Les pays de la péninsule coréenne, provoqués par l'étranger, sont pratiquement au bord de la guerre, estime Nikolaï Patrouchev, le secrétaire du Conseil de sécurité russe. Il appuie les déclarations de Sergei Lavrov, qui craint un embrasement de l'Asie du Nord-Est en cas de recours à la force pour régler cette crise. 

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À occasion de l'inauguration de la 6e Conférence de Moscou sur la sécurité nationale, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, s'est prononcé sur la situation actuelle sur la péninsule coréenne. 

« On ne peut pas sous-estimer le problème de la péninsule nord-coréenne, où les pays, provoqués par l'étranger, se retrouvent en fait au bord de la guerre », a-t-il martelé. 

Ainsi, Nikolaï Patrouchev a-t-il renchéri sur les récentes déclarations de Sergei Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, selon lesquelles un règlement non pacifique de la crise actuelle pourrait dégénérer en catastrophe à l'échelle mondiale. 

« Nous exprimons notre entière solidarité avec l'attitude commune de la communauté internationale envers la politique de Pyongyang, nous réaffirmons notre attachement à toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu. Cependant, il est évident que le recours à la force, que l'on commence à mentionner ces derniers temps, pourrait avoir des conséquences désastreuses vis-à-vis de la péninsule coréenne et de l'Asie du Nord-Est dans son ensemble », a en effet souligné le ministre. 

L'intensification des essais de missiles nord-coréens a contribué ces derniers mois à l'aggravation des tensions avec les États-Unis, dans le contexte du début de la présidence de Donald Trump qui s'est dit déterminé à régler — seul, s'il le faut — la question nord-coréenne. 

Washington a envoyé vers la péninsule coréenne le porte-avions Carl Vinson et son escorte. Il devrait y arriver d'ici la fin de la semaine.