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Anthony Silva, le maire de Stockton, Californie, revenait récemment de Chine ou il se trouvait pour une conférence des maires du monde. À son retour, à l'aéroport de San Francisco, il a été arrêté par le DHS, (Department of Homeland Security), et immédiatement ses deux ordinateurs et son smartphone lui ont été confisqués. Les agents de DHS ont refusé de lui montrer une quelconque commission rogatoire, et on a refusé de le libérer tant qu'il n'avait pas communiqué ses mots de passe.

« Quelques minutes plus tard, les agents du DHS ont saisi tout mon matériel électronique y compris mon smartphone personnel. Malheureusement ils n'ont pas été capables ou n'ont pas désiré me produire un ordre de perquisition ou autres documents judiciaires déclarant qu'ils avaient légalement le droit de saisir ma propriété. En plus, ils ont persisté dans leur exigence que je leur fournisse les mots de passe pour chaque appareil », déclare Silva.

Silva n'a pas été autorisé à quitter l'aéroport sans avoir fourni ses mots de passe aux agents, ce que l'avocat personnel du maire, Mark Reicher, déclare illégal.

Le maire déclare que les agents lui ont dit que confisquer la propriété des voyageurs à l'aéroport est « en fait de la routine et pas inhabituel », et ont promis de retourner le matériel dans peu de jours.

Pour en rajouter à ce que le DHS déclare, ça n'est pas inhabituel, mais ça n'est pas commun non plus. En revanche, le forcer à fournir ses mots de passe est inhabituel et non une pratique standard. Parallèlement, les tribunaux constatent un impressionnant accroissement de la volonté du DHS d'ignorer la Constitution aux frontières.

Les Fédéraux, par exemple, refusent toute déclaration, disant qu'il ne confirment ou ne déclinent rien. Silva a le premier déclaré qu'il serait « heureux de coopérer et se plier à ces procédures si la routine était légale », mais il a rapidement noté combien tout cela était ridicule :
« Je pense que le Peuple américain doit être extrêmement concerné par ses droits individuels et son droit privé, déclare-t-il. Lorsque j'ai été contrôlé à l'aéroport, il y avait un couple de Latinos à ma gauche, et un couple d'Asiatiques à ma droite qui étaient eux aussi contrôlés agressivement. J'ai été tenté de me dire brièvement que je n'était pas en Corée du nord ou en Allemagne nazie. Qu'on était au pays de la liberté. »
C'est ce qu'ils continuent à nous dire.

Traduit par Gabriel, relu par jj pour le Saker Francophone