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Le journal Le Monde défend les crimes de guerre dans le Donbass

Le journal Le Monde défend les crimes de guerre dans le Donbass

Le journal Le Monde défend les crimes de guerre dans le Donbass

Depuis quelques temps l’idée d’un tribunal type La Haye ou Nuremberg émerge jusqu’en Europe au sujet des crimes commis par l’Armée ukrainienne dans le Donbass. Cette idée est née d’abord avec l’horrible massacre d’Odessa du 2 mai 2014 ayant fait officiellement 47 morts, mais les témoins parlent de victimes cachées, de gens massacrés déjà dans le cœur de la ville, la fourchette donnée serait entre 106 et plus de 200 morts. Ces crimes affreux s’étaient déjà perpétrés en Ukraine durant la Révolution brune de l’Euromaïdan et poursuivis ensuite dans le Donbass. Pour contrer les communications et les dénonciations des crimes de guerre nombreux (pillages, exécutions sommaires, viols de masse, bombardements et massacres de civils), le journal Le Monde pourtant défini comme le plus intègre de la presse officielle française vient de sortir un article monstrueux de basse propagande. L’artillerie lourde en quelque sorte, c’était le 4 août dernier.

Pour décrédibiliser le travail de la commission des crimes de guerre et du Génocide qui travaille à Donetsk et qui n’a comme seul interlocuteur que la Russie, Le Monde tombe donc dans une propagande digne d’un des fondateurs de la propagande de masse, Goebbels… un exemple qui sera apprécié nous l’imaginons en Ukraine. Le journal français se livre à un drôle d’exercice, imaginez le plus grand quotidien de l’Allemagne nazie moquant un futur tribunal de guerre et prenant pour exemple l’utilisation d’une photo montage pour affirmer qu’il n’y a pas de génocide et de crimes de guerre sur son territoire… voici à peu près le travail du journal Le Monde dans son article, utilisant d’ailleurs les chiffres bas pour parler des victimes, 6 800. Or le président de la commission des crimes de guerre de Donetsk, Monsieur Jigoulin parle de comptage non établis et qui devraient comprendre les assassinats et répressions commises sur le territoire de l’Ukraine de Kiev, selon lui peut-être déjà 18 000 victimes.

L’article ne va pas plus loin, pas de nom de journaliste… juste le nom des coupables, l’agence AFP. Mondialement reconnue pour son manque d’objectivité constante et sa propension à servir le pouvoir français ou des intérêts parallèles de lobbyistes de toute sorte, l’agence une fois encore fait dans le sordide. Rappelons-nous la triste dérive et l’épinglage du mois de février dernier. Attaquée à plusieurs reprises par des journalistes intègres, l’AFP agit toutefois plus souvent dans l’ombre. Elle fit l’objet entre 2012 et 2013 d’une cellule de surveillance avec d’autres médias français sur le sujet de l’échelle de russophobie. Le résultat de l’enquête menée par mes soins avaient mis en exergue que les médias français, des nationaux aux régionaux étaient sous le contrôle de l’information de l’AFP ou d’autres agences comme Reuters, publiant selon leur importance et tirage jusqu’à plus de 90 % et pour les bons élèves jusqu’à environ 50 % d’articles « clefs en main » de l’AFP. Les plus mauvais élèves étaient à cette époque, Le Parisien, Sud-Ouest et Ouest-France pour ne citer que ceux-là (à l’échelle régionale moindre, le journal La Montagne).

Lorsque le tribunal des crimes de guerre commis en Ukraine et régulièrement dénoncés par Amnesty International se réunira un jour, je serai personnellement curieux de savoir ce qu’auront à répondre les dirigeants du journal Le Monde et de connaître aussi le nom du journaliste ayant osé « pondre » un tel article. Se répandront-ils en excuse sur les cadavres martyrisés du Donbass ? Il est plus probable que le mauvais coup sera oublié et que ces gens continueront à sévir et à souiller l’éthique des journalistes en dormant tranquillement sur leurs deux oreilles.

Laurent Brayard



09/08/2015

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