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Suite à une décision de placement en Isère (Rhône-Alpes), 127 associations, dont Autisme France, Collectif Egalited, Sésame Autisme et Collectif Autisme, dénoncent des placements abusifs d'enfants autistes liés à des « dysfonctionnements de l'Aide Sociale à l'Enfance » (ASE).

Le Conseil départemental s'apprête à placer et séparer une fratrie de 3 enfants atteints d'autisme. Le juge nie les diagnostics et accuse la mère (Rachel) de provoquer les troubles de ses enfants pour « toucher les allocations handicap » et « attirer l'attention sur elle », rapportent les associations.

Il s'agit d'« une énième histoire » où tout le monde sait qu'une erreur est sur le point d'être commise », dénonce le communiqué commun. Dans un rapport publié en juillet 2015, Autisme France soulignait que les dérapages de l'Aide Sociale à l'Enfance font « l'objet de rapports officiels depuis 15 ans ».

« Honte à notre pays qui arrache des enfants autistes à leur mère, pour satisfaire les délires nationaux psychanalytiques », a écrit Autisme France, le 7 août sur sa page Facebook.

En effet, la psychanalyse considère traditionnellement que l'autisme est dû à une relation malsaine avec la mère et les services demeurent en général, souligne le rapport, « noyautés par une idéologie psychanalytique ».

« La Protection de l'Enfance », peut-on lire dans le communiqué, « est devenue un système largement dévoyé : appel, y compris anonyme, à la délation permanente, droits des familles violés en permanence, accès interdit aux rapports établis à leur encontre et aux débats contradictoires, judiciarisation abusive des informations transmises aux services sociaux, experts judiciaires non-indépendants et incompétents, méconnaissance totale du handicap et vision préhistorique de l'autisme comme conséquence d'une relation déviante entre la mère et l'enfant, sous-traitance des enquêtes et placements à des associations sans formation ni contrôle, maltraitances souvent signalées. »