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Le féminisme a gagné… le chaos...

 
 
En s’attaquant à la symbolique du pouvoir masculin, le féminisme croit avoir gagné, mais il n’a rien fait gagner à la femme, et encore moins à l’homme. En réalité, comme Trierweiler avec Hollande, la femme a juste effleuré le pouvoir, sans l’obtenir. Sinon le très provisoire et limité pouvoir de la courtisane. L’homme, lui, a perdu de sa superbe, et de tout cela, il ne reste que chaos dans la relation homme/femme. Croyant qu’il était la source des problèmes des femmes, les féministes ont cherché à déposséder l’homme de son pouvoir. C’est pourtant l’homme qui, bien involontairement, a libéré la femme.

Et les femmes ont libéré Moulinex

40 ans après l’émancipation (1975), il ne reste du féminisme aucun acquis sérieux (le travail des femmes, sous la pression de la nécessité économique, a plus fait en termes d’avancée sociale, le féminisme des gouines ou des revanchardes pesant peu au regard de ces forces de l’Histoire), sinon le chaos : l’hystérie des Femen violeuses, le confusionnisme du genre, la pédagogie pédophile des ABCD de l’égalité, la surreprésentation des LGBT (comme horizon humain, ils repasseront), et leur cohorte de déviants intouchables… Dans cette guerre homme/femme, ou plutôt hommes/féministes, tout le monde a perdu. Seul le capitalisme a gagné !

Les féministes sincères se sont fait avoir, elles ont fait le sale boulot préparatoire pour le libéralisme : en parlant d’égalité salariale et de terreur raciste (arguments opposés à Elisabeth Lévy dans Causeur), en désignant le FN comme ennemi du genre humain et du progrès, en dénonçant la violence des hommes sans toucher à celle du système, elles montrent leur compatibilité et leur soumission à l’idéologie dominante.

Si le vieux modèle de domination homme/femme est en miettes, les nouvelles dominations des ex-minorités opprimées ne valent pas mieux. Anne Hidalgo et la cogestion homo-sioniste à la Mairie de Paris, c’est Delanoë puissance deux quant au dévoiement de la chose publique. Plus dramatique pour l’armée des femmes, Hidalgo n’est qu’une guignole : ce sont les marionnettistes, gays ou pas gays, qui décident.


L’inégalité salariale est un prétexte

Schéma qui prouve simplement que les femmes négocient mal leur salaire (provocation machiste primaire)

Personne ne nie que les femmes sont payées moins que les hommes à charge égale ; cependant, elles savent moins réclamer, car elles n’ont pas encore suffisamment confiance en elles. Nature ou culture, le débat n’est pas clos. Les hommes, nantis d’une agressivité supérieure, défendent mieux leur steak. C’est pourquoi les filles, qui travaillent globalement mieux que les garçons à l’école, gagnent un peu moins à l’arrivée. Il faut ajouter qu’elles sont peu nombreuses à se battre pour les postes de pouvoir, qui demandent de prendre des coups… et d’en donner. Une vie de guerre qui n’est pas forcément dans la nature féminine, plus craintive, plus conciliante, et plus respectueuse de la vie… des autres.

Aujourd’hui, après les livres sur la féminisation de Soral en 1996 et 1999 (Sociologie du dragueur et Vers la féminisation ?), d’Abiker en 2005 (Le Fabuleux déclin de l’empire masculin), puis de Zemmour en 2006 (Le Premier sexe), dans l’ordre de copie, il est facile de botter les arguments des féministes ultra en touche, la différenciation hommes/femmes arrangeant un système qui préfère ne pas entendre parler de différenciation riches/pauvres.

Une équipe de chirurgiens français réussira-t-elle à créer un homme qui a ses règles ?

La domination sociale est évidemment plus grave que la domination sexuelle qui, reconnaissons-le, ne s’exerce plus aujourd’hui que dans les alcôves (on opposera au harcèlement sexuel que subissent les femmes au travail le harcèlement moral que subissent les hommes dans le couple !). À ce propos, la plupart des femmes (hétérosexuelles) sont plus ou moins consciemment demandeuses d’un homme dominant, ou dominateur, en tous les cas sécurisant, physiquement et socialement. Dominant ayant une connotation sociale ; dominateur, une connotation plus intime. Quelle que soit l’avancée sociale des femmes, qui est réelle depuis un siècle (les suffragettes de 1903 ont surfé sur le mouvement général de féminisation du travail déclenché par le premier conflit mondial), l’égalité salariale est un leurre : les hommes eux-mêmes, à fonction équivalente, ne touchent pas la même chose ! Et puis, sans trop entrer dans la biochimie endocrinienne des êtres, l’agressivité prédatrice masculine trouve mieux à s’épanouir (ou s’évaporer) dans le social, c’est-à-dire le monde du travail (on met de côté le monde associatif, moins marqué par la prédation), que l’agressivité féminine, peut-être plus inhibée, mais sûrement moins dirigée vers les autres. Même si les rivalités féminines existent, les combats de poules font moins de dégâts que les combats de coqs, qui peuvent dégénérer en guerres interpersonnelles, guerres de familles (Corse), de clans (Gitans), de tribus (Afrique), jusqu’aux guerres entre nations ou groupes de nations.

Si l’agressivité masculine, dite aussi « les hormones mâles », sont à l’origine de la plupart des conflits (pour la possession et la jouissance des territoires symboliques ou réels, des richesses et… des femmes), les femmes n’en deviennent pas des prix de vertu pour autant. Jalousie féroce, cruauté mentale, domination psychologique, art de la dissimulation, manipulation amoureuse, perversion inouïe… dans ces domaines, la femme peut largement en remontrer à l’homme.

La fonction de l’emmerdeuse est de foutre le souk entre les hommes

Grâce à son ascendant musculaire et hormonal, malgré une féminisation partielle de la gente masculine, et une masculinisation partielle de la gente féminine, l’homme possède toujours le pouvoir économique, que ce soit dans la famille, les grandes entreprises, ou l’État. C’est peut-être une question de dosage endocrinien, mais c’est un fait. Vécu par les féministes comme une injustice, par les biologistes comme la conséquence logique, ni amorale ni morale, d’une différence structurelle.

Les femmes qui sortent du lot, aujourd’hui, sont de deux types : celles qui ont fait leur trou dans un monde d’hommes (la politique, les médias), mais qui n’ont pas forcément oublié d’utiliser leur charme, ou leurs charmes ; et celles qui ne contestent pas le pouvoir masculin, mais qui dominent… les autres femmes. Par leur séduction, et leur soumission affichée aux hommes de pouvoir. Considérées comme des traîtresses par les féministes, ces bimbos sont la preuve des limites objectives d’une politique de genre… ou la preuve d’une survivance préhistorique ! La plupart des femmes ne veulent pas entrer en conflit avec les hommes. Ce qui ne les empêche pas de faire la guerre aux autres femmes, considérées comme des rivales, avec leurs armes que sont le corps, la beauté, la jeunesse, la sensualité…

Pouf power

Les Chiennes de Garde, les Osez le féminisme, les lesbiennes LGBT, les Femen, les La Barbe, les Ni Putes ni Soumises, malgré leurs piqûres de rappel quasi-quotidiennes dans les médias, qui sont d’ailleurs très complaisants envers leurs exigences ou leurs délires, n’ont pas vraiment contaminé le corps social des 33,93 millions de Françaises. Contre 31,89 millions d’hommes, qui sont donc minoritaires dans le pays. Ce qui ne les empêche pas de toujours gagner les élections présidentielles ! Cette plaisanterie honteusement machiste mise à part, on doit reconnaître que la féminisation des hommes, encore une fois due plus à un bouleversement social global (tertiarisation du travail) qu’aux oukases féministes, qui ne touchent pas la Française de base, occupée à réussir son couple, sa vie de famille et sa vie professionnelle, et qui n’a pas besoin d’un conflit artificiel avec « les hommes », n’a pas donné le pouvoir aux femmes. Qui ne l’auront sans doute jamais.

Le nombre d’homosexuels a augmenté, c’est un fait, depuis les années de libération sexuelle. Mais pas parce que c’est autorisé : la dislocation de la structure familiale classique, avec la remise en question du patriarcat, a conduit beaucoup de femmes à élever seules leurs enfants, garçons compris, à qui manque une figure paternelle classique. On ne va pas refaire les schémas œdipiens de base, pour cela, reportez-vous à l’ouvrage rigolo et intelligent de Soral, Vers la féminisation.

Une chose est sûre : si quelques femmes sont apparues aux postes de pouvoir, les homos, eux, n’ont pas perdu le nord, et tout féminisés qu’ils peuvent être, ont arraché un pouvoir réel dans la société ! Un pourcentage minuscule de la population a profité du féminisme et de la féminisation pour prendre des postes, et des gros ! Faire la liste des homosexuels ministres, Premiers ministres, patrons du CAC40 ou des grands médias, serait considéré comme de la diffamation ou du coming-out forcé. On laissera donc ce travail aux homophobes, ou aux homos qui mettent la pression sur leurs « coreligionaires » un peu trop timides dans le prosélytisme.

Richard et l’homme invisible

Résumé : même féminisés, 1,5% des hommes ont conquis en moins de deux décennies un pouvoir que les 51% de la population n’ont pas su ou voulu prendre après 40 ans de luttes féministes. Conclusion ? La femme ne semble pas adaptée au pouvoir hiérarchique, à l’agressivité qui en est à l’origine, et à l’agressivité nécessaire à sa conservation. Tout le reste, c’est du discours. Alors, pour mettre tout le monde d’accord, Elisabeth Lévy comme ses ennemies du jour, les associations féministes vociférantes, on dira, sans risque de trop se tromper, que les avancées égalitaires de la société viendront encore de mouvements supérieurs, qui n’auront rien à voir avec les cris d’orfraie de nos sympathiques poules.

Ce ne sont pas les féministes qui ont décidé que les femmes travailleraient, c’est la société, le capitalisme, le patronat. Pour des raisons pas forcément égalitaires, et encore moins humanistes. Ford a mieux payé ses ouvriers uniquement pour qu’ils puissent s’offrir ses voitures, faisant ainsi croître son bénéfice. Du capitalisme consumériste intelligent…

On rappelle que dans les années 1970, une petite famille de quatre personnes pouvait vivre – chichement, mais vivre – avec un seul salaire, et au Smic. Aujourd’hui, il faut deux Smic pour faire un salaire moyen de 2000 euros, qui permet tout juste de s’en sortir, avec les allocations familiales, les aides au logement. Et pas ou peu de vacances, un véhicule et non pas deux, la nourriture en hyperdiscount… Si l’on était cyniques, ou réducteurs, on dirait que le libéralisme a déclenché ou permis le féminisme. Que le féminisme est donc un des avatars de la version actuelle du capitalisme.

Une question survient : y a-t-il des féministes anticapitalistes ? Oui, les femmes encore communistes, en voie de disparition aujourd’hui. Le féminisme des communistes étant inféodé à la lutte des classes, ce n’était donc pas un féminisme, puisque la lutte des genres était considérée comme un piège du système capitaliste. Après l’homme prolétaire esclave du travail (ou du patronat), au tour de la femme prolétaire de s’enchaîner au boulot ! La solidarité de classe primait donc sur la différenciation sexuelle. Casser cette différenciation, par le biais du discours féministe libéral égalitaire, permit donc d’évacuer la lutte des classes, de pérenniser le système de domination de l’homme par l’homme, en lui substituant la domination secondaire de la femme par l’homme. Et le tour était joué.

La connivence féminisme/libéralisme n’est plus à démontrer : les magazines féminins tartinés de féminisme n’entrent jamais en conflit avec les principes de base de la société capitaliste avancée.

Toutes les associations féministes insistent sur la violence des hommes… mais pas du système


Ce ne sont pas les suffragettes qui ont mis les femmes au travail dans les usines (elles travaillaient déjà, et gratuitement, dans les champs en 1900), c’est la distorsion de la pyramide des âges pendant la saignée de 14-18 ; ce se sont pas les penseuses féministes, du type Simone de Beauvoir, qui ont déclenché la révolution sexuelle et la réappropriation par les femmes de leur corps, mais bien les scientifiques (masculins) qui ont créé la pilule contraceptive ; et ce ne sont pas les féministes qui ont obtenu la parité, mais bien la tertiarisation de la société qui a mis sur un pied d’équivalence les employées et les employés de bureau. Le discours féministe n’a fait qu’entériner a posteriori ces évolutions. Discours autojustificatif, mais discours leurre. Les femmes ont obtenu un statut social au milieu du XXe siècle (travail et droit de vote), se sont réapproprié leurs corps dans les années 70 grâce à la pilule, ont profité du progrès technologique pour se désenchaîner du travail domestique millénaire, acquérant une quasi-parité dans les faits avec leurs collègues masculins. Ni les hurlements féministes, ni les vannes machistes n’y changeront quoi que ce soit : un processus historique est enclenché, devant lequel l’individu – homme ou femme, macho ou féministe, gay ou gouine – ne pèse rien.

Les Françaises sont les femmes les plus libres du monde, à part peut-être les Scandinaves, dont les sociétés sont allées très loin dans la tolérance : les femmes y ont bien dévirilisé les hommes, et les enfants ont profité du recul du pouvoir parental. La femme d’ajourd’hui n’a pas besoin d’être défendue par les féministes, qui ne résoudront pas ses problèmes de boulot, de fins de mois, de mecs et de gosses. Cette discrimination positive qu’est la parité ne peut effacer les différences chimico-physiques qui séparent les hommes des femmes (mais qui créent aussi ce besoin de rapprochement qu’on appelle amour), et qui reprennent vite le dessus dans les entreprises. Peut-être qu’il faudra du temps, peut-être que le temps n’y changera rien. En attendant, la petite coiffeuse de province a plus de courage que la féministe parisienne, qui désigne un ennemi imaginaire certes imparfait (parfois violent, lourd et limité), mais qui n’a rien à envier à la femme imparfaite, parfois chiante et conne, éternelle insatisfaite qui reproche tout à son jules. Il a bon dos, le « pouvoir » !

Si le pouvoir est indéniablement une question de sexe, l’intelligence, elle, comme l’ignorance, est très bien partagée entre ces frères et sœurs en humanité. Là aussi, n’en déplaise aux féministes qui entretiennent une inféconde guerre des sexes, une réconciliation nationale serait la bienvenue.
Et pas seulement sur l’oreiller.
Ah, c’est lourd !
 

Source



17/07/2015

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