© Flickr/ Adam Fuller
La mort, est-ce bien la fin ? Pour de nombreux gènes dans l'organisme humain, la mort ne signifie pas pour autant un arrêt définitif. 

Est-il possible de percer le mystère de la vie ? La question hante les esprits des gens depuis la nuit des temps. Mais pour comprendre les mécanismes de la vie, il faut étudier... la mort, affirment des scientifiques américains. 

Peter Noble et ses collègues de l'Université de Washington à Seattle estiment qu'il existe dans notre organisme, ainsi que dans celui des animaux, certains gènes qui se mettent à fonctionner uniquement après la mort de leur propriétaire, indique un article publié sur le site bioRxiv.org. 

Pour en arriver à cette surprenante conclusion, les chercheurs se sont penchés sur l'étude des processus qui ont lieu dans les cellules des souris et des poissons zèbres, organismes modèles de laboratoire, immédiatement après la mort de ceux-ci.
Le constat a été étonnant : quelques heures après le dernier soupir des spécimens, des centaines de gènes se sont mis à fonctionner dans leur organisme. De plus, l'activité de ceux-ci est restée extrêmement élevée pendant cinq jours après la mort.
Parmi ces gènes mobilisés certains cherchaient à ranimer l'organisme en protégeant les cellules contre l'inflammation et en augmentant la réponse immunitaire. D'autres gènes zombies, soit les mêmes sections d'ADN qui sont actives durant le développement du fœtus et qui arrêtent de fonctionner juste après la naissance, ont atteint leur maximum d'activité 24 h après la mort. 

Autre fait étonnant, dans les cellules d'animaux morts, les gènes liés au développement du cancer se sont avérés actifs. Ce fait, estiment les scientifiques, pourrait expliquer pourquoi la greffe des organes des personnes récemment décédées pourrait éventuellement mener au développement de tumeurs malignes et aider les chercheurs à mieux comprendre la genèse de la vie.