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La cocaïne dans les eaux usées a augmenté de 60% en un an à Genève

Cinq villes suisses se classent dans le "top 10" des agglomérations où est consommé le plus de cocaïne par habitant en Europe. A Genève, la concentration de cette drogue dans les eaux usées a augmenté de plus de 60% en un an.

Une étude de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) publiée mercredi a analysé la concentration de résidus de drogues dans les eaux usées de 56 villes européennes. Et les grandes cités suisses occupent les premières places:

 

 

L'augmentation a été forte entre 2016 et 2017 en ville de Genève, avec une variation de +64%. La croissance dépasse même 80% à Saint-Gall.

"Si on ne connaît pas les raisons exactes de cette augmentation, elle doit être en partie liée à la demande et à l'offre, mais sans doute aussi à la pureté", explique Frank Zobel, directeur adjoint d'Addiction Suisse. "En Suisse comme en Europe la cocaïne a eu tendance à devenir plus pure ces dernières années", précise-t-il.

 

 

"Champions" de Suisse, les Zurichois augmentent particulièrement leur consommation en fin de semaine. Toutes les villes suisses suivent une courbe identique, qui indique que la quantité consommée commence à croître à partir du mercredi, jusqu'au pic du weekend.

 

 

Marc Renfer

 

L'usage de MDMA se répand

Autre substance recherchée, la MDMA, une molécule de la famille des amphétamines plus connue sous le nom d'ecstasy, est retrouvée dans des concentrations toujours plus élevées dans les égouts des villes suisses. 

Comme pour la cocaïne, les Zurichois sont les plus gros consommateurs. A Genève la croissance a été constante et a quasiment quintuplé depuis 2017. 



Preuve de son usage principalement récréatif, la présence de MDMA dans les eaux usée est bien plus marquée en fin de semaine. Sa consommation retombe fortement du lundi au jeudi. 

 

Des données prises sur une semaine

Les eaux usées sont analysée durant une semaine et non pas de façon continue. Les données de l'enquête l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies ne sont donc pas annualisées.

"Il peut exister des variations dues à la population présente", explique Frank Zobel, qui cite par exemple la tenue d'un évènement festif comme un potentiel perturbateur. "Mais l'augmentation que l'on observe dans de nombreuses villes d'Europe suggère que la consommation et la pureté de cette substance sont généralement en hausse"


10/03/2018

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