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Ce qu'on ne vous a pas dit sur le stress

Ce qu'on ne vous a pas dit sur le stress (+ vidéo)

Posted: 22 Sep 2015 12:00 AM PDT

Si on y réfléchit bien, sans stress il n'y a pas de vie possible. De notre naissance à notre mort, nous sommes sur terre pour expérimenter toutes sortes de choses et ce que nous appelons "stress" n'est qu'une incitation à évoluer.

Par ailleurs, qui a intérêt à ce que nous consommions des médicaments anti-stress ?



Par Wake Up World  Traduit par Hélios

 
Croyez-le ou non, la sensation bien trop familière de paumes moites, d'un cœur qui bat la chamade et d'un estomac noué peut en fait vous être bénéfique.
 
Chacun de nous a vécu cette spirale infernale du stress. À jongler avec les exigences d'une carrière, d'une famille et d'un mode de vie trépidant, il n'est pas étonnant que les niveaux de tension puissent atteindre d'épiques proportions au cours de nos occupations quotidiennes. Histoire de compliquer les choses, les médias encouragent la notion que le stress mène directement à la mort. Cette seule idée peut suffire à nous plonger dans l'angoisse et l'inquiétude. Mais une psychologue non-conformiste met à l'épreuve nos suppositions sur le stress – avec de surprenants résultats.


Une révélation inattendue
 
Kelly McGonigal est incollable concernant le stress. En tant qu'auteur, psychologue à l'université de Stanford et pionnière dans la science appliquée auquotidien, elle a longtemps défendu la notion que le stress chronique est un tueur silencieux et que nous devrions le réduire au maximum et à tout prix.
 
Mais elle a ensuite eu l'occasion de parcourir une étude de Health Psychology.
 
Elle le raconte dans le Washington Post :
"Le premier vrai déclencheur pour moi a été une étude en ligne publiée en 2011 qui démontrait qu'un niveau élevé de stress n'augmentait le risque de mortalité que lorsqu'il se combinait avec la croyance que le stress était néfaste à la santé. Ce qui n'était pas vrai chez ceux qui vivaient des niveaux élevés de stress sans croire à sa nocivité.
Cette étude m'a perturbée. Ce fut une vraie crise existentielle pour moi, parce que ma mission en tant que psychologue est d'aider les gens. On m'a inculqué que le stress est un ennemi et que nous devons le réduire ou l'éviter. C'était l'ennemi numéro un pendant toute ma formation. C'est le refrain à la mode. Et le message sous-jacent, c'est que si votre vie est stressante, vous faites les choses de travers ou il y a quelque chose de fondamentalement erroné dans votre vie. Vous avez ensuite plus de chances de vous isoler et de vous renfermer et de pratiquer un comportement d'évitement, comme la boisson".

Elle a commencé à creuser le sujet et a découvert que d'autres chercheurs arrivaient à la même conclusion : c'est la perception que le stress est nocif pour la santé qui entraîne les maladies et non le stress lui-même.

Pour Kelly McGonigal, cette vision a changé la donne.
 
Une nouvelle approche
 

Au lieu d'enseigner à ses étudiants que le "stress est mauvais, réduisez-le ou mourez", McGonigal a commencé à introduire des études qui illustrent les aspects bénéfiques du stress, notamment quand une situation très tendue va améliorer les performances. Elle a insisté sur le concept consistant à utiliser le stress et l'anxiété pour se propulser vers le succès et la maîtrise.

Elle a aussi porté attention à la science qui a montré à plusieurs reprises que plus vous tentez d'éviter la souffrance en la combattant, plus cela empire. En revanche, si vous acceptez les choses déplaisantes en conscience – et avancez en prenant des initiatives – le bien-être général se renforcera.
 
Accomplir le changement
 

Alors comment se comporter face au stress pour en tirer du positif ? McGonigal offre plusieurs pistes pour créer une relation saine avec le stress.

Il est utile de voir le stress comme porteur d'un sens mais pas celui d'une incapacité à gérer les défis de la vie. Avoir confiance en soi permettra de changer le stress en quelque chose de positif, comme la compassion, la compréhension ou la confiance. Des études ont montré que les individus les plus stressés et les plus inquiets sont aussi les plus enclins à dire qu'ils mènent une vie pleine de richesse.
 
Comme le dit McGonigal :
"Au lieu de considérer le stress comme le signe que quelque chose ne va pas, et de choisir ensuite une réponse encore plus destructrice – comme de penser, 'je ne suis pas fait pour être parent'. Ou 'ce travail est trop pour moi'. Pensez, 'OK, en ce moment je suis en colère. Je suis dépassé parce que quelque chose qui me tient à cœur est en jeu. Quoi faire avec tout ça ?' "

Elle recommande aussi d'adopter une attitude de "dépassement duSoi". Nous pouvons faire une pause et envisager la situation stressante que nous vivons comme en fait très banale, et non juste spécifique ànous. Nous pouvons la voir comme faisant partie de la condition humaine. Quand nous changeons notre perception et accédons à une vision globale envoyantque les autres galèrent aussi nous rend capable de ressentir de la compassion et d'entrer en contact avec ceux qui en ont besoin. Au lieu de nousretrouver paralysés par la peur, nous reprenons confiance.

McGonigal nous rappelle que le stress peut vraiment "transformer la peur en courage, l'isolement en contact et la souffrance en moteur d'inspiration".
 
Comment se faire un ami du stress
 
(la conférence de Kelly McGonigal est normalement sous-titrée en français, si ce n'est pas le cas, cliquez sur le petit rectangle en bas à droite et choisissez la langue)


22/09/2015

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