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Le martyr de la zone occupée du Donbass

Toujours en Avdeevka, en février 2017 au plus fort des combat des chars ukrainiens en totale violation des accords de Minsk, et sous les yeux des observateurs de l'OSCE, viennent se positionner au milieu des quartiers résidentiels.

En Avdeevka, un char ukrainien tire sur un immeuble civil. Quelques heures plus tard la propagande kiévienne parlera d'un tir républicain provenant de Yasinovataya...
 
A l'issue du coup d'Etat du Maïdan, Kiev a envoyé contre les régions russophones de Novorossiya ses unités régulières et ses bataillons spéciaux dans une "Opération anti-terroriste" qui devait écraser la protestation des populations ostracisées par le nouveau pouvoir.
 
Très rapidement, en 2014, les actions violentes menées par les paramilitaires et les soldats ukrainiens, transformant l'inquiétude des populations en frayeur légitime leur valurent le surnom de "punisseurs" et la protestation légitime du Donbass se mua alors en rébellion logique notamment suite aux massacres organisés à Odessa (2 mai) et Mariupol (9 mai).
 
Aujourd'hui il ne faut pas croire que la ligne de front du Donbass sépare deux entités distinctes, les Républiques populaires d'un côté et l'Ukraine de l'autre. En que ce soit sur le plan administratif (les anciens oblasts de Donetsk et Lugansk) géographique (le bassin du Don) économique (l'industrie minière) ou démographique (population russe) il s'agit bien d'une même région d'Europe distincte et homogène, résistant à une attaque militaire à caractère génocidaire et fracturée aujourd'hui par une ligne de front.   

Certains propagandistes fanatiques prétendent que ce sont les Républiques de Donetsk et Lugansk qui sont prises en otages par des "terroristes pro-russes" quand ce n'est pas tout bonnement l'armée russe elle-même ! Là encore il n'y a pas besoin de chercher à répondre à une propagande de guerre par une autre propagande de guerre, mais de regarder simplement les résultats des dernières élections réalisées dans les territoires des 2 oblasts contrôlés par Kiev pour découvrir que leurs populations officiellement "libérées" par la soldatesque ukrainienne continuent à voter massivement pour les candidats pro-russes qui ont le courage de se présenter... 


De Mariupol (Sud de Donetsk) à Mykhailivka (Nord de Lugansk) nous pouvons donc observer un territoire soumis à la botte kiévienne et que de nombreux politiciens ukrainiens veulent encore durcir en instaurant une loi martiale pour des populations déjà prises en otage par l'armée ukrainienne.


Chaque jour sont rapportés dans l'actualité des vols, pillages, brutalités, viols exercés contre ces populations pro-russes jugées "terroristes" parce que de nombreux membres de de leurs communautés ont rejoint les rangs des milices. 


Au moment des combats dans les secteurs situés sur la ligne de front, les forces ukrainiennes se positionnent volontairement au milieu de cette population civile, l'utilisant comme bouclier civil et même comme appât comme récemment en Avdeevka (Nord de Donetsk) ou à Mariupol (Sud de la DNR) où des tirs ukrainiens ont été retournés contre les civils occupés pour être ensuite attribués aux forces républicaines.


Ces images filmées par les habitants d'Avdeevka et des médias ukrainiens eux mêmes témoignent de cette ambiance de terreur qui règne dans les zones du Donbass occupées par Kiev.


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Source de l'article : Novorossiya Today 
 
L’armée ukrainienne utilise les habitants d’Avdeïevka 
comme bouclier humain
 
Dans son interview à la chaîne NewsOne, le président de la soi-disant administration militaire et civile de l’oblast de Donetsk (NDT: le  pouvoir kievien ne continue de nier l’existence de Républiques Populaires du Donbass et prétend administrer les territoires qui ne sont plus sous sa juridiction) Pave Jebrovski a reconnu que l’armée ukrainienne utilise la population civile des territoires occupés, notamment à la ville d’Avdeïevka, comme bouclier humain.
 
En même temps, les habitants d’Avdeïevka ont pu filmer l’armée du régime kievienen train de tirer sur les immeubles avec les chars pour les journalistes de la télé ukrainienne pour ensuite accuser les forces républicaine de ne pas respecter les accords de Minsk. Ce qui explique que la population locale n’accueille pas toujours à bras ouverts, mais plutôt à bras raccourcis des journalistes aux pratiques plus que douteuses.


17/03/2017

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