© Agencias
Maria Strydom y su esposo.
Un couple d'Australiens vegans voulait prouver que leur régime alimentaire n'empêchait pas de gravir l'Everest. Malheureusement, la jeune femme a succombé, son mari a été hospitalisé. 

L'idée était louable. Prouver qu'être vegan n'empêche pas de réaliser certains exploits sportifs. Franchir les sept sommets les plus hauts du monde, dont l'Everest, par exemple. C'est le défi que s'était lancé un couple de scientifiques australiens, vegans, c'est-à-dire qui ne mange aucun produit ou aliment issu des animaux ou de leur exploitation. 

Mais le défi du couple a viré au drame. Maria Strydom, 34 ans, est décédée lors de la descente. Elle a succombé à une embolie pulmonaire, liée au mal des montagnes. Rien n'indique que son régime alimentaire soit en cause dans son décès. "Après avoir atteint le sommet hier, elle a dit se sentir très faible et avoir une perte d'énergie (...) signes du mal des montagnes", a expliqué un sherpa qui accompagnait le couple à l'AFP. 

"Prouver que les vegans peuvent tout faire" 

Avant son ascension de l'Everest, dernière des sept étapes de leur défi, Maria Strydom avait accordé une interview à l'université de Melbourne. "Les gens ont une image déformée des végétaliens, ils pensent que nous sommes sous-alimentés et faibles. Nous allons prouver que les vegans peuvent tout faire, et même plus" expliquait-elle. 

Son mari, a également souffert du mal des montages, il a dû être hospitalisé mais est désormais hors de danger. "Physiquement il va mieux, mais il est dévasté par la mort de sa femme. Ces deux-là n'étaient pas de simples amateurs, ils étaient vraiment expérimentés", a explique le beau-père de Maria, dans les colonne du Time

Depuis le début de la saison, en mars, cinq personnes sont décédées sur le mont Everest. Soit plus de 300 depuis la première ascension, en 1953.