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Big Brother est là : Facebook révèle son plan-maître "Contrôler tout le flux d'information"

Comme je vous l'avais dit ce matin, Hélios du Bistro Bar Blog, nous a fait l'amitié de traduire et partager cet article. Après Google qui veut vous dire « la vérité » sur internet, Facebook semble aussi très intéresser de vous « informer » ; ). Plus de détails dans l'article, et comme d'habitude je vous ai mis quelques..., informations complémentaires ; )))

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Mark Zuckerberg

Publié par Tyler Durden, Zero Hedge le 29 mars 2015

Selon Mike Krieger via son blog  Liberty Blitzkrieg ,

Ces derniers mois, Facebook a silencieusement organisé des discussions avec au moins une demi-douzaine de sociétés de médias dans l'idée d'héberger leur contenu sur Facebook pour éviter aux utilisateurs d'avoir à taper un lien vers un site extérieur.

Ce nouveau projet de Facebook présente un nouveau risque pour les éditeurs : la perte des précieuses données des consommateurs. Quand les lecteurs cliquent sur un article, une panoplie d'outils de pistage autorise le site d'accueil à récolter des informations de valeur sur leur identité, le nombre de leurs visites et ce qu'ils ont fait ailleurs sur le web.

Et si Facebook dépasse le stade expérimental et banalise l'hébergement de contenu, ceux qui ne participent pas au programme pourraient perdre un trafic substantiel – un facteur qui a joué dans l'esprit de certains éditeurs. Le chargement de leurs articles pourraient se faire plus lentement que celui de leurs concurrents et au fil du temps il est possible que les lecteurs évitent ces sites.

D'après l'article du New York Times :  Facebook pourrait héberger le contenu de sites d'information

J'ai parcouru la semaine dernière un article incroyablement important du New York Times, décrivant le plan de Facebook de fournir un accès direct au contenu d'autres sites web en échange d'une sorte de partenariat publicitaire. Les implications de ce projet sont tellement énormes qu'il déclenche pour l'instant en moi plus de questions que de réponses.

Commençons avec quelques extraits de cet article :

Avec 1,4 milliards d'utilisateurs, ce site de média social est devenu une source vitale de trafic pour les éditeurs qui cherchent à atteindre une audience de plus en plus fragmentée scotchée à ses smartphones. Ces derniers mois, Facebook a silencieusement organisé des discussions avec au moins une demi-douzaine de sociétés de médias dans l'idée d'héberger leur contenu sur Facebook pour éviter aux utilisateurs d'avoir à taper un lien vers un site extérieur.

Un tel plan représenterait un pari sur l'avenir pour les organismes médiatiques accoutumés à garder les lecteurs dans leurs écosystèmes personnels et à accumuler aussi de précieuses informations sur eux. Facebook a tenté de dissiper leur peur, selon plusieurs personnes ayant participé aux échanges qui ont parlé sous couvert d'anonymat, étant liées par un accord de confidentialité.

Facebook a l'intention de commencer à tester le nouveau support dans les prochains mois, selon deux personnes au courant des discussions. Les premiers partenaires seraient le New York Times, BuzzFeed et National Geographic, bien que d'autres puissent s'y ajouter, car les échanges se poursuivent. Une personne a dit que le Times est en pourparlers avec Facebook en vue d'un accord ferme.

Facebook a annoncé publiquement qu'il voulait rendre l'exploitation du contenu en ligne plus fluide. Les articles d'actualité sur Facebook sont pour l'instant en lien avec le site de l'éditeur et s'ouvrent dans le navigateur, ce qui demande en général à peu près huit secondes de chargement. Facebook pense que c'est trop long, surtout pour les ordinateurs portables et quand il est question de garder l'attention fluctuante des lecteurs, cela doit se faire en termes de millisecondes.

Le Huffington Post et le site d'affaire et d'économie Quartz ont également été approchés. Les deux ont décliné toute discussion sur leur implication.

Facebook a refusé de commenter ses discussions privées avec les éditeurs. Mais la société a mentionné qu'elle avait fourni des fonctionnalités qui aident les éditeurs à obtenir un meilleur attrait vers Facebook, en particulier les outils dévoilés en décembre qui ciblent des groupes précis d'utilisateurs Facebook avec leurs articles, comme par exemple des jeunes femmes habitant New York qui aiment voyager.

Ce nouveau projet de Facebook présente un nouveau risque pour les éditeurs : la perte des précieuses données des consommateurs. Quand les lecteurs cliquent sur un article, une panoplie d'outils de pistage autorise le site d'accueil à récolter des informations de valeur sur leur identité, le nombre de leurs visites et ce qu'ils ont fait ailleurs sur le web.

Et si Facebook dépasse le stade expérimental et banalise l'hébergement de contenu, ceux qui ne participent pas au programme pourraient perdre un trafic substantiel – un facteur qui a joué dans l'esprit de certains éditeurs. Le chargement de leurs articles pourraient se faire plus lentement que celui de leurs concurrents et au fil du temps il est possible que les lecteurs évitent ces sites.

Et de même que Facebook a changé ses fils d'actualité en passant automatiquement des vidéos hébergées directement sur le site, ce qui leur donne un avantage comparé aux vidéos hébergées sur YouTube, il pourrait changer le flux en donnant priorité à des articles hébergés directement sur son site.

Laissez-moi tenter de répondre à tout ceci du mieux possible selon différents angles. Tout d'abord, quel est le plan global ici ? En tant que site classé numéro deux dans le monde avec 1,4 milliards d'utilisateurs, Facebook est déjà en soi quelque chose comme un deuxième internet  avec un nombre inquiétant d'individus qui y consacrent un temps disproportionné. La seule chose qui semble faire cliquer une bonne partie de ses utilisateurs est le contenu hébergé sur d'autres sites envoyé par les utilisateurs Facebook. Sans ce contenu extérieur, de nombreux utilisateurs FB ne quitteraient jamais le site.

Bien que ce soit déjà assez effrayant pour quelqu'un comme moi, c'est abominable pour Facebook. La société ne veut pas que les gens quittent leur site – pour plein de raisons. D'où la poussée agressive pour ramener le contenu d'informations extérieures et créer un autre web mieux positionné sous son contrôle centralisé. C'est un énorme jeu de pouvoir.

Deuxièmement, le New York Times pose en sous-main la question de ce qu'obtiennent de Facebook les éditeurs s'ils autorisent leur contenu à apparaître sans transition sur le site. Un genre de revenu partagé avec les annonceurs apparaît comme une perspective évidente, mais il y peut-être autre chose.

Bien que Facebook ne soit pas un énorme moteur de trafic pour le blog Liberty Blitzkrieg, ce n'est pas insignifiant non plus. FB a assuré par exemple environ 3 % de son trafic sur les 12 derniers mois. Malgré le fait que ce site ne possède même pas de page Facebook et que je n'ai jamais partagé de lien par cet intermédiaire. Encore plus impressionnant, Facebook a assuré plus de trafic vers Liberty Blitzkrieg sur la même période de temps que Twitter et je suis très actif sur cette plate-forme. J'imagine donc l'importance de FB  pour les éditeurs de sites qui l'utilisent réellement.

Ce qui m'amène au point essentiel de la rentabilité. Il me semble que Facebook pèse de tout son poids dans ses négociations avec les fournisseurs de contenu. Si vous êtes un nouveau site web qui refuse de se joindre à ce programme, vous verrez qu'avec le temps votre trafic diminuera par rapport à vos concurrents dont le contenu chargera sans rupture et se verra favorisé par l’algorithme FB. Si un large pourcentage de votre trafic est généré par Facebook, pouvez-vous vous permettre de le perdre ?

Une chose que FB pourrait vouloir offrir en retour aux éditeurs en dehors des dollars de la publicité est un accès croissant vers leur base de supporters. Par exemple, quand je tente de déterminer avec Google Analytics qui partage spécifiquement (ou sur quelle page) mon travail sur Facebook, je peux le faire facilement. Il est clair que cette information pourrait se prouver très utile pour la mise en place de réseaux et pourrait être tout à fait appréciable.

En cherchant un autre aperçu et quelques sages conseils, j'ai demandé son opinion au technicien internet le plus intelligent que je connaisse. Sa réponse a été plus optimiste que ce que je pensais :

Cela pourrait être un immense faiseur d'informations sur internet ou s'avérer nul.

Mis à part que je ne sais vraiment pas comment prédire ce qui pourrait ou non se passer, et que je ne m'y intéresse qu'à moitié parce que cela fait partie d'un domaine (pour l'instant du moins) de trucs que je ne lis pas (médias grand public) et de sites où je ne vais jamais (Facebook), ma seule interrogation  pourtant en termes de viabilité est si finalement les gens s'éloigneront de FB.

Autrefois, alors que vous ne connaissiez pas encore le net à ses débuts, il y avait deux "services" géants sur internet appelés Compuserve et America Online. Chacun d'eux était ce que vous pensez être ce vers quoi se dirige Facebook ; des portails élitistes, centralisés sur le net. C'était des géants qui marchaient bien à l'époque. Puis des gens extérieurs ont commencé à faire des choses bien plus créatives et intéressantes. En même temps, pour que tout rentre dans leurs petites boîtes et catégories privées, ils ont tout rendu encore plus standardisé et ennuyeux. Puis ils ont disparu d'un coup.

Étant donnée l'énormité de ce que tente d'accomplir Facebook, j'ai quelques inquiétudes légitimes. D'abord, comme toute la rentabilité semble être du côté de Facebook, j'ai peur  qu'ils obtiennent de loin la meilleure part du gâteau avec leurs contrats. Ensuite, si cette offensive réussit, cette entreprise aura à elle toute seule l'extraordinaire capacité de contrôler l'accès aux informations et aux tendances qui seront jugées importantes pour une immense partie de l'humanité.

 

Traduction ~ Hélios ~ du Bistro Bar Blog

Source : Zerohedge.com

Informations complémentaires :

 



14/04/2015

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