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Les médias occidentaux mènent en ce moment une large campagne de désinformation sur la Russie – mais par là même, ils attirent aussi l’attention sur notre pays.

Le Kremlin investit 7 milliards de roubles dans le développement de la langue russe

Plus de 19 000 personnes dans 50 pays du monde apprennent aujourd’hui la langue de Pouchkine dans les centres de Russie pour la science et la culture, dont le fonctionnement est géré par l’Agence fédérale pour la CEI, la diaspora russe à l’étranger et la coopération internationale culturelle (Rossotroudnitchestvo).

La directrice de l’agence, Lioubov Glebova, explique au quotidien Izvestia comment l’image de la Russie a évolué ces dernières années, et ce qu’il faut faire pour l’améliorer.

Lioubov Glebova, directrice de l’agence fédérale pour la CEI, la diaspora russe à l’étranger et la coopération internationale culturelle (Rossotroudnitchestvo). Crédits : rs.gov.ru

Lioubov Glebova, directrice de l’agence fédérale pour la CEI, la diaspora russe à l’étranger et la coopération internationale culturelle (Rossotroudnitchestvo). Crédits : rs.gov.ru

Izvestia : Le budget de Rossotroudnitchestvo pour 2015-2016 a-t-il subi des coupes ?

Lioubov Glebova : Oui, le budget de l’agence a été réduit de 10 % – comme ceux de tous les organes du pouvoir exécutif. Mais dans le même temps, le gouvernement a adopté un nouveau programme de développement de la langue russe pour 2016-2020, qui prévoit des investissements trop fois plus importants que le précédent.

Izvestia : De quelle somme parle-t-on, précisément ?

L.G. : Le gouvernement prévoit d’allouer 7 milliards de roubles en tout pour ce programme, dont 2 milliards à notre agence.

Izvestia : Quels sont les pays prioritaires ?

Le bâtiment de Rossotroudnitchestvo à Paris. Crédits : fra.rs.gov.ru

Le bâtiment de Rossotroudnitchestvo à Paris. Crédits : fra.rs.gov.ru

L.G. : Les pays de la CEI ont toujours été, restent et resteront notre priorité. C’est dans ces régions que nous comptons investir la plus grande partie des subventions qui nous seront accordées. Les pays de la CEI sont nos voisins proches et des acteurs de l’intégration économique ; nous sommes liés par une longue histoire commune et nous avons les perspectives les plus larges dans le développement de nos relations culturelles et scientifiques.

Par ailleurs, nous avons évidemment intérêt à renforcer les liens dans les pays avec lesquels notre coopération économique va croissant : j’ai nommé l’Europe. Nos relations avec les pays européens sont anciennes et nous avons beaucoup de bonnes traditions qui nécessitent d’être soutenues et développées.

Il faut, en premier lieu, développer les relations au niveau humain.

Izvestia : L’agence a été violemment critiquée, récemment, pour son travail visiblement peu efficace en Ukraine et en Moldavie. Qu’en dites-vous ?

L.G. : Pour en arriver là où nous sommes dans les relations avec l’Ukraine, une suite d’erreurs ont forcément été commises, aussi bien en politique que dans l’économie. Et dans le domaine culturel et scientifique, il faut l’avouer, nous n’avons pas non plus assez bien travaillé. En 2014, nous avons réfléchi en profondeur à ce qui avait été réalisé et à ce que nous comptons entreprendre dans l’avenir. Aujourd’hui, nous sommes parfaitement conscients qu’il faut, en premier lieu, développer les relations au niveau humain – nous devons créer les conditions nécessaires au déploiement de ces liens dans l’éducation, la culture, le sport, la religion, les médias.

Izvestia : La Russie suscite aujourd’hui un fort intérêt dans le monde, mais dans le même temps, le traitement médiatique de notre pays par les médias étrangers est majoritairement négatif.

L.G. : Les médias occidentaux mènent en ce moment une large campagne de désinformation sur la Russie – mais par là même, ils attirent aussi l’attention sur notre pays. Nous avons déclaré notre indépendance sur l’arène internationale et nous occupons des positions centrales sur de nombreuses questions géopolitiques-clé, ce qui a forcément augmenté le nombre de gens qui remarquent notre présence, qui s’intéressent à nous.

Aujourd’hui, notre objectif est d’offrir des réponses à tous ces gens qui, en ce moment, se demandent : mais qui sont ces Russes ? Mais nous ne devons pas nous limiter à des messages informatifs, il faut initier des projets de coopération. Nous devons créer un contexte culturel et empêcher la formation de cette image biaisée de la Russie. Nous ne sommes pas agressifs – nous sommes justes, rationnels, intéressants, et nous voulons nous faire entendre. Nous sommes conscients que l’espace informatif ne peut pas rester vide. Et si nous ne fournissons pas nous-mêmes les réponses aux questions qui surgissent, d’autres le feront à notre place.

 


11/06/2015

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