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On ne vois pas très bien Merkel ou Hollande contraindre Poroshenko, qui de toute manière n'obéit qu'aux Etats Unis.

Format Normandie: quand l'Ukraine insulte F. Hollande

Posted: 12 Oct 2016 01:25 AM PDT

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6 maisons détruites lors du bombardement ukrainien des faubourgs de Donetsk il y a 3 jours
 
Lorsque l'on entend A. Merkel inviter tous ses amis du Format Normandie à un dîner le 19 octobre au soir à Berlin, sans même parler du clash entre F. Hollande et V. Poutine, l'on se demande quelles illusions, ou quelle cécité, bercent les pays européens au sujet de l'Ukraine. Ce pays qui veut le départ du président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) et dont les ministres insultent F. Hollande sur Facebook. L'Ukraine ne veut pas la paix, ce régime ne peut survivre à une pacification des relations avec son peuple et elle l'affirme. Encore faut-il le lire. Pour qu'il n'y ait pas d'excuse en voici quelques morceaux choisis.
 


Ce qui a déclenché la colère des dirigeants ukrainiens, c'est cette petite phrase de F. Hollande, osant inciter l'Ukraine, pourtant timidement, à appliquer les accords de Minsk lors de la réunion de l'APCE à Strasbourg:
"Je le dis tout net, les progrès sont trop lents et nous devons avancer sur les conditions politiques et sécuritaires qui permettront d'obtenir le plus rapidement possible, comme les accords de Minsk le prévoient, des élections à l'Est de l'Ukraine, selon la loi ukrainienne et dans le respect des critères internationaux"
Le ministre de l'intérieur, A. Avakov, sur sa page Facebook, n'a pas supporté que la France ose critiquer publiquement l'Ukraine et lui demander d'appliquer les accords de Minsk, à savoir d'organiser des élections dans le Donbass et de respecter le cessez-le-feu. Lui qui se regorge de n'être pas un diplomate s'adresse en ces termes à F. Hollande. Au fait, il écrit en russe, et non en ukrainien, surprenant pour un "patriote".
François Hollande, Président de la France, en intervenant à l'APCE, a dit des choses absolument inacceptables pour l'Ukraine. Il a exigé qu'il y ait d'abord des élections dans le Donbass et que, ensuite seulement, les forces d'occupation russes soient retirées de la terre ukrainienne et que l'Ukraine reprennent possession de ses frontières. Il veut directement les élections après le cessez-le-feu et le retrait des forces!
En principe, il n'y a ici rien de choquant, et c'est d'ailleurs pourquoi les républiques ont organisé des primaires. Mais Kiev ne peut accepter un processus politique dans cette région, car il sait très bien qu'il ne peut le contrôler ni le falsifier, or, si le processus est libre, il perd politiquement. Quant aux mythiques troupes russes, passons.
De quel cessez-le-feu s'agit-il?! Quand 2 de nos militaires sont morts aujourd'hui et 7 sont blessés, justement lors du cessez-le-feu.
A. Avakov oublie certainement de préciser les dizaines de civils touchés, les centaines de mortiers envoyés sur les zones habitables ou les sites civils stratégiques, comme les centrales électriques. L'artillerie lourde utilisée hier dans le sud de la république de Donetsk. Par exemple encore, le 11 octobre, suite aux tirs ukrainiens sur le quartier de Sakhanka, il y eut 3 morts et 5 blessés, tous civils. En 24h, l'armée ukrainienne a tiré 462 fois sur la région de Donetsk et a utilisé 334 fois des armes interdites par les accords de Minsk. Autre exemple significatif, quand les combattants ont retiré leurs forces de la ligne de front, notamment à Stanitsa Luganska ou Petrovskoe, conformément aux derniers accords du groupe international de travail pour l'implantation des accords de Minsk, l'Ukraine, elle, ne se résoud pas remplir ses obligations et reporte toujours le moment du retrait. En raison des tirs ...
Ce Président français se prend trop au sérieux! D'abord le ministre des affaires étrangères français, Ayrault, qui raconte n'importe quoi lors de sa visite en Ukraine, maintenant Hollande.
Ainsi, ouvertement, Avakov, ministre de l'intérieur, considère comme du "n'importe quoi" l'incitation des autorités françaises à remplir ses obligations découlant des accords de Minsk. Les délires continuent sur toute une page sur les thèmes récurrents, notamment celui, fétiche, de l'Ukraine qui sauve les valeurs européennes contre l'agression russe, qui va bientôt toucher la France.

Autrement dit, l'Ukraine n'a pas besoin des accords de Minsk, ce que nous savions déjà, mais maintenant elle ne fait même plus semblant et ne gène pas pour le lancer au visage des "européens" qui jouent encore cette comédie de "l'Ukraine démocratique et pro-européenne qu'il faut défendre contre la Russie". L'Ukraine veut bien des aides financières, des aides militaires et stratégiques, elle n'a aucunement besoin des conseils pour appliquer les accords de Minsk. Car elle n'a pas besoin de la paix, le régime a besoin de terreur pour rester en place. 
 
Et dans leur magalomanie, les ukrainiens vont jusqu'à préparer une pétition pour demander le départ du président nouvellement élu de l'APCE, PedroAgramunt, qui veut sortir de l'impasse avec la Russie et veut son retour entre les murs du Conseil de l'Europe:
The participation of the Speaker of Russia's Federation Council, Valentina Matvienko, in the European Conference of Speakers of Parliament is very important because Russia is a member state of our Organisation and this year we are celebrating the 20th anniversary of Russia’s accession to the Council of Europe (...). The views of Russian MPs – as well as those of the MPs from the other Council of Europe member states – are essential when we discuss global challenges. The voice of parliamentarians from all 47 member states must be present in the Assembly Chamber
Forcément, l'Ukraine accuse P. Agramunt de défendre une position "pro-russe", donc inacceptable dans cette institution et veut son départ.

Voici l'Europe ouverte, tolérante, défendant ses valeurs historiques, cette Europe ukraïnisée noire-brune que l'on se prépare. Si ce repas à lieu à Berlin, les discussions seront certainement intéressantes, très intéressantes, tout autant que stériles. Pour qu'il y ait la paix, il faut soit la volonté de l'agresseur, soir la mise en oeuvre de moyens de contraintes réels. Je ne vois pas très bien Merkel ou Hollande contraindre Poroshenko, qui de toute manière n'obéit qu'aux Etats Unis.


13/10/2016

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