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Depardieu : « prêt à mourir pour la Russie » et ne pas « crever comme un con dans la France de maintenant ».

 

 

Droit international France Russie

Tout le monde n’est pas aussi courageux que Gérard Depardieu, prêt à mourir pour une cause. Mais tout le monde peut adhérer aux sens du message qu’il distille depuis un certain temps.

Les citoyen désespérés face au chaos sanglant entraîné par l’Occident au Proche Orient et en Afrique du nord sont reconnaissants à la Russie de son opposition à ces guerres dévastatrices, de son refus de la diplomatie belliciste de la France, de sa condamnation des guerres criminelles que la France a livrées à la Libye et à la Syrie. Les citoyens, qui veulent la paix, sont reconnaissants à la Russie et à la Chine qui n’ont cessé d’appeler l’Occident à respecter le droit international.

 Vive Gérad Depardieu. [Silvia Cattori]

Gérard Depardieu et Vladimir Poutine à Sotchi le 5 janvier 2013.
Source: Reuters
Gérard Depardieu et Vladimir Poutine à Sotchi le 5 janvier 2013. La France avait boycotté les jeux Aux dires des sportifs, que nous avons interrogé, la Russie a offert les plus beaux jeux olympiques de l’histoire.
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L’acteur français, habitué aux déclarations chocs, s’est livré dans les colonnes de Vanity Fair. Il a rappelé son attachement à la Russie et a évoqué le thème de la mort.

Le monstre sacré du cinéma a encore frappé. Dans le numéro de juin du célèbre magazine Vanity Fair, Gérard Depardieu se livre sans détours. L’acteur s’est dit « prêt à mourir pour la Russie » et ne souhaite pas « crever comme un con dans la France de maintenant ». Une France dans laquelle le premier rôle de« Cyrano de Bergerac » ne se reconnaît plus. A l’écouter, il semble même n’avoir jamais eu le pays de Voltaire dans la peau : « Je ne crois pas en moi car j’ai été élevé dans des valeurs que je ne partage pas. Je ne me suis pas senti français ».

Ce n’est pas la première fois que Depardieu critique ouvertement l’hexagone. En décembre dernier, il avait concédé « éviter la France ». Pas forcément à cause du pays qu’il considère comme « magnifique » mais plutôt de ses citoyens « qui n’ont plus rien à faire de la France ». Il en avait profité pour glisser un nouveau tacle à François Hollande, « un bonhomme qui se fout de la gueule du monde ».

Le comédien s’était à nouveau montré critique sur la politique fiscale du gouvernement. Il s’alarmait de voir « beaucoup de gens désespérés devant ce qui leur appartient ». Il avait alors déclaré qu' »un Etat qui prend 70% ou 60% des choses, ça ne donne pas tellement envie ».

« Petit bolchévique de l’Elysée. »

Quelques mois plus tôt, en avril, Gérard Depardieu avait même qualifié François Hollande de « petit bolchévique de l’Elysée ». Il accusait le président d’être responsable du montant de ses impôts. Montant qu’il estimait à « 90 % » de ses revenus.

En 2012, son opposition au gouvernement avait entraîné son exil. D’abord en Belgique, dans la localité de Néchin puis en Russie, pays dans lequel il a obtenu un passeport en janvier 2013.

L’homme, s’est montré plus sombre lorsqu’il a évoqué la mort.

« Je ne crois en rien. Surtout pas en moi. Parfois, le soir, dans mon lit, je voudrais m’endor­mir pour l’éter­nité » a-t-il déclaré un brin désabusé. Gérard Depardieu s’est même dit prêt à en finir avec la vie. « J’ai tout vécu. Cela, il n’y a pas beau­coup de gens qui peuvent le dire, je peux mourir à présent. Qui peut avoir le culot de dire cela ? J’ai fait ma vie parce que j’avais envie et que c’était possible et ce n’est pas condamnable ».

Celui qui sera bientôt à l’affiche du long métrage de Guillaume Nicloux « Valley of Love » était pourtant apparu en forme lors de son passage sur la Croisette. Nul doute que le terrible Gérard n’a pas fini de faire grincer des dents.

Gérard Depardieu au Festival du Film de Berlin en 2010.
© Wikimedia
Gérard Depardieu au Festival du Film de Berlin en 2010.


26/05/2015

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