leurs bureaux de Beyrouth et d'Ankara. Elle a visité les zones fraîchement libérées d'Alep-Est, parlé aux habitants reconnaissants d'avoir échappé aux griffes des groupes terroristes, écouté les récits terrifiants racontant l'existence sous l'emprise des terroristes, et vu de ses yeux l'aide humanitaire essentielle fournie par les organisations humanitaires syriennes, russes et autres. 

Beeley écrit sur sa page Facebook :
Jibreen, #Alep-Est. Aujourd'hui, nous avons visité la zone qui accueille les civils qui ont échappé à l'emprise des terroristes financés par l'OTAN et les États du Golfe, dans les quartiers d'Alep-Est. 

Dans cette zone, les civils reçoivent de la nourriture, un suivi et des soins médicaux et s'enregistrent auprès des autorités syriennes avant de rejoindre leurs familles dans Alep-Ouest, ou d'intégrer les camps de déplacés internes à Jebreen. Les familles qui n'ont pas leurs cartes d'identité reçoivent un document qui leur permet de circuler en Syrie jusqu'au remplacement de leurs cartes d'identité. 

On nous a annoncé que jusqu'à aujourd'hui, 95 000 civils en provenance d'Alep-Est s'étaient fait enregistrer. On peut probablement augmenter ce nombre de 10%, car des femmes et des enfants ont directement rejoint leurs familles dans Alep-Ouest sans passer par la procédure d'enregistrement. 

© Vanessa Beeley
Alep
Nous nous sommes retrouvés face à des enfants émaciés et épuisés. À des mères dont les fils avaient été assassinés par les terroristes sans aucune raison. Des civils syriens, malades, souffrant de malnutrition, ont fondu en larmes en racontant les atrocités qu'ils avaient subies aux mains de ces soi-disant « rebelles modérés ». 

Une femme a éclaté en sanglots peu après avoir pris la parole, tant elle était soulagée d'être sortie d'Alep-Est, et submergée par l'horreur qu'elle avait traversée. Les terroristes ont tué deux de ses 12 fils parce que ses autres fils combattaient dans l'Armée syrienne. Malade depuis des mois, elle a raconté qu'aucun civil n'était pris en charge dans les hôpitaux de campagne improvisés par les terroristes, seuls les combattants y étaient soignés. 

Elle a de nouveau fondu en larmes lorsque je lui ai demandé ce qu'elle pensait de la version des médias occidentaux, à savoir que l'Armée syrienne tuait des civils. Elle a simplement répondu « hier nous étions en Enfer, aujourd'hui notre vie reprend enfin ». 

Je vais retranscrire tous les témoignages et mettre en ligne toutes les vidéos d'interviews... mais s'il vous plaît, ne gobez pas les mensonges des médias institutionnels qui se fondent sur des sources fallacieuses, dont la majorité se trouvent aujourd'hui en Turquie, sur des photos bidons et une propagande malveillante dont l'unique but est d'assurer la détresse perpétuelle du peuple syrien. 

On m'a laissée entrer dans l'un des hôpitaux militaires russes sur place... les médecins russes soignaient toutes sortes de blessures avec efficacité et gentillesse. Un jeune homme qui n'avait que la peau sur les os avait beaucoup de difficultés à respirer. Un autre souffrant d'une plaie ouverte à la jambe se faisait changer son bandage. Les médecins russes posaient des bandages propres, sans faux sang ni effets spéciaux. C'était du véritable humanitarisme en action.
Les médias mainstream n'ont aucune source sur le terrain pour corroborer leurs accusations. Eva Bartlett, invitée à l'ONU, a démonté leur version dans une intervention magistrale qui a fait le buzz sur Internet. 

Bartlett s'est rendue en Syrie six fois, et connaît donc les Syriens et a une très bonne compréhension de ce qui se passe dans ce pays. 

Interrogée par un journaliste norvégien sur les comptes-rendus d'« organisations internationales » qui rapportent des « faits » - tels que les bombardements délibérés d'hôpitaux et d'écoles - Bartlett a mis les points sur les i en révélant la source de ces accusations explosives. 

Bartlett a d'abord fait remarquer qu'il n'y avait aucune organisation internationale présente sur le terrain. Et que ces dernières s'appuient sur des sources corrompues comme l'Observatoire syrien des droits de l'homme et les Casques blancs

Les Casques blancs sont une création de la CIA/MI6 financée à hauteur de 100 millions de $ par les États-Unis/le Royaume-Uni/l'Europe et d'autres États. Ils se sont vu accuser de mettre en scène des sauvetages, ils n'opèrent que dans des territoires sous contrôle rebelle et on trouve pléthore de séquences vidéos montrant des Casques blancs agitant des armes, faisant la fête avec des groupes terroristes et se pavanant l'air moqueur devant des corps de soldats syriens. « Vos sources sur le terrain sont inexistantes », a ajouté Bartlett. 

Rentrant dans le lard des médias mainstream (et ils en ont bien besoin), Bartlett a déclaré que « les civils soutiennent leur armée et leur gouvernement, c'est la stricte vérité... ce qu'on entend dans les médias institutionnels sur Alep est l'inverse de la vérité... et je vais citer leurs noms, la BBC, le Guardian, le New York Times, etc. » 

Bartlett a critiqué ce qu'elle considère à juste titre comme une nouvelle tentative de « cessez-le-feu inutile » de la part du Conseil de sécurité des Nations unies, un simple stratagème cynique de la part de ceux qui soutiennent les factions terroristes, afin de leur laisser le temps de se regrouper et de se réapprovisionner, retardant ainsi la libération finale et prolongeant les souffrances des habitants retenus en otage à Alep. 

Bartlett a évoqué l'autre siège dont personne ne parle dans les merdias : celui d'Alep-Ouest, dont les habitants sont privés de nourriture et de provisions médicales, d'électricité et d'eau, et sont constamment bombardés par des tirs de mortier, subissent des explosions type bombonnes de gaz (les tristement célèbres « Hell cannons ») ou ballons d'eau chaude, des tirs d'obus et de roquettes grad. 

Barlett a également évoqué le mythe selon lequel le gouvernement syrien affamerait délibérément les habitants d'Alep. Elle a mentionné des témoignages de personnes utilisées comme boucliers humains à Alep-Est, d'autres qui se faisaient tirer dessus alors qu'elle tentaient d'échapper aux terroristes et qui avait été protégées par l'Armée syrienne et ses alliés. 

Les médias de désinformation sont en total décalage avec la réalité dans leur couverture du plus grand jour qu'a connu Alep depuis ces cinq dernières années. Cette libération est une lueur d'espoir pour les Syriens éprouvés par ce long calvaire.
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Paul Mansfield (Profile)

Paul is a budding freelance writer who currently works in the welfare industry in Melbourne, Australia.

Areas of interest include: Russia/US conflict, wars in the Middle East, particularly Syria, the conflict in Ukraine, the occupation of Palestine by Israel, the damage to our economies from the global financial markets, the debt trap imposed on states by bankers seeking to privatize assets and "reform" economies while they line their pockets with cash and impoverish local populations.



26/12/2016

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