perlagedediams

perlagedediams

Jacques Pitteloud, UN EX-DIPLOMATE SOUS ENQUÊTE. Eric Cottier nommé procureur

L'autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (MPC) a désigné le Vaudois Eric Cottier comme procureur extraordinaire.

Le procureur général du canton de Vaud, Eric Cottier, est chargé d'instruire une enquête contre l'ex-diplomate Jacques Pitteloud. L'autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (MPC) l'a désigné procureur extraordinaire.

L'instance de surveillance du MPC a confirmé mardi une information de la RTS. La décision tombe un mois après que le Ministère public avait refusé, pour éviter tout risque de partialité, de se prononcer sur les accusations portées contre l'ex-ambassadeur et demandé la nomination d'un procureur extraordinaire.

 

En août dernier, le conseiller fédéral Didier Burkhalter avait assuré que Jacques Pitteloud avait travaillé «en concertation» avec le Ministère public de la Confédération. Cette version avait toutefois été réfutée par le MPC, d'où sa demande que l'instruction soit menée par un procureur extraordinaire.

 

Tentative de contrainte sous la loupe

 

L'enquête confiée au procureur Eric Cottier devra examiner le bien-fondé des accusations portées par deux ressortissants kenyans contre Jacques Pitteloud. Poursuivis en Suisse pour blanchiment, ces deux frères affirment avoir été l'objet de pressions de la part de l'ex-ambassadeur suisse à Nairobi, qui leur aurait proposé d'abandonner les poursuites en échange de 50 millions de francs.

 

Dans un premier temps, le MPC avait refusé d'entrer en matière sur la plainte. Suite aux recours des deux ressortissants kenyans, le TPF avait demandé au parquet fédéral d'éclaircir la question de la tentative de contrainte.

Dans son arrêt, le TPF avait évoqué un échange de SMS qui avait eu lieu en mai 2014 entre le Valaisan et les deux Kényans après que l'ex-ambassadeur avait présenté son «offre». «J'attends toujours, l'horloge tourne, j'en ai peur» avait écrit le diplomate.

 

Dans la presse kényane, Jacques Pitteloud avait expliqué avoir agi à titre personnel. Il a ensuite précisé avoir suivi des instructions du MPC. Mais ce dernier a affirmé, oralement et par écrit, n'avoir donné aucun mandat, ni aucune instruction à l'ex-ambassadeur.

 

Carrière militaire et DFAE

 

L'ancien agent secret Jacques Pitteloud est un personnage haut en couleurs. A l'issue de sa carrière militaire, le Valaisan, alors âgé de 38 ans, est devenu en 2000 le premier coordinateur des services de renseignement de la Confédération.

Après plusieurs pannes de coordination et d'information, les services de renseignements ont été réorganisés et soumis à un Etat-major de crise. Après avoir quitté son poste, Jacques Pitteloud avait rejoint le DFAE en 2006. (ats/nxp)

 

(Créé: 15.11.2016, 15h15)

 

Le procureur vaudois Eric Cottier instruira l'affaire Jacques Pitteloud

(Va-t-il faire usage de son don divin d'" Intime conviction" ??? A-t-on sorti un crabe du panier pour défendre un frère de la Truelle ? Affaire à suivre...)
L'autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération a nommé le Vaudois Eric Cottier comme procureur extraordinaire pour instruire l'enquête sur l'ex-ambassadeur Jacques Pitteloud, a appris mardi la RTS. 
Au coeur de l'affaire, baptisée désormais "le Kenyagate" par la presse, se trouve un accord judiciaire que l'ancien ambassadeur à Nairobi a proposé à deux hommes d'affaires établis au Kenya et poursuivis en Suisse pour corruption. Ces deux frères ont porté plainte, estimant avoir été mis sous pression par le diplomate (lire encadré).

Versions officielles contradictoires

L'une des questions que devra examiner le procureur général vaudois Eric Cottier est de savoir qui se cache derrière la proposition faite aux plaignants. Le conseiller fédéral Didier Burkhalter avait assuré en août que Jacques Pitteloud avait travaillé "en concertation" avec le Ministère public de la Confédération (MPC). Mais cette version a été réfutée par le MPC, qui a affirmé dans un courrier n'avoir donné "aucune mission ou instruction".

Le MPC aurait donc dû instruire une affaire qui le concerne. Son rôle n'est pas très clair à ce stade, raison pour laquelle il a souhaité il y a un mois la nomination d'un procureur extraordinaire.

Selon les informations de la RTS, son autorité de surveillance a donc décidé de répondre à sa demande. Contactée, cet organe rappelle toutefois que cela ne préjuge en rien de la culpabilité ou non de l'un ou l'autre acteur de cette affaire.

Importance d'un procureur francophone

L'autorité de surveillance indique qu'elle souhaitait que le procureur extraordinaire soit francophone, puisque la plupart des interlocuteurs du dossier sont romands. Il fallait aussi, dit-elle, éviter tout risque de conflit d'intérêt et donc choisir un magistrat qui n'entretient pas de liens étroits avec les protagonistes de cette affaire.

Contacté mardi matin, Eric Cottier précise qu'il a accepté cette nouvelle fonction de procureur extraordinaire - une première pour lui. Le magistrat ajoute toutefois qu'il n'a pas encore pu prendre connaissance du dossier et qu'il ne peut donc pas se prononcer sur le fond de l'affaire. Son enquête devra déterminer les implications du Ministère public de la Confédération et de l'ancien ambassadeur suisse au Kenya.

Pietro Bugnon/oang

Publié mardi à 12:52 modifié mercredi à 07:56

Un marchandage à 50 millions de francs

La plainte des deux hommes d'affaires établis au Kenya contre l'ancien coordinateur des services de renseignements et ex-ambassadeur au Kenya Jacques Pitteloud porte sur une tentative de contrainte, abus d'autorité et violation du secret de fonction.
Ce dernier est accusé d'avoir proposé à ces deux frères d'abandonner leurs poursuites en Suisse en échange de 50 millions de francs.
Défendu par Didier Burkhalter Début août, le conseiller fédéral Didier Burkhalter avait défendu son ancien ambassadeur dans une interview à la RTS. Le chef du DFAE avait affirmé que Jacques Pitteloud avait agi avec la bénédiction de son département et "en concertation" avec le Ministère public de la Confédération.

En août 2016, j'ai reçu une décision de Cottier qui a "traité" ma plainte pénale du 8.2.2016. Sans avoir interrogé aucune personne et sans avoir recherché la vérité, ma plainte pénale a été classée (ordonnance de non entrée en matière). Si M. Cottier ne comprend pas une affaire financière vaudoise simple, alors comment va-t-il pouvoir traiter une affaire plus complexe ayant eu lieu au Kenya ?

 MICHÈLE HERZOG
 

 



19/11/2016

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 9 autres membres