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"Du bidon que ces bombardements réalisés par les Américains à partir de la Méditerranée, avec ces 56 missiles de croisière tombés sur le tarmac aéroportuaire d'une base syrienne et quelques vieux coucous incinérés".

T.Meyssan: Washington, Moscou et Damas auraient conclu un accord

 

C'est, en fait, le bref résumé de la déclaration sensationnelle formulée par le très célèbre journaliste et ancien membre du gouvernement libyen, écrivain à ses heures perdues Thierry Meyssan.

A partir de Damas, il stipule que ces missiles n'auraient jamais pu atteindre le sol syrien parce qu'en fait, la région visée se trouve dans la sphère de protection des redoutables complexes sol-air S-300 et S-400 russes et syriens. Or, aucun tir d'antimissile n'a été enregistré. Qui plus est, d'après Thierry Meyssan, l'aérodrome qui s'était retrouvée sous la frappe américaine, a été vidé et le personnel évacué. 

Donc la force vive, l'équipement et la technique syriennes (ou russes) n'ont subi aucun dommage majeur. L'absence de riposte ou d'autre réaction militaire de la part de Damas (sans parler de Moscou) est une preuve tangible d'une entente qui se serait instaurée entre les trois capitales concernées. Pour ce qui est des frappes réalisées, pour M.Meyssan, il s'agirait du poker américano-américain mené par Donald Trump qui est un fin renard et chercherait à ménager la chèvre et le chou au sein de sa propre administration. 

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LES INFORMATIONS SUR L’ATTAQUE CHIMIQUE SONT ARRIVÉES BIEN AVANT LA FRAPPE

Des politiciens américains persuadés que « l’attaque chimique » en Syrie, est un canular.

 Depuis 17 heures  8 avril 2017

 

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Rédaction du site

Certains hommes et femmes politiques américains se sont démarqués de leurs confrères, critiquant avec virulence le président américain Donald Trump pour avoir ordonné une frappe contre la Syrie, tout en mettant en doute que le président syrien Bachar al-Assad ait pu lancer la présumée attaque chimique contre la localité de Khan Cheikhoune.

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« Quiconque prétendait que Trump était d’une loyauté aveugle a eu un avertissement aujourd’hui », a déclaré Mike Cernovich, l’un des leaders du mouvement « Alt-Right », qui a accusé le président d’avoir abandonné ses positions électorales , dans une campagne sur les réseaux sociaux portée par le hashtag #Syriahoax (« canular syrien »).

« Nous savons tous qu’Assad n’empoisonnerait pas son propre peuple », a poursuivi ce spécialiste qui dévoile les complots américains et occidentaux dans une vidéo mise en ligne vendredi, avançant l’idée que « l’Etat profond » (le « deep state », terme vague mais désignant les cercles et les lobbys influents sur la politique américaine) « veut une guerre avec la Russie ». « Ils utilisent l’attaque au gaz de la Syrie, qui est un canular, pour déclencher la Troisième Guerre mondiale ».

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Selon l’AFP, alors que certains partisans nient l’attaque chimique, d’autres rejettent l’opinion selon laquelle elle a été ordonnée par le président syrien Bachar al-Assad, blâmant une fausse attaque montée pour faire croire à une action de Damas.

Assad gagnait

« Pourquoi Assad ferait-il cela alors qu’il est en train de gagner ? », s’est ainsi interrogé Alex Jones, responsable du site « Infowars », qui est hostile à la politique belliqueuse des Occidentaux.
M. Jones soutient l’idée que l’attaque était une ruse pour forcer Donald Trump à s’aligner sur les conservateurs traditionnels. Il estime que si le président « cède à ce front anti-Syrie pour prouver qu’il n’est pas une marionnette russe, ils ne vont pas s’arrêter ».

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« Trump a fait campagne pour ne pas s’impliquer dans le Moyen-Orient, car cela aide toujours nos ennemis et crée plus de réfugiés (…) Puis il a vu une photo à la télévision », a pour sa part noté la polémiste républicaine Anne Coulter. Celle-ci a rappelé que M. Trump était opposé en 2013 à une participation militaire américaine au Moyen-Orient.

Comme les lignes rouges d’Obama

L’ex-sénateur républicain américain Ron Paul a quant à lui qualifié « de mise en scène fabriquée de toute pièce » ce qui s’est passé à Khan Cheikhoun.

« Avant la présumée attaque chimique, tout se passait bien et le président Trump disait que c’est au peuple syrien de décider lui-même qui dirigera le pays… Je crois que certains n’ont pas apprécié cela et il fallait qu’il se passe quelque chose », a-t-il indiqué.

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M. Paul a rappelé l’histoire des lignes rouges que l’ex-président Barack Obama avait fixées, et l’attaque chimique qui s’en est suivie dans la Ghouta orientale et qui a été attribuée au régime syrien, « alors que rien n’a été prouvé ».

« A quoi rime que le président Assad ait recours aux gaz toxiques dans ces circonstances. Ce n’est pas dut tout plausible qu’il l’a fait volontairement », a-t-il conclu.

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Cesser de renverser les régimes

La sénatrice démocrate Tulsi Gabbard a elle aussi émis ses doutes quant à l’attribution de la tragédie de Khan Cheikhoun au pouvoir Syrien, tout en critiquant la frappe américaine contre la base aérienne d’Al-Chaayrate.

Selon elle, les preuves que l’administration américaine a dit détenir auraient du être présentées au Congrès et aux Américains.

Mme Gabbard qui a été la première sénatrice à rencontrer le numéro un syrien, le mois de janvier dernier, a souligné « qu’il ne faut plus continuer dans cette voie destructrice en voulant changer les régimes ».

Elle a exprimé sa colère que le président Trump ait écouté les conseils du camp des durs ce qui a exacerbé « cette guerre illégitime qui vise à renverser le pouvoir syrien et le gouvernement syrien », selon ses termes.

A la question de savoir à qui reproche-t-elle la mort de civils innocents elle a répondu : « on peut accuser beaucoup là-bas mais il est nécessaire de trouver une solution à ce conflit ».

Selon le journal Al-Akhbar, Mme Gabbard avait même transmis un message du président américain au son homologue syrien, lors de son voyage syrien.

Le gendre Kushner voulait la frappe

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En outre, il est question aussi que l’ancien stratège en chef du président américain, Steve Bannon, s’opposait lui aussi à l’intervention militaire américaine contre la Syrie.

«Cette opposition est due non pas à sa légitimité problématique, mais au fait qu’elle ne fait pas partie de la priorité de la doctrine des États-Unis de Trump», a rapporté Tasnim News, citant deux proches de M. Bannon.

L ‘un d’entre eux est revenu sur les récentes frappes US sur la base aérienne d’al-chaayrate en disant :
« Bannon a perdu sa place à cause des hommes qui sont présents à la Maison-Blanche, dont Jared Kushner [le gendre juif de Donald Trump, NDLR], qui estimait que Trump devait punir le régime d’Assad », a-t-il indiqué.

M. Bannon a été démis de son poste au Conseil de sécurité national le mercredi 5 avril dernier.

 

Les Américains sont fatigués

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Le sénateur de l’État de Virginie Richard Black, lui aussi affiche son scepticisme.


Il estime ainsi que certains groupes en Syrie, qui avaient l’intention de perturber le processus de paix dans le pays, auraient poussé le président américain Donald Trump à effectuer l’attaque, «car en ce moment ils sont faibles et le gouvernement syrien est fort ».

Le fait que les rebelles en Syrie disposent du gaz neurotoxique, selon lui, ne soulève pas de doutes: « Je n’ai pas de preuves, mais nous savons que l’aviation syrienne a ouvert le feu, bombardé l’entrepôt, et je crois qu’il y avait des bombes avec du gaz sarin, des obus d’artillerie que les rebelles conservaient pour les utiliser dans l’avenir. »

Selon lui, les États-Unis se sont impliqués dans le conflit syrien parce que l’Arabie Saoudite et le Qatar ont voulu construire des oléoducs et des gazoducs via la Syrie vers la Turquie.

« Il est très important que Trump comprenne bientôt que les Américains sont fatigués d’aller comme des moutons à l’abattoir afin de mener la guerre pour l’Arabie Saoudite, la Turquie, pour le bien de tous ces pays agressifs », a déclaré M. Black.

Source: Divers



09/04/2017

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