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Le grand secret de l'aéronautique : savez-vous d'où provient l'air que vous respirez dans les avions?

Chaque année, on comptabilise 80 000 vols par jour, soit pas moins de 30 millions de vols commerciaux par an avec 2,8 milliards de passagers en 2011 et près de 3 milliards en 2013. Pourtant, l'industrie aéronautique garde pour elle un lourd secret qui aurait de quoi rebuter de nombreux passagers. Connaissez-vous le syndrome aérotoxique? Vous n'en avez probablement jamais entendu parler. Ce nom désigne "la maladie causée par les effets consécutifs à l’inhalation de l’air contaminé qui pressurise la cabine d’un avion. Le terme a été introduit en 1999 par le Docteur Harry Hoffman, le Professeur et toxicologue Chris Winder et l’expert Jean-Christophe Balouet.

 
Le syndrome aérotoxique expliqué en vidéo
 
Pour mieux comprendre ce qu’est le syndrome aérotoxique, nous vous invitons à visionner un extrait de « Le Syndrome Aérotoxique. Passagers en péril ? » film documentaire réalisé en 2015 par Tim Van Beveren  (TVBMEDIA Production et SUJU Films) et récompensé dans de nombreux festivals.
 

 
Equipage et passagers : dangerosité avérée sur la santé suite à un fume event
 
Passagère d’un vol Transsvia, Joanne de Bott, interviewée dans le cadre du film documentaire de Tim van Beveren « Syndrome Aérotoxique. Passagers en danger ? », explique les dommages irréversibles de sa santé, subis consécutivement à l’inhalation de substances toxiques lors d’un fume event survenu pendant le vol."
 
 
Pourquoi l’air devient-il contaminé?
 
Afin de pouvoir respirer aux altitudes et aux températures auxquelles les avions de ligne volent, de l’air chaud comprimé est nécessaire.
Cet air est fourni par les réacteurs, comprimé par des pièces mobiles lubrifiées à haute température.
Malheureusement, la séparation des lubrifiants des moteurs et de l’air destiné à la pressurisation de la cabine ne peut être assurée à 100%.
Comme toute pièce mécanique, les joints destinés à maintenir l’huile séparée du circuit d’air s’usent, laissant passer une quantité d’huile importante dans le système de pressurisation.
 
Ainsi, la consommation « normale » d’un Airbus A320 est d’environ 2 litres par jour (et par moteur).
Si une grande quantité d’huile se mélange avec l’air comprimé très chaud, une odeur typique de « chaussettes sales » ou de « chien mouillé » sera perceptible par l’équipage et les passagers. Dans les cas les plus sévères, une fumée sera visible.
 
En anglais, ce phénomène s’appelle un «FUME EVENT». Il n’y a à l’heure actuelle aucun filtre pour empêcher ce phénomène.
 
Pour faciliter la compréhension des causes techniques du syndrome aérotoxique, Tim van Beveren, le réalisateur du documentaire « Le syndrome aérotoxique : Passagers en périls ? » a créé pour l’AVSA une vidéo de 4mn30 :"
 
 
On y apprend entre autre que les autorités et compagnies aériennes ne proposent absolument rien pour protéger les passagers de ces dangers, même lorsque des fumées se dégagent au sein de l'avion car l'air des masques à oxygène est mélangé à l'air ambiant dans la cabine donc ce qui est dans l'air, passe dans les masques et l'ensemble des passagers est dès lors contaminé.

 


 Cette situation scandaleuse est pourtant loin d'être anecdotique puisque le nombre d'appareils contaminés dépasserait les 50%.  D'après l’Industrie aéronautique, le nombre de "fume events" quand à eux serait de 1 vol pour 2000. D'après certains scientifiques ce chiffre irait même jusqu'à 1 vol pour 100. Cela peut paraître peu mais au regard du nombre de vols annuels, cela représente tout de même jusqu'à 14 600 vols annuels ou l'ensemble des passagers d'un avion est contaminé à cause du manque de sécurité des systèmes d'aération dans les avions commerciaux.
 
Le pourcentage d’occupants d’un aéronef développant un syndrome neurologique irréversible après une exposition sévère est de 30 %.
 
Voici la bande-annonce du documentaire sorti récemment :
 
 
Comme toujours dans ces cas, les articles des médias se font très rares. En 20 ans, les médias ne se sont jamais intéressés au problème. Je n'ai trouvé qu'une dizaine d'articles français sur le sujet qui datent tous du mois d'octobre 2016, ou un pilote d'Easy Jet a porté plainte contre la compagnie car il souffre de ce syndrome.
 
On retrouve encore une fois la fameuse accusation de complotisme, si chère aux médias:
 
"Lanceurs d’alerte ou complotistes ?
 
Selon les statistiques du transport aérien, seulement un vol sur 2 000 serait affecté par des émanations suspectes. Mais pour certains pilotes, cette statistique est biaisée. Tant qu’ils n’affectent pas vraiment le vol, ces incidents ne feraient pas l’objet de compte-rendu. C’est la mort en 2012 d’un pilote britannique âgé de 43 ans qui a convaincu Eric B. de porter plainte : « L’autopsie a révélé qu’à priori, les causes de son décès sont relatives à ce syndrome aérotoxique. »
 
Ce pilote français, reconnu inapte depuis juin 2015, se positionne donc à son tour comme lanceur d’alerte :
 
Ce qui m’indigne, c’est la négation du problème. Le principe de précaution voudrait qu’on s’y intéresse !
 
Les syndicats des grandes compagnies commencent à s’en préoccuper eux-aussi, comme à Air France où le CHSCT avait demandé une enquête en 2009. Les conclusions n’ont été rendues que six ans plus tard, en mars dernier. Et, même si elles ne s’intéressent qu’à un seul vol entre Paris et la Martinique et qu’elle n’établissent aucun lien de causalité avec la toxicité de l’air des cabines, l'enquête n’écarte pas le risque de pathologies invalidantes."
 
Le laboratoire indépendant Analytika s'est penché en août 2015 sur le sujet et les résultats confirment les craintes exposées dans le documentaire.
 

Avions commerciaux : nombreux contaminants chimiques organiques toxiques dans l'air des cabines et cockpits

À la demande d'un pilote de ligne victime du "syndrome aérotoxique", le centre Analytika a conduit plusieurs investigations sur des échantillons d'air prélevés en cabine pendant  trois vols commerciaux différents (Nice-Genève, Genève-Marrakech et Marrakech-Bordeaux).
 
Le rapport analytique ci-dessous atteste de la présence de nombreux contaminants chimiques organiques toxiques dans chacun des échantillons :
  • un grand nombre d''hydrocarbures aliphatiques
  • plusieurs phthalates (perturbateurs endocriniens)
  • plusieurs contaminants de structure et toxicité inconnues, leur identité n'ayant pu être déterminée faute de spectre(s) de masse de référence comparable(s).
Bien que ces accidents soient répertoriés depuis plusieurs années, et que les preuves scientifiques de leur toxicité s'accumulent, la contamination du "bleed air" demeure ignorée des autorités officielles et des compagnies exploitantes.
 
Circulation du 'bleed air' dans un avion de ligne.
Circulation du 'bleed air' dans un avion de ligne.
 
Les conclusions des analyses sont pour le moins alarmantes:
 
Air respiré en cabine
 
Les données relatives à la contamination organique des trois échantillons d'air prélevé par vos soins en cabine sur pièges à charbon actif, sont présentées Figures 6 et suivantes.
 
Malgré la durée réduite de chaque opération de prélèvement, les trois échantillons d'air atmosphérique représentatifs de ces trois courts trajets aériens s'avèrent pollués, et -de plus- par un nombre très important de contaminants organiques toxiques.
 
Il s'agit de notre première étude sur ce type d'atmosphère « confinée », mais les résultats obtenus nous semblent d'ores et déjà tout à fait préoccupants pour de l'air supposé « respirable ».
 
En particulier l'existence de l'important « bruit de fond » observé, qui est constitué d'une multitude d'hydrocarbures aliphatiques et de plusieurs phthalates (perturbateurs endocirniens), témoignant d'une accumulation de vapeurs de lubrifiants et produits pétroliers divers (hors fluide synthétique MOBIL Jet Oil II) dans l'air de la cabine.
 
De plus, l'échantillon prélevé au cours du premier vol révèle aussi la présence de plusieurs autres contaminants toxiques : solvants chlorés (souvent cancérigènes), benzène (cancérigène avéré), toluène, xylènes, nombreux terpènes (souvent allergènes).
 
Enfin et surtout, cet échantillon révèle aussi l'existence d'un nombre important de contaminants qui ne relèvent pas de la catégorie des contaminants « classiques » pour l'air atmosphérique, dont les spectres de masse de référence (inhabituels...) sont absents de nos spectrothèques, et dont la nature exacte reste donc à ce jour inconnue et d'autant plus préoccupante ..."
 
Lorsque vos prenez l'avion, il y a donc des risques que vous respiriez un air vicié. Les médias ou les autorités "compétentes" ont-ils jamais enquêté sur ce scandale ou informé le public ? Peut-on encore seulement compter sur eux pour protéger la santé des passagers? Visiblement non.
 
Publié par Fawkes News


En savoir plus sur

http://www.fawkes-news.com/2016/12/le-grand-secret-de-laeronautique-savez.html#6ZTAfvZuwiFru9Fb.99



12/12/2016

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