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La dictature absolue des banques sur les peuples avance à grands pas. La suppression définitive de toute monnaie sonnante et trébuchante est l'aboutissement recherché. Mais il faut surmonter les obstacles pour ce faire, et là, les banksters ne manquent pas d'imagination.

Les banquiers planchent depuis des années sur le moyen de supprimer complètement toute liquidité, afin de mieux asservir les populations aux banques. Sans liquidités impossible d'échapper au système bancaire. Le gouvernement français a encore récemment descendu le montant en espèces par lequel les biens et services peuvent être réglés : au nom de l'antiterrorisme, les paiements en espèces sont interdits au-delà de 1.000 euros. Et la République a également mis en place le contrôles des comptes bancaires, ce qui, pour l'instant, ne concerne qu'une catégorie de la population, mais qui pourraient s'étendre. Toujours au nom de notre bien, évidemment!

Mais la France n'est pas le seul État a mettre en place la dictature des banksters. Au niveau mondial divers projets sont examinés dont la mise en place d'une taxe sur les espèces, ce qui conduirait les billets physiques (extérieurs aux banques par définitions) à perdre peu à peu de leur valeur pour finir par en éradiquer totalement l'utilisation. Il ne resterait plus que les paiements numériques, entièrement contrôlés par le système bancaire et donc par Big brother. Impossible, par ce moyen, de sortir nos avoirs de la banque pour en disposer selon nos envies, en toute discrétion, pour des raisons qui ne regardent que nous.
Mais une règlementation pour supprimer la circulation d'argent liquide n'en exclut pas en même temps d'autres pour spolier les clients en ponctionnant directement leurs comptes bancaires, afin de renflouer la banque dont ils sont les clients, si celle-ci venait à être en danger de faillite.
Le système de spoliation des citoyens pour sauver les banques (ou les enrichir) a été expérimenté à Chypre en 2013, lorsque les titulaires de comptes de la plus grande banque de Chypre, la Bank of Cyprus, ont perdu autour de 60% de leur épargne au-dessus de 100.000 euros.

Peu après la spoliation des déposants de la Banque de Chypre, l'Union européenne a étendu la tactique à tous les pays membres et l'a gravée dans le marbre par une loi de 2014, le Mécanisme Unique de Résolution, qui institutionnalise la ponction des comptes bancaires, sans limite, en fonction des besoins des banques, sous le prétexte archi-hypocrite que les pertes des banques ne devraient pas être supportées par les contribuables. Comme si tous les contribuables n'avaient pas un compte en banque et comme si tous les clients des banques n'étaient pas en même temps des contribuables!

Ainsi si les espèces sonnantes et trébuchantes étaient supprimées, la ponction des comptes bancaires ne connaîtrait plus aucune parade, puisqu'il serait impossible de les prévenir en retirant ses avoirs, ou en les transformant en valeurs refuges physiques, par exemple.

Plusieurs banques travaillent à amener le gouvernement américain à limiter l'usage des espèces.

Une des pistes explorée par La FDIC (Federal Deposit Insurance Corporation) a été publiée en décembre 2012 dans un document qui propose que tous les dépôts au-delà de 250.000 dollars soient convertis en actions, de sorte que et si ces actions venaient à baisser, le capital des épargnants concernés s'évaporerait. Extrait :
Ces stratégies ont été pensées afin de rendre possible pour les firmes complexes et transnationales d'être refinancées sans que soit menacée la stabilité financière, et sans que les fonds publics n'en soient affectés.

Un moyen efficace de rétablir le G-SIFI pour le secteur privé serait d'échanger ou de convertir en actions une quantité suffisante de dette non-sécurisée appartenant aux créditeurs de la société en faillite. Aux États-Unis, ces nouvelles actions pourraient devenir du capital pour une ou plusieurs entités opérationnelles nouvelles.

Les déposants assurés n'en seront pas affectés. Les dépôts non-assurés pourront être traités de la même manière que les passifs du même type dans le cadre du processus de résolution, et pourront être dépréciés.
En d'autres termes, tout passif sera susceptible d'être déprécié si une banque venait à faire faillite. Ceci ne concernerait que les établissements financiers américains et britanniques, dans un premier temps. Mais c'est ce qui s'est passé en Espagne pendant la crise bancaire de 2012. Et c'est parfaitement légal aux États-Unis.

Ce n'est que le début d'une stratégie bien plus large de guerre contre l'argent liquide. L'objectif est d'empêcher les gens de convertir leur argent en argent physique et de les forcer à conserver leur capital au sein du système financier à tout prix. (Source)

Aujourd'hui, la Norvège se dit prête à supprimer les paiements en espèces. Dans cet esprit la banque JP Morgan Chase, une des plus grosses du monde, ne permet plus de déposer des liquidités dans ses coffres. Pour leur sécurité, bien sûr.
En Suède, nul besoin de loi pour faire disparaître le cash. Les banques elles-mêmes ne délivrent plus d'argent liquide à leurs clients dans la grande majorité de leurs agences locales. S'adaptant à l'évolution des habitudes de vie des Suédois qui délaissent les paiements en espèces, la plupart des magasins mais aussi des transports publics et même certaines églises se sont équipés d'appareils permettant les paiements par carte bancaire. Dernier exemple en date de l'abandon du cash: l'automne dernier, les sans-abris qui vendent le magazine Situation Stockholm dans les rues de la capitale suédoise ont été dotés de lecteurs de cartes. (Source)
L'Allemagne n'est pas en reste où l'économiste Peter Bofinger cité par Spiegel , déclare : « Avec les possibilités techniques, les pièces de monnaie et les billets, aujourd'hui, sont en fait un anachronisme ».

En France, la grosse presse milite comme ailleurs pour la dématérialisation de la monnaie, et développe tous les arguments possibles pour vanter les avantages du système de paiement numérique. Le paiement en espèces ne serait plus que la marque des esprits arriérés. Et quel meilleur moyen pour convaincre les lecteurs que de ridiculiser une France très en retard et complètement ringarde dans le développement de ses systèmes de paiements ?

Bien d'autres arguments en faveur de la suppression des espèces sont mis en exergue, mais la chasse aux fraudeurs fiscaux est leur préférée ; la fraude fiscale semblant être devenue le premier de tous les crimes, à côté duquel les crimes de sang ne sont que broutilles. Sauf que là encore, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne, la chasse à la fraude fiscale est seulement pour ceux qui n'ont pas les moyens de brouiller les pistes bancaires, de profiter de paradis fiscaux, de s'installer dans des pays plus propices, de faire du chantage à l'emploi au fisc, ou d'avoir des amis bien placés, très influents, etc.

Une loi existe qui oblige les banques à délivrer des espèces en France. Mais que vaut une loi ? Quand il est si facile d'en changer ?
C'est un rappel brutal de ce que nous sommes devenus : des consommateurs, rien de plus. Des consommateurs qui, pour consommer doivent le payer de leur travail pour lequel on leur alloue de quoi faire valoir le droit à consommer. L'argent du travail ne représente que le droit à consommer et il semble que les vrais propriétaires de l'ensemble argent-produits à consommer veulent renforcer le contrôle sur la gestion de ce binôme, l'homme devenant un simple paramètre.

Ce qui semble être un bon plan, est en fait plus que cela, mais pour les banquiers. C'est même un plan d'enfer, grâce auquel ils pourront gérer toutes les crises. En passant au tout numérique en matière de mode de paiement, ils pourront augmenter ou ralentir la consommation selon la conjoncture économique. Selon Zero Hedge, il suffit de taxer les avoirs pour inciter à la dépense et inversement. Les jalons ont déjà été testés à Chypre et posés sans aucune résistance. (Source : Réseau International)