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© afp.com/Leon Neal
Les installations de protection contre le virus Ebola mises en place à l'hôpital Royal Free à Londres, le 6 août 2014.
C'est seulement le deuxième cas de réactivation d'Ebola. Pauline Cafferkey, infirmière de 39 ans, avait été déclarée "complètement rétablie" le 24 janvier 2015.

Guérie du virus Ebola en janvier, l'infirmière britannique Pauline Cafferkey est à nouveau dans un "état grave". Elle a été admise à l'hôpital londonien Royal Free en raison d'une "complication tardive inhabituelle", a annoncé cet établissement. L'infirmière de 39 ans y est traitée depuis ce vendredi matin dans une unité d'isolement.

Elle a été transférée par avion militaire de l'hôpital Queen Elizabeth à Glasgow (Écosse) au Royal Free tôt ce matin "en raison d'une complication tardive inhabituelle liée à sa précédente maladie", avait auparavant déclaré Paul Cosford, directeur médical de Public Health England (PHE).

Traitement expérimental

"Mes pensées sont avec Pauline Cafferkey aujourd'hui alors qu'elle se bat une deuxième fois contre Ebola", a tweeté le ministre britannique de la Santé Jeremy Hunt.
 

Pauline Cafferkey avait été testée positive à Ebola fin décembre 2014, après être rentrée d'une mission en Sierra Leone où elle travaillait pour l'ONG Save the Children au centre médical britannique de Kerry Town. Elle n'avait pu recevoir le médicament expérimental ZMapp et avait accepté à la place de recevoir un traitement antiviral expérimental et du plasma sanguin prélevé sur une personne ayant survécu au virus Ebola. Elle avait été déclarée "complètement rétablie" le 24 janvier 2015.

Survivant dont l'oeil est passé de bleu à vert

"Les autorités sanitaires écossaises vont suivre un petit nombre de personnes ayant été en contact étroit avec Pauline par mesure de précaution", a indiqué Paul Cosford. "Il est important de se souvenir que le virus Ebola peut seulement être transmis par contact direct avec le sang ou des fluides corporels d'une personne infectée pendant qu'elle présente des symptômes", a-t-il ajouté, précisant que le risque pour le public restait "faible".

"C'est seulement le deuxième cas de réactivation d'Ebola, le second étant un survivant dont l'oeil est passé de bleu à vert à cause d'une infection persistance", a indiqué le docteur Ben Neuman, de l'Université de Reading.

"Le virus Ebola peut occasionnellement persister pendant quelques mois dans certains tissus chez les survivants. Le risque de transmission par ces individus semble très bas mais, avec tant de survivants en Afrique de l'Ouest, il y a un risque que de nouvelles épidémies se déclenchent", a estimé de son côté le professeur John Edmunds, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM). "C'est pourquoi les autorités doivent rester très vigilantes", a-t-il préconisé.