Cette colle magique permet de refermer une plaie en 60 secondes, sans agrafe ni point de suture : une petite révolution !

Les ingénieurs biomédicaux de l’Université de Sydney et des États-Unis viennent de publier un rapport sur leur dernière invention : une colle chirurgicale permettant une cicatrisation rapide de n’importe quel type de plaie (interne ou externe), grâce à la lumière et… sans agrafe, ni point de suture.

 

(ndlr: Comme très souvent pour ne pas dire toujours, le mot « invention » devrait être remplacé par « observation ». Le biomimétisme, source intarissable pour les « ingénieurs » biomédicaux, représente l’opportunité pour l’Homme de comprendre et reproduire ce que la nature a, elle, véritablement inventé/créé.

 

Les « ingénieurs » sont de remarquables observateurs, certes, mais ne font que plagier Dame Nature. Au mieux.

Au pire ils la dégénère. C’est du reste la raison d’être des « scientifiques » grassement rémunérés par des firmes antibiotiques comme Monsanto, Syngenta, BASF, DuPont et autres Dow Chemical.

 

Bien sûr j’imagine qu’un brevet va être déposé pour que cette « invention » rapporte de l’argent à un petit groupe d’egos en mode survie, alors que la connaissance qui a permis de la « découvrir » appartient à TOUS comme étant l’essence du patrimoine commun: la vie !

Concernant « l’innovation » présente, Idriss Aberkane vous expliquera bien mieux que moi quelle sont les propriétés méconnues de la moule, notamment de son byssus.

A vous ensuite de tisser les liens. C’est de circonstance 

Cette substance a été baptisée « MeTro », du nom de la protéine naturelle qui la compose. Elle est constituée de 3 agents principaux : d’abord, cette fameuse protéine, qui lui donne son élasticité, et lui permet de s’adapter à n’importe quelle forme de plaie. Qu’elle soit grande ou petite, le liquide s’introduit dedans afin de lier les deux extrémités. Viennent ensuite des molécules sensibles à la lumière qui provoquent l’activation et, enfin, des enzymes pour dégrader la matière, afin de faire disparaître ce pansement naturel.

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Et son utilisation est simple comme bonjour ! Une application, 60 secondes pour l’activation par la lumière, et la plaie est rebouchée ! Les enzymes peuvent être modifiées selon la durée nécessaire de protection de la plaie, et hop, une fois ce temps écoulé, le tour est joué !

Double avantage : ce produit trouverait également sa place dans les hôpitaux ! En chirurgie, il pourrait être appliqué sur des tissus qui se détendent, et sur lesquels il est difficile, voire impossible de suturer ou d’agrafer (poumons, cœur, artères). Idéal également pour une application sur les zones difficilement accessibles, puisqu’il peut être projeté.

 

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On peut encore lui imaginer mille usages possibles : accident de voiture, zone de guerre… et il y a vraiment de quoi être optimiste, selon le professeur Khademhosseini de la Harvard Medical School, ayant travaillé sur le projet :

« MeTro semble rester stable pendant la guérison des blessures, et ce dans des conditions mécaniques exigeantes, puis se dégrader sans aucun signe de toxicité. »

Testé sur des artères et poumons de rongeurs et des poumons de porcs, cette substance a réussi à sceller les incisions avec succès, comme le précisent les résultats de l’étude publiée dans Science Translational Medicine.

Ce composé est inspiré de la tropoélastine, un composé naturellement produit par l’organisme (précurseur soluble de l’élastine composant principal des fibres élastiques de l’organisme) auquel une substance étanche et photosensible. Une fois appliqué sur la plaie, MeTro est activé par une lumière UV qui le transforme et lui permet de fermer la plaie en conservant une étanchéité et une élasticité étonnantes. Le tissu normal peut ainsi plus rapidement cicatriser. De plus, une enzyme de dégradation sera intégré dans cette colle pour ajuster sa durée de vie, de quelques heures à plusieurs mois selon l’effet recherché.

« Les applications potentielles sont multiples – du traitement de blessures internes graves en cas d’urgence comme après des accidents de voiture ou dans des zones de guerre, ainsi que l’amélioration des chirurgies à l’hôpital »

déclare le Pr. Anthony Weiss co-auteur de l’étude, dans un communiqué de l’Université de Sydney.

S’ils parviennent à être financés, les essais cliniques devraient bientôt commencer. Et si les tests sont concluants, ce produit devrait rejoindre nos pharmacies d’ici 3 ans !

 

Pour aller plus loin :

 

Sources: Positivr.fr  /  sante.doctissimo.fr  /  Le Point  /  Bastamag

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