Le suspect dans l'attaque du marché de Berlin, Anis Amri un Tunisien de 24 ans, a été tué lors d'un échange de tirs avec la police près de Milan, selon le ministre de l'Intérieur italien. 
© Hannibal Hanschke/Reuters

Commentaire : Après que les services de police aient retrouvé ses papiers d'identité sur les lieux de l'attaque au camion du marché de Noël à Berlin - un air de déjà vu - le terroriste Anis Amri se fait tuer avant d'avoir pu parler de quoique ce soit - un autre air de déjà vu. 
Après avoir désigné le coupable, diffusé son portrait partout pour que tout le monde s'imprègne bien de l'histoire, les autorités annoncent la mort du « terroriste le plus recherché d'Europe » - encore un air de déjà vu. Dès lors, tout le monde rentre, vous pouvez dépenser sans compter, aller vous coucher et dormir tranquille sur vos deux oreilles, l'État vous protège. Circulez, il n'y a plus rien à voir. Sauf pour les victimes innocentes et leurs proches ; pour eux, l'enfer ne fait que commencer. 

Le ministre de l'Intérieur italien, Marco Minniti, a déclaré lors d'une conférence de presse que l'homme abattu par les forces de police au nord de Milan était « sans aucun doute » Anis Amri, le Tunisien de 24 ans, suspect principal dans l'attaque du marché de Berlin. Le ministre a donné peu de détails concernant l'opération, précisant simplement que l'enquête était « toujours en cours ». 

Le ministère de l'Intérieur allemand a fait part dans un communiqué de son « soulagement » après la mort d'Anis Amri. Le ministère fédéral de l'Education et de la Recherche a tenu a remercier les autorités italiennes pour leur « étroite coopération ». 


Le magazine italien Panorama rapportait plus tôt que le suspect principal de l'attentat de Berlin avait été tué lors d'un échange de tirs avec la police lors d'un simple contrôle de police, en pleine rue, vers 3h du matin. Le journal italien expliquait qu'il avait sorti une arme et ouvert le feu sur les forces de police. Un officier, en poste depuis seulement neuf mois, a été blessé à l'épaule avant de pouvoir répondre aux tirs et l'abattre.