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L'INTERNATIONALE DU SADISME

Publié le 6 Mai 2016 par   Francis Hus

L'Internationale du sadisme
 
 

Beaucoup riraient si on leur disait que l’Occident est dominé par une mafia toute puissante.

C’est pourtant la stricte vérité.

Une nébuleuse criminelle tient dans ses mains de nombreux hommes de pouvoir, qu’ils proviennent du monde politique, économique ou judiciaire. Elle initie des personnalités de haut rang aux pratiques les plus barbares et cruelles qui soient. Des orgies pendant lesquelles des jeunes femmes ou des enfants sont violés, torturés, voire mis à mort sont organisées.

 

La prise en photo de ces soirées permet par la suite de s’assurer du soutien des hommes d’influence photographiés à leur insu.

 

Les films et les clichés mettant en scène les actes criminels se revendent à prix d’or, surtout quand il s’agit de meurtres d’enfants : au minimum une dizaine de millier de francs la vidéo. Certaines affaires parviennent à émerger grâce à l’intégrité de policiers et de juges qui prennent au sérieux les victimes qu’ils interrogent. Les dossiers sont cependant rapidement retirés aux enquêteurs trop curieux surtout quand des personnalités de premier plan sont accusées. Des magistrats corrompus prennent ensuite le relai et enterrent l’affaire. Si des pourvoyeurs en victimes sont parfois condamnés pour calmer les parties civiles ou l’opinion, les clients du réseau s’en sortent presque toujours. Voici une série d’affaires qui démontrent l’ampleur de cette mafia infernale.

 

L’affaire des ballets roses : Dès la fin de l’année 1958, des jeunes filles dénoncent un policier du nom de Pierre Sorlut comme les ayant emmenées dans des orgies pédophiles. Il est question de scènes de flagellation. Arrêté, le suspect avoue et balance les noms d’une vingtaine de clients prestigieux. Le juge inculpe notamment des policiers, les directeurs de magasin et de restaurant parisien de luxe, le président socialiste de l’Assemblée nationale André Le Troquer. Le juge ne les met en examen que pour des délits et non des crimes. Les prévenus peuvent ainsi espérer des peines plus légères. Au final, seul Pierre Sorlut est condamné à de la prison ferme, tous les clients s’en sortent avec du sursis.

 

L’affaire de Saint-Ouen : Un entraîneur de basket des minimes de la ville de Saint-Ouen du nom de Jacques Dugué est arrêté en 1978. Il abusait d’enfants dans sa cave avec des complices. Les actes étaient photographiés. Les clichés étaient envoyés à des revues pédophiles. Des milliers de photos sont retrouvés à son domicile. Plusieurs grands intellectuels post-soixante-huitards prennent la défense de Jacques Dugué malgré la gravité des faits. A l’époque, de nombreuses personnalités de gauche soutiennent ouvertement la pédophilie. Le juge Michel Salzman inculpe l’accusé pour des délits et non des crimes, ce qui lui permet d’être condamné à une peine légère.

 

L’affaire du Coral : En 1982, des parents dénoncent le personnel du Coral, un établissement du sud de la France prenant en charge des enfants avec des difficultés psychologiques : autistes, psychotiques, handicapés mentaux. Les enfants ont dénoncé des abus sexuels commis tant par le personnel que par des personnes extérieures au Coral. Les actes étaient pris en photo. Un employé du centre du Coral du nom de Jean-Claude Krief charge ses collègues et identifie les abuseurs extérieurs à l’établissement. Il dit que les photographies étaient destinées à des revues pédophiles. Jean-Claude Krief cite notamment deux philosophes célèbres, ainsi que deux membres du gouvernement. L’un d’entre eux est même reconnu sur une photo pédophile. Le juge Michel Salzman n’inculpe les accusés que pour des délits et non des crimes. Il ne renvoie aucune des personnalités dénoncées devant le tribunal. Une demi-douzaine d’employés du Coral, dont le directeur en personne, est condamnée. Les peines sont tellement légères qu’aucun n’est envoyé en prison à l’issu du procès.

 

Les disparues de l’Yonne : Au cours des années 70 et 80, une vingtaine de jeunes filles handicapées mentales de la DDASS disparaissent dans l’Yonne. Plusieurs sont encore mineures. En 1984, une jeune fille s’échappe de la cave du dénommé Claude Dunand où elle était séquestrée. Les gendarmes se rendent à son domicile et libère une deuxième jeune fille. Les deux rescapées ont le même profil que les disparues : ce sont des pupilles de la DDASS. Elles disent avoir été livrée à des dizaines de clients qui payaient pour les violer et les torturer. Claude Dunand cite sans les nommer des chefs d’entreprises d’ampleur nationale, des hauts fonctionnaires, des médecins, des magistrats et un homme politique nationalement connu comme qu’abuseurs. Le magistrat en charge du dossier ne cherche pas à identifier les clients.

 

En 1984 toujours, un gendarme du nom de Christian Jambert transmet à la justice un rapport accablant reliant six disparues à un certain Emile Louis. Le gendarme suspecte celui-ci d’avoir été le pourvoyeur du même réseau que Dunand. Les magistrats refusent d’investiguer. Il faut attendre 1997 pour que des instances parisiennes supérieures saisissent un juge. Le gendarme Jambert est convoqué pour faire part des ses constatations, mais il est retrouvé mort chez lui, un fusil à ses côtés. La justice classe rapidement sa mort en suicide, mais une autopsie demandée par la famille du gendarme conclut que deux balles ont été tirées, toutes les deux mortelles, et qu’il s’agit donc d’un assassinat. En 2000, Emile Louis, pensant être protégé par la prescription, avoue les meurtres de sept des disparues. Deux corps sont retrouvés selon ses indications. Une des amantes d’Emile Louis dit qu’il lui avait confié qu’il pouvait tout se permettre, car il était sous la protection du ministre Jean-Pierre Soisson. L’homme politique est justement intervenu auprès du ministre de la justice pour faire libérer Claude Dunand. Les deux criminels sont finalement condamnés à la perpétuité.

 

L’affaire Glencross : En 1990, la juge Catherine Scholastique enquête sur la piste d’un réseau pédophile international. Elle inculpe une douzaine de personnes dont le prêtre Nicolas Glencross qui habite dans la Nièvre. Les gendarmes découvrent l’aménagement d’un studio de photographie, ainsi que des sacs remplis de photos pédophiles dans son presbytère. Le prêtre avoue avoir produit des dizaines de milliers de clichés destinés à des magazines pédophiles. Les enquêteurs découvrent que le Secrétaire général à la Présidence de la République, Hubert Védrine, a son domicile établi dans le presbytère du prêtre Glencross. La juge Scholastique est mutée et est remplacée par un juge qui distribue les non-lieux à l’exception de trois accusés inculpés pour des faits mineurs. Ils sont condamnés à des peines légères.

 

L’affaire Doucé : En 1990, le pasteur Joseph Doucé disparaît. Son corps est retrouvé quelques mois plus tard dans une forêt. Le pasteur Doucé avait gagné une certaine notoriété médiatique en se présentant comme le défenseur des minorités sexuelles, pédophiles compris. Le pasteur avait de nombreuses fréquentations dont des personnalités. Il était suspecté d’avoir reçu les confidences de pédophiles de haut rang. Les enquêteurs découvrent que le pasteur Doucé était suivi par des agents des Renseignements généraux jusqu’à sa mort. Un débordement de la part des services est envisagé : il aurait pu s’agir d’une tentative d’extorsion de noms de personnalités pédophiles ou au contraire d’une tentative d’intimidation pour que le pasteur ne révèle pas de noms. Le principal accusé, l’agent Jean-Marc Dufourg, dit qu’il n’a pas pu participer à l’enlèvement puisqu’il s’occupait d’une autre affaire. Il devait piéger trois personnalités pédophiles pendant qu’ils commettaient leurs actes : un avocat célèbre, le président d’Antenne 2 et le ministre de la Justice Pierre Arpaillange. Ce dernier est renvoyé du gouvernement quand l’information a été publiée dans la presse. Le meurtre du pasteur n’a jamais été élucidé.

 

L’affaire Alègre : En 1997, la police arrête un tueur en série en cavale de Toulouse répondant au nom de Patrice Alègre. Il est condamné à la perpétuité en 2002 pour six viols et cinq meurtres de jeunes filles. Une cellule de gendarmes chapeautée par l’adjudant Michel Roussel est formée afin de vérifier que certains crimes non élucidés peuvent lui être attribués. Ils réalisent que des morts ont été classées en suicide malgré des indices évidents poussant à conclure à des meurtres. Les enquêteurs constatent par ailleurs une série de meurtres dans le monde de la prostitution toulousaine au début des années 90. Ils partent donc investiguer dans le milieu. Ils retrouvent cinq anciennes prostituées qui affirment que Patrice Alègre était un des hommes de main du réseau qui les exploitait, qu’il était chargé de former les filles par la violence et le viol. Les prostituées disent aussi que Patrice Alègre et ses complices bénéficiaient de protections de la part de policiers corrompus.

 

En 2003, deux des anciennes prostituées, Florence et Christèle, vont plus loin et assurent que Patrice Alègre avait aussi pour rôle d’éliminer les témoins gênants. Elles disent notamment avoir assisté à l’un des assassinats. Leurs déclarations correspondent à l’autopsie. Florence et Christèle affirment que Patrice Alègre participait à l’organisation d’orgie barbares pendant lesquelles des jeunes filles, parfois encore mineures, ont été violées et torturées. Christèle et Florence étaient parties prenantes à ces soirées criminelles. Les séquelles physiques encore présentes sur leurs corps accréditent leurs dires. Leurs récits se recoupent alors qu’elles ne se sont plus revues depuis des années. Parmi les participants à ces orgies sadiques, les deux anciennes prostituées citent des magistrats et des politiciens toulousains ayant une carrure nationale. Le député et ancien maire démocrate-chrétien de Toulouse, Dominique Baudis, est au centre des accusations. Alègre avoue un temps ce que lui reproche Christèle et Florence, mais il finit par se rétracter.

 

Suite à cette découverte, l’instruction est rapidement coupée en deux. Le gendarme Roussel et son équipe, qui ont pourtant permis l’émergence de ces révélations, doivent se cantonner aux meurtres imputables à Patrice Alègre. La partie sur la participation de notables à des orgies criminelles est confiée à deux autres juges. Ceux-ci ne cherchent pas vraiment des éléments nouveaux qui pourraient confondre les accusés. Un non lieu est rendu en 2005. Dans le même temps, les magistrats Charles et Diane Roche affirment que leur père, également magistrat, leur a fait des révélations parce qu’il se sentait menacé suite à une tentative de chantage. Il est d’ailleurs mort peu de temps après dans des circonstances étranges. Entre 2002 et 2003, le magistrat a confié à ses enfants avoir appartenu à un groupe informel réunissant des hommes de pouvoirs venant tant du monde politique, économique que judiciaire. Le groupe organisait des orgies pendant lesquelles des victimes étaient violées, torturées, voire tuées. Les faits se déroulaient parfois pendant des cérémonies rituelles. Le magistrat en question, Pierre Roche, avait justement des contacts avec plusieurs des notables mis en cause par Christèle et Florence.

 

Les affaires de Nice : En 1993, le dénommé Karim Kamal divorce de sa femme. La même année, la petite fille de quatre ans qu’ils ont en commun, Lauriane, dénonce des abus commis par sa mère et son nouveau compagnon. Lauriane dit que sa mère l’emmène dans des soirées pendant lesquelles des adultes masqués abusent des enfants. Elle mentionne des juges comme participants et est même capable de citer leurs noms. Le père l’emmène alors voir des médecins qui dénoncent dans leur certificat une situation alarmante de maltraitance. La petite est en effet couverte de bleu. Karim Kamal porte plainte à Nice. L’instruction est confiée à l’un des magistrats que la fillette accuse. Un non-lieu est rapidement rendu. La justice niçoise se montre par contre très réactive vis-à-vis du père : il est par exemple inculpé pour tentative d’enlèvement juste parce qu’il était venu attendre Lauriane une heure à l’avance à la sortie de l’école. En 1994, obligé de confier Lauriane à sa mère, Karim Kamal prend la décision de s’enfuir aux Etats-Unis avec sa fille. Lauriane réitère ses propos devant les experts de la justice américaine. La mère de Lauriane se rend cependant aux Etats-Unis pour enlever illégalement la fillette. Des policiers locaux, ainsi qu’un vice consul de France, participent à cette opération. Le FBI a beau intercepté l’avion avec lequel elle devait rentrer en Europe, la mère s’enfuit par la frontière mexicaine.

 

En 2001, un juge américain décide d’accorder l’asile politique à Karim Kamal. Il estime qu’il serait victime de persécutions judiciaires s’il rentrait en France. Il a en effet été condamné à de la prison ferme en son absence. La décision du juge repose notamment sur des écoutes téléphoniques démontrant que la mère de Lauriane était en contact avec des magistrats niçois et que ceux-ci lui offraient leur aide. La petite Lauriane n’était pas un cas isolé à Nice. En 1992, un petit garçon du nom de Florian disait que son père l’emmenait dans des endroits où des adultes masqués abusaient d’enfants. Pareil en 1994 pour la petite Aurore qui accusait aussi son père de l’avoir conduite dans des orgies avec des adultes masqués. Les affaires étaient initialement instruites par un magistrat qui croyait en la crédibilité des enfants, mais dans les deux cas les dossiers lui ont été retirés puis classés sans suite. Comme pour Karim Kamal, les mères des deux enfants ont préféré s’enfuir à l’étranger plutôt que de confier leur enfant au père abuseur. Les récits de Lauriane, Florian et Aurore se recoupaient alors qu’ils ne se connaissaient pas. Ils parlaient par exemple de cérémonies rituelles et de mise à mort d’enfants.

 

L’affaire Borrel : En 1995, des gendarmes français découvrent le corps calciné du procureur Bernard Borrel à Djibouti. A cette époque, la France collabore étroitement avec ce pays africain. Elle y dispose d’une base militaire. Le procureur Borrel occupe la fonction de conseiller du ministre de la Justice djiboutienne. Les juges parisiens qui reprennent l’affaire sont accusés de n’enquêter que dans le sens du suicide. Un témoin djiboutien réfugié en Europe dénonce l’un des juges en charge du dossier comme ayant exercé des pressions pour qu’il se rétracte. Ce témoin affirme en effet avoir entendu un homme indiquer au directeur de cabinet du Président de Djibouti : « Le juge fouineur est mort et il n’y a plus de trace », ce le jour de la mort du procureur Borrel. Un rapport conclut au suicide par immolation, alors qu’il n’y a pas de suie dans les poumons comme l’exigerait un tel scénario. Les juges sont dessaisis. Une contre-expertise effectuée conclut que le Bernard Borrel a été battu, puisque son cadavre comportait des fractures. L’assassinat est donc privilégié. Le juge aurait été éliminé parce qu’il s’intéressait de trop prêt à une affaire locale de pédophilie. A l’époque de sa mort, des militaires français et mêmes des conseillers à la présidence sont accusés d’abuser d’enfants éthiopiens et somaliens réfugiés à Djibouti pour fuir la guerre. Le procureur Borrel aurait eu à sa disposition une liste de ressortissants français pédophiles.

 

Les affaires de satanisme : Dans la deuxième partie des années 90, une série de témoins français affirment avoir été victime de sectes satanistes pédophiles. Il s’agit aussi bien d’enfants que d’adultes. Les faits se seraient déroulés surtout en région parisienne, mais aussi en Savoie, en Ardèche, dans la région d’Angers. Les accusations de sept enfants âgés entre quatre et douze ans, ainsi que celles de deux adultes sont médiatisées. Les récits sont semblables : des adultes en robe violent, torturent et assassinent des enfants au cours de cérémonies rituelles. Les scènes sont souvent photographiées ou filmées. Dans beaucoup de cas, les enfants dénoncent le père alors séparé de la mère. La plupart du temps la justice les oblige de continuer de remettre l’enfant au parent abuseur. Les mères choisissent alors souvent de fuir à l’étranger ou d’entrer en clandestinité.

 

Le réseau d’Angers : En 2002, la police d’Angers est avertie d’actes de maltraitances d’un couple à l’égard de leur fille. Au fil des auditions, les enquêteurs découvrent que les choses vont beaucoup plus loin. Le couple est en fait au centre d’un vaste réseau pédophile basé sur les banlieues défavorisées d’Angers. Des dizaines de familles fournissent contre rémunération leurs enfants à des clients extérieurs plus fortunés. Des orgies se déroulent dans les appartements HLM. Les parents y participent eux-mêmes. Les crimes sont filmés et photographiés. La plupart des mis en examen passent aux aveux. Au final, soixante-deux adultes sont condamnés et quarante-quatre enfants sont reconnus victimes. Il s’agit uniquement des habitants défavorisés de la banlieue d’Angers. Aucun des clients aisés n’a été identifié par la police.

 

L’affaire d’Outreau : Quatre enfants d’une famille de la banlieue défavorisée d’Outreau sont placés dans des familles d’accueil en 2001. Progressivement ils se mettent à accuser leurs parents et leurs voisins de viols commis à leur encontre et à l’encontre d’autres petits enfants. Ils décrivent des orgies pédophiles se déroulant dans leur appartement HLM. Des clients d’un niveau social plus élevé payaient pour y participer et les scènes étaient filmées. Une partie des habitants sont arrêtés. Seul la mère des quatre enfants et un couple de voisins avouent les faits reprochés. Suivant les déclarations des quatre enfants et des trois adultes, d’autres habitants d’Outreau, puis des clients sont identifiés et incarcérés. Petit à petit d’autres enfants d’Outreau disent avoir participé à ces orgies. Certains accusent leurs propres parents. Certains mis en examen disent ne pas connaître leurs accusateurs, mais ceux-ci parviennent pourtant à les reconnaître sur photos. Au final, bien que des dizaines de personnes ont été accusées, c’est dix-sept adultes qui sont renvoyés au tribunal. Grâce à l’excellent travail des avocats de la défense, seuls quatre accusés sont condamnés. Douze enfants sont néanmoins reconnus victimes.

 

L’affaire Karen Mulder : En 2001, la célèbre top model Karen Mulder porte plainte pour viol. Elle est progressivement sortie du refoulement et les souvenirs lui reviennent petit à petit. Elle raconte avoir été abusé de façon répétée depuis ses deux ans. Elle accuse des proches de sa famille et des personnalités telles que le prince Albert de Monaco ou les dirigeants de l’agence qui l’emploie, l’agence Elite. Karen Mulder indique que l’agence Elite met ses mannequins à la disposition d’hommes politiques ou des patrons de grandes entreprises pour des prestations sexuelles. Des enregistrements en caméra cachée des dirigeants d’Elite et des témoignages démontrent cette exploitation sexuelle de mannequins qui sont pour partie encore mineurs. Karen Mulder est internée en hôpital psychiatrique et les choses en restent là.

 

L’affaire du CRIES : En 1987, le Centre de recherche et d’information sur l’enfance et la sexualité est l’objet d’investigations. Les enquêteurs découvrent que des parents prostituent leurs enfants par l’intermédiaire de ce centre de recherche belge. L’organisme produit et diffuse des images pédophiles. Une partie des photos ont même été prises au sein des locaux de l’UNICEF. Beaucoup de monde est concerné à travers le monde, mais peu de personnes sont inculpées. Les prévenus sont renvoyés devant un tribunal correctionnel au lieu d’une cour d’assise, ce qui leur permet d’écoper de peines plus légères. Finalement seule une dizaine d’accusés sont condamnés. Le directeur de l’UNICEF est initialement condamné, puis acquitté en appel.

 

L’affaire des ballets roses belges : En 1979 en Belgique, la femme du docteur André Pinon, en pleine procédure de divorce, admet devant un juge avoir participé à des orgies sexuelles avec des personnalités. Le docteur Pinon rencontre plus tard une dénommée Christine Doret qui dit avoir participé aux mêmes orgies que sa femme. Elle précise que des enfants provenant de foyers y participaient. Elle cite plusieurs personnalités dont des hommes politiques, des hommes d’affaires, un haut fonctionnaire de la gendarmerie et un membre de la famille royale. L’affaire est classée sans suite. Les propos de Christine Doret sont révélés par un journaliste en 1981. Les locaux du journal sont incendiés juste après la révélation. En 1990, l’affaire rebondit suite aux accusations d’une call-girl du nom de Maud Sarr. La prostituée dit avoir participé à des orgies pédophiles. Elle nomme plusieurs mêmes personnalités que Christine Doret, ainsi que des magistrats comme abuseurs.

 

L’affaire Dutroux : En 1996, la jeune Laetitia Delhez est enlevée dans la rue en Belgique. Le juge Connerotte en charge du dossier va rapidement recueillir les témoignages sur le terrain. Il s’avère qu’une camionnette suspecte tournait dans les environs. Par chance, un jeune homme se rappelle d’une partie de la plaque d’immatriculation. A partir de cette information, le justice remonte jusqu’au dénommé Marc Dutroux. Il est mis en garde à vue avec l’un de ses complices, Michel Lelièvre. Les deux hommes finissent par avouer l’enlèvement. Marc Dutroux emmène les enquêteurs dans une cache qu’il a aménagé dans la cave d’une de ses maisons. Ils y retrouvent la petite Laetitia, mais également la dénommée Sabine Dardenne disparue quelques mois plus tôt. Plus tard, Dutroux avoue les enlèvements de quatre autres jeunes filles enlevées au courant de l’année 1995. Leurs corps sont retrouvés enterrés selon les indications de Dutroux.

 

Michel Lelièvre et la femme de Dutroux disent aux enquêteurs que Dutroux n’enlevait pas les filles pour lui, mais qu’elles correspondaient à des commandes et qu’il était chargé de les rendre docile pour les clients. Les investigations établissent d’ailleurs que Dutroux recevait des fortes sommes d’argent sur son compte après les enlèvements. Il avait un patrimoine immobilier de plusieurs millions de francs belges alors qu’il ne touchait officiellement qu’une pension d’invalidité. En examinant les appels reçus par Marc Dutroux, les enquêteurs se rendent compte qu’un homme d’affaire du nom de Michel Nihoul a appelé Dutroux régulièrement dans les jours qui ont précédé et suivi l’enlèvement de Laetita Delhez. Plus tard, des témoins affirment que Michel Nihoul était présent avec Marc Dutroux sur le lieu de l’enlèvement de Laetitia la veille de sa disparition. Les forces de l’ordre suspectent alors Michel Nihoul, qui est en contact avec de nombreux hommes d’influence, d’être un entremetteur entre Marc Dutroux et des clients fortunés.

 

Le juge Connerotte décide de faire un appel à témoin à toute la Belgique tout en garantissant l’anonymat à ceux qui se décideraient à parler. Des dizaines de personnes qui disaient avoir des révélations à faire meurent dans des circonstances étranges juste avant le recueillement de leurs témoignages. Malgré tout, une demi-douzaine de témoins clés est entendue par les gendarmes. Il s’agit d’anciennes victimes de réseaux pédophiles. Plusieurs disent y avoir fréquenté Michel Nihoul ou Marc Dutroux. Elles décrivent l’organisation d’orgies sadiques pendants lesquelles des enfants sont violés et torturés, parfois mis à mort. Certaines parlent de cérémonies rituelles. Les faits étaient parfois filmés. Les récits se recoupent tant à propos des personnes, des lieux que des faits, alors que les témoins ne se connaissent pas. Les descriptions données à propos de meurtres correspondent à des crimes irrésolus de jeunes filles dont les détails ne sont connus que des gendarmes. Les témoins anonymes accusent des gens haut placés du monde politique, économique, judiciaire, policier et même de la famille royale.

 

Après quelques mois d’enquête, le juge Connerotte est dessaisi de l’affaire Dutroux au motif qu’il a mangé avec les familles des victimes de Dutroux. Le nouveau juge oriente le dossier vers thèse du pervers solitaire. Des dizaines de perquisitions que prévoyait le juge Connerotte sont annulées. Des faux en écriture sont carrément commis pour faire croire que les gendarmes ont manipulé les témoins anonymes. Ils sont remplacés par des enquêteurs qui ne cherchent pas à vérifier la véracité des témoignages. Au final, seul Dutroux, sa femme et Michel Lelièvre sont condamnés.

 

L’affaire Zandvoort : Dans les années 90, un détective belge du nom de Marcel Vervloesem enquête sur les réseaux pédophiles. En 1998, suivant les indications d’un informateur, il se rend au domicile du dénommé Gerrit Ulrich à Zandvoort aux Pays-Bas. Mis au pied du mur, l’homme fournit un CD-ROM au détective. Marcel Verloesem découvre plus tard que le CD-ROM contient des milliers de photos mettant en scène des viols et des actes de torture à l’égard d’enfant. Gerrit Ulrich et ses complices diffusent des centaines de milliers de photographies depuis son site internet. Il organise aussi des croisières pédophiles sur son yacht. Gerrit Ulrich est assassiné en Italie par un membre de son réseau. Marcel Vervloesem transmet des copies du CD-ROM à l’ensemble des chefs d’Etat européens. La justice française rend un non-lieu alors que plus de huitante enfants ont été reconnus sur les photos. Des victimes de Jacques Dugué, du Coral, d’Emile Louis, de sectes satanistes et du réseau de Marc Dutroux figurent notamment sur le CD-ROM.

 

L’affaire Moncini : En 1988, un riche entrepreneur italien du nom d’Alessandro Moncini se fait prendre aux Etats-Unis en train de se renseigner auprès d’un autre homme pour pouvoir violer, torturer et tuer une petite mexicaine de dix ans. Malgré la gravité des faits, Moncini est soutenu par des dizaines de personnalités prestigieuses de sa ville d’origine Trieste. Politiciens, hommes d’affaire, journalistes et même l’évêque de la ville écrivent des lettres de soutien au juge américain traitant le dossier. Moncini s’en sort finalement avec une peine d’un an de prison.

 

L’affaire de la Casa Pia : En 2001 au Portugal, une mère d’un enfant placé dans la Casa Pia porte plainte pour viol contre un chauffeur de l’institution nommé Carlos Silvino. La Casa Pia est un centre d’éducation recueillant des milliers d’orphelins chaque année. Suite à la médiatisation de l’affaire, des centaines d’enfants témoignent. Cent trente sont retenus comme victimes. Ils dénoncent Carlos Silvino pour des viols et l’accusent de les avoir emmenés dans des villas de la côte où avaient lieu des orgies pédophiles. Les faits se sont déroulés dès les années 70. Les victimes citent des célébrités comme participants aux orgies. Plusieurs politiciens socialistes, des animateurs de télévisions sont accusés de viols. Au final, seules six personnes sont condamnées : Carlos Silvino, le responsable de la Casa Pia, un médecin, un avocat, le présentateur vedette Carlos Cruz, l’ambassadeur à l’Unesco Jorge Ritto.

 

Le scandale Franklin : En 1988, le politicien conservateur Larry King est arrêté pour avoir détourné quarante millions de dollars. Placé à la tête de la Franklin Federal Credit Union dans le Nebraska, il se servait de fonds pour corrompre des politiques. Le gouvernement du Nebraska charge alors un comité législatif d’investiguer plus en profondeur sur Larry King. Ils reçoivent les témoignages d’anciennes victimes de Larry King. Les témoins accusent Larry King de les avoir emmenés dans des orgies pendant lesquelles ils étaient abusés et torturés. Les scènes étaient parfois filmées et photographiées. Parmi les participants, les victimes dénoncent des hommes d’affaire, des politiques du parti républicain, des journalistes, des juristes et des policiers. Plusieurs victimes affirment qu’elles étaient transportées en avion pour participer à des orgies à l’autre bout du pays. Certains parlent parle de cérémonies satanistes. Le président du comité législatif et plusieurs témoins subissent des pressions anonymes par téléphones. En 1990, le comité législatif donne ses preuves au FBI. Quatre victimes sont entendues. Les agents montrent clairement qu’ils ne les prennent pas au sérieux. Les inspecteurs exercent même des pressions pour qu’ils modifient leurs déclarations. Un Grand Jury rend finalement des conclusions contradictoires : il affirme que les anciens pensionnaires ont bien été victimes, mais pas de la part des personnes qu’elles accusent. Le comité législatif rédige un rapport pour dénoncer le Grand Jury, mais il n’est pas exploité.

 

Les orphelinats du Royaume-Uni : Dès les années 80, des affaires relativement similaires éclatent dans des foyers pour mineurs. Les pensionnaires accusent les employés d’abus et disent que des personnes extérieures aux établissements venaient les violer. A chaque fois, des notables et des élus, parfois de premier plan, sont cités. Il en a été ainsi pour le Kincora Boys’ Home en Irlande du nord, pour une quarantaine de foyers du nord du pays de Galles, ainsi que pour l’orphelinat du Haut-de-la-Garenne sur l’île de Jersey. Les victimes s’énumèrent par centaines. Des ossements d’enfants sont même retrouvés pour l’établissement de Jersey laissant penser que des meurtres ont eu lieu. Les services secrets se servaient par ailleurs du Kincora Boys’ Home pour faire chanter des personnalités prises sur le fait.

 

L’affaire Jimmy Savile et consorts : En 2012, un reportage fait l’effet d’une bombe au Royaum-Uni. Il relate les témoignages de cinq femmes qui disent avoir été abusées sexuellement par le présentateur vedette de la BBC Jimmy Savile alors qu’elles étaient mineures. L’animateur, décédé moins d’un an avant l’émission, bénéficiait d’une excellente image notamment grâce aux nombreuses œuvres de charité qu’il menait dans les hôpitaux. Le documentaire déclenche un véritable électrochoc dans l’opinion et permet aux langues de se délier. Des centaines de victimes vont trouver la police. Environ quatre cent cinquante personnes portent plainte contre Jimmy Savile pour des faits remontant parfois jusqu’aux années 50. Il s’agit surtout de femmes, mineures au moment des faits. Les enquêteurs découvrent vite que Jimmy Savile avait bénéficié de complicités. Des dizaines de victimes désignent ainsi d’autres abuseurs du monde du show-business: chanteurs, animateurs de télévision,... Certaines disent avoir été violées pendant des cérémonies satanistes.

 

Progressivement les dénonciations portent sur d’autres milieux dont celui de la politique. Les enquêteurs établissent l’existence d’un réseau pédophile basé sur Westminster, le parlement britannique. Il a été actif depuis les années 70. Le réseau fournissait des enfants souvent issus de foyers pour des orgies pédophiles. Les crimes se déroulaient dans de luxueux appartements londoniens notamment dans le quartier de Dolphine Square où de nombreux parlementaires avaient élu domicile. Des dizaines de députés, une douzaine de ministres et même le Premier ministre conservateur Edward Heath sont au centre des accusations. Le réseau de Westminster est par ailleurs suspecté de meurtres de mineurs. L’établissement du Elm Guest House fait beaucoup parler. Des hommes de tous les milieux s’y rendaient pour violer des garçons sortis de leurs foyers : politiques, chanteurs, juristes. Des enquêtes avaient bien eu lieu dans le passé, mais elles avaient été enterrées par des policiers, par des magistrats et apparemment par des membres des services secrets. Il faut dire que des officiers de police, des juges, des espions sont dénoncés comme participants aux orgies avec les politiciens.

 

Pour faire face à l’afflux de plaintes, l’opération Hydrant est menée afin de centraliser les dossiers. L’état des lieux réalisé en 2015 surprend de par l’ampleur du phénomène. C’est environ cent seize mille plaintes qui ont été enregistrées rien que pour l’année 2015. Elles portent sur près de mille quatre cents accusés dont deux cents seize célébrités issues aussi bien du monde de la musique, des médias, du sport que de la politique. C’est en tout septante-six politiciens qui sont visés.

Mise à jour le 19 mai 2016



12/10/2016

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