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Dossier Lobbyings ukrainiens, infiltration à l’Assemblée nationale (2e partie)

Dossier Lobbyings ukrainiens, infiltration à l’Assemblée nationale (2e partie)

Dossier Lobbyings ukrainiens, infiltration à l’Assemblée nationale (2e partie)

http://novorossia.today/dossier-lobbyings-ukrainiens-infiltration-a-l-assemblee-nationale-2e-partie/

Nous évoquions dans un précédent article le scandale des différents lobbyings étrangers dans les parlements français, notamment le Sénat, nous nous pencherons aujourd’hui sur le groupe d’amitié France-Ukraine de l’Assemblée nationale. Comme nous l’indiquions ces pratiques « diplomatiques » quasiment illégales sont devenues monnaie courante dans la vie politique française. Elles reviennent à laisser s’infiltrer dans nos assemblées des influences et la politique étrangère là où les missions des parlementaires sont de défendre les intérêts des Français et de la Nation. N’importe lequel des patriotes républicains de 1792 aurait frémi à l’idée de cette parodie démocratique dangereuse pour la France et il n’y a pas à douter qu’ils seraient montés à la tribune d’un seul homme pour dénoncer un tel fait.

A l’heure de la guerre larvée que nous soutenons inconditionnellement à travers le régime de Kiev, nous avons une poignée de politiciens qui représentent les intérêts ukrainiens au cœur de l’Assemblée nationale. En août 2013, quelques mois avant les événements dramatiques et meurtriers de l’Euromaïdan brun que nos médias ont soutenu massivement, le groupe se composait de 26 membres, avec une écrasante majorité de députés… de la droite libérale, 15 députés de l’UMP, trois centristes de l’UDI, huit députés du Parti socialiste. Nos politiciens aimant les titres et les honneurs, comme dans le groupe d’amitié France-Ukraine du Sénat, le groupe est dirigé par un président accompagné de six vice-présidents, cette pantalonnade doit toutefois laisser la place tout d’abord au président.

Remi Pauvros

Rémi Pauvros le mal nommé est né en 1952, issu du milieu socio-culturel, il entre en politique par un autre lobbying, celui de la Fédération Léo Lagrange où il est ancré sans discontinuité depuis 1973. Membre du PS, cumulard passé par le conseil régional, maire de Maubeuge, conseiller général, vice-président du Conseil général du Nord, président de communauté d’agglomération et député en 2012, cumulant à certaines dates l’ensemble de ces postes, nous imaginons facilement l’énorme salaire engrangé. Mais les ennuis aussi s’accumulent dans la sombre affaire du droit de cuissage de la mairie de Maubeuge, histoire de viols collectifs (rien que cela !) entre 2006 et 2011 dans les murs de la mairie. Sa situation s’aggrave encore en 2014 lorsqu’il est déclaré inéligible suite au rejet de ses comptes de campagne. C’est cet homme, exemple pour la démocratie qui dirige aujourd’hui le groupe amitié France-Ukraine.

René Rouquet

Le personnage suivant l’un des vice-présidents est René Rouquet, né en 1946, lui aussi membre du PS et lui aussi devenu un politicien professionnel. Il est possible de trouver trace de lui en politique depuis au moins 1981, il commence toutefois directement par un siège de député, fait assez rare avant de devenir maire d’Alfortville en 1989, poste qu’il occupera jusqu’en 2012. Cumulard, il comptabilise pas moins de 28 années dans un siège de député du Val-de-Marne et ne se fait pas remarquer (la place est chaude) jusqu’en 2014, date à laquelle il décide contre tout son parti de voter contre la résolution de reconnaissance de l’Etat palestinien.

Quelle mouche l’aura piqué, seul Manuel Valls pourrait sans doute répondre ! Avant-garde de l’Euromaïdan pensé et manipulé par l’Union européenne et les USA, il s’était aussi fait remarquer en janvier 2013 alors qu’il était à la tête de la délégation parlementaire française à l’Assemblée du Conseil de l’Europe en prenant des positions fortes contre le Parti des régions et en appelant déjà à des sanctions contre le président Ianoukovytch. C’est ce genre de démocrate qui refusant la liberté des Palestiniens avalise le coup d’Etat de Kiev au nom de principes à géométrie variable…

Joaquim Pueyo

Joaquim Pueyo, né en 1950, issu du milieu carcéral (si, si !), ce fonctionnaire se hissera en fin de carrière au poste d’inspecteur territorial à la direction interrégionale des services pénitentiaires de Rennes. Ceci ne l’empêche pas de faire de la politique locale comme membre du PS, conseiller régional entre 1988 et 2012, mandat cumulé avec celui de maire d’Alençon depuis 2008 puis élu au siège de député de l’Orne en 2012.

Pris d’un excès de charlisme après les événements de janvier 2015, il s’exprime devant TF1 « sur la contagion des islamistes radicaux actuellement dans les prisons », son gouvernement étant connu à travers la Garde des Sceaux, Madame Taubira comme prônant un laxisme criminel, laxisme généralisé par ailleurs à l’ensemble des gouvernements depuis au moins trois décennies. L’idée majeure est justement que la prison créée les criminels récidivistes. Monsieur Pueyo n’en sera pas un paradoxe de plus dans ses déclarations, notamment lorsque nous le découvrons en bonne place dans le groupe d’amitié France-Ukraine. Il peut se rassurer, les prisons de Porochenko sont pleines et les répressions en Ukraine satisferont son âme de gardien de prison.

Balkany

Patrick Balkany, né en 1948, politicien professionnel de l’UMP, triste exemple, cumulard maire depuis 2001 puis député des Hauts-de-Seine depuis 2002. Il est connu pour l’accumulation d’affaires sordides, notamment des accusations de son ex-compagne pour harcèlement sexuel en 1996, ou de Marie-Claire Restoux suppléante de Balkany à l’Assemblée nationale en 2011. Son casier judiciaire long comme le bras comprend encore une condamnation en 1996 à 15 mois de prison avec sursis (Monsieur Pueyo aurait pu l’accueillir en cas de prison ferme !), 200 000 francs d’amende pour rémunération au frais du contribuable de personnel de maison (trois employés municipaux), condamnation qui touchera aussi son épouse (prise illégale d’intérêts).

Il est le sujet d’une plainte de radio RCI 2 pour s’être fait passer pour le directeur, encore condamné en 1999 dans la première affaire à rembourser à sa ville une somme de plus d’un demi-million de francs, jugement confirmé après appel en 2005. Il tentera sournoisement de faire annuler une partie de sa dette en 2007, requête refusée en 2011. Loin de s’amender, il écope encore d’une condamnation à une amende de 1 500 euros pour « des images vexatoires et empreintes de mépris visant à abaisser et ridiculiser de façon publique » une élue communiste Madame Annie Mandois. Il réussira par la stupidité vraisemblable de ses concitoyens à faire un retour dans sa mairie en 2002 et dans un fauteuil de député la même année.

Il est ensuite entraîné dans de sombres histoires au contact immédiat de Charles Pasqua, l’homme des barbouzes, sur le terrain africain et de sombres affaires : possession illégale d’un passeport diplomatique, implication dans l’affaire UraMin, puis dans celle des contrats pétroliers et location étrange de locaux de sa mairie au Tchad, blanchiment d’argent, fraude fiscale, dernière affaire qui conduira à sa mise en examen en octobre 2014 , sans compter l’affaire Bygmalion… Les successions de malversations et coups pendables orchestrés par le bonhomme laissent rêveur. Comment est-il encore en liberté ? Il est toutefois interdit de sortie du territoire le 22 juillet 2015 . Il faisait partie au moins jusqu’en 2013 du groupe amitié France-Ukraine de l’Assemblée générale, nous pouvons imaginer qu’avec les oligarques de l’Ouest de l’Ukraine, ils pourront se raconter leurs bonnes histoires de corruptions en se riant de leurs concitoyens, qui se ressemble s’assemble dit le dicton.

Lucien Degauchy

Lucien Degauchy, né en 1946, membre de l’UP et n’ayant jamais varié venant du milieu de l’agriculture, très tôt engagé en politique, d’abord au niveau local, cumulard de longue date, maire depuis 1977, conseiller général de canton depuis 1985, président de la communauté de communes et également bien sûr député pour le département de l’Oise depuis 1993… beau palmarès politique. Il se paye le luxe en pleine affaire Cahuzac et d’évasion fiscale de signer un projet de loi avec d’autres braves camarades pour déclarer une amnistie pour les exilés fiscaux. L’affaire n’aurait pas été cocasse s’il n’avait été obligé de déclarer en octobre 2014 être lui-même un évadé fiscal « de bonne foi », le compte existant tout de même depuis l’année 1981… une année où nous pouvons nous rappeler que l’arrivée au pouvoir des socialistes avait sérieusement inquiété les détenteurs de bas de laine !.

La suite du groupe comprend une série de ténors de la politique française, notamment François Rochebloine, Thierry Mariani désormais persona non grata en Ukraine, Lionnel Luca, Hervé Morin ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy (2007-2010), Jean-Claude Mignon sbire de l’Union européenne siégeant à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe après en avoir été le président deux années (2012-2014) accompagnés d’une petite phalange véreuse tels les députés Philippe Cochet cumulard des Républicains qui n’avait pas hésité à pousser le népotisme jusqu’à embaucher comme attachée parlementaire… son épouse ou encore Jean-Marie Le Guen quasiment un éléphant du Parti socialiste salement impliqué dans la vieille affaire du MNEF qui se termina en 2006 après des années de procédure par un verdict effaçant de fait l’ardoise, presque en s’excusant auprès des criminels d’avoir été mis en accusation (celle de Le Guen était intervenue en 2000, non-lieu faute de charges…), ou encore Alain Marsaud impliqué en 2004 dans une sombre histoire de règlement de compte et de bagarre au Georges V avec des Saoudiens.

Voici donc Mesdames et Messieurs, une partie des personnages du groupe d’amitié France-Ukraine de l’Assemblée Nationale. Ai-je besoin d’en dire plus, dois ajouter que les Français ont les politiciens qu’ils méritent et que les Ukrainiens ont ceux qui leur sont imposés ? Il est presque à se demander entre politiciens d’Ukraine ou de France qui donnera des leçons à qui de malversations ou de l’art de plumer leurs concitoyens après les avoir bien remercier de leurs voix dans l’urne.

Laurent Brayard



05/08/2015

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