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En 2012, moins de deux ans après le début de la guerre en Syrie, la CIA a proposé de livrer des armes aux groupes de rebelles « modérés » qui se sont opposés à Damas. Un an plus tard, Barack Obama a finalement donné le feu vert. 

Au bout de quelques années, le nouveau locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, a allégé ce programme. Les tentatives du Pentagone de poursuivre cette « mission » ont provoqué des résultats lamentables. 

500 millions de dollars alloués à l'entraînement des combattants syriens contre Daech auraient été gaspillés en vain. D'après certaines révélations, au lieu de préparer 5.000 combattants comme promis, le Pentagone n'a pu « se targuer » que de «quatre ou cinq»

Désormais, certains groupes syriens continuent à demander de leur envoyer des armes. Il est probablement grand temps de raconter pourquoi les USA ont mis un terme à ce programme en réalité. 

Question d'argent 

Les contribuables américains ont fini par verser presque un milliard de dollars pour soutenir le programme de la CIA. C'est un montant important même pour un pays comme les États-Unis. 

Les services jordaniens de renseignements jouent leur propre jeu 

Une enquête conjointe menée par le New York Times et Al Jazeera en 2016 a dévoilé que les armements livrés par la CIA aux groupes de rebelles via la Jordanie ont été régulièrement dérobés par les services jordaniens de renseignement et vendus sur le marché noir

Tomber entre de mauvaises mains 

Une grande partie des armes transportées via la Jordanie est tombée entre les mains de Daech et des terroristes du Front al-Nosra, au moins jusqu'au mois de juillet 2016. 

C'étaient donc les gens qui avaient des liens avec les organisateurs de la tragédie du 11 septembre qui se sont emparés de ces armes. 

Des affrontements indésirables 

La situation est devenue plus tendue quand les groupes de rebelles armés par la CIA se sont mis à lutter contre ceux armés par le Pentagone. 

Par exemple, le groupe Fursan al Haq soutenu par la CIA a été forcé par des unités des Forces démocratiques syriennes de quitter la ville de Marea, située au nord d'Alep. Selon le Los Angeles Times, des affrontements similaires ont eu lieu non loin de la ville d'Azaz.