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PRÉSIDENTIELLES : VERS LE TRIOMPHE DE LA CASTE DES SURMORTS. H. GUAINO (25/04) Quand les gens verront qui est MACRON il sera trop tard, ce sera pire que LE PEN !

Macron-ique la France, ou la grande imposture du candidat « anti-système »

Entrefilets mar., 25 avr. 2017 18:59 UTC

 
En fait on n'y croyait pas. Naïfs que nous sommes, nous avons réellement pensé un instant que les sondages étaient bidouillés tant il nous paraissait inconcevable que des gens normaux puissent vouloir soutenir le produit Macron, poulain avéré de la caste des Surmorts, obscène petit commis-voyageur vide et glacé de l'oligarchie apatride. Et puis patatras. Le voilà qui triomphe au premier tour. 
L'immense opération d'ingénierie sociale lancée pour fabriquer le consentement à sa candidature avait donc fonctionné, prouvant indubitablement que grâce à sa toute puissance financière et à son contrôle quasi total des merdias français désormais, l'oligarchie pouvait se fabriquer un présidentiable sur mesures et surtout l'imposer dans les têtes, les esprits et finalement les urnes. 

Lassitude et dégoût 

Comme beaucoup j'ai (j'use provisoirement du «je» pour dire quelques impressions), j'ai donc suivi cette soirée électorale en zappant d'un show formaté à l'autre avec ce petit espoir encore suspendu au cœur que, peut-être, peut-être, peut-être... 

Un irréductible optimisme tout de même tempéré par cette petite voix intérieure qui me chuchotait de ne pas trop espérer de surprise dans un enfumage manifestement réglé comme du papier à musique depuis des mois. L'apparition du résultat final n'aura ainsi pas suscité en moi de réelle surprise, mais bien plutôt une immense lassitude teintée de dégoût. 

Qu'un tel personnage fabriqué de toutes pièces au vu et au su de tous (1); adoubé ensuite jusqu'à la nausée par le marketing indécent d'une presse prostituée à ses patrons milliardaires; qu'un tel personnage donc ait pu réunir tant de suffrages confinait à l'absurde. 


Ainsi donc, même dans un Hexagone réputé fort en gueule et à l'Histoire aussi résistante que résiliente, le politique était en train de céder définitivement la place aux liquidateurs de la finance mondialisée pour qui l'Histoire, les nations, les cultures, les identités et même les sexes doivent disparaître comme autant de scories inutiles freinant l'expansion du Marché

La France était en train de capituler sous mes yeux, brisée par les maîtres de l'illusion néolibérale, vaincue par des hordes de gogos et de bobos rêvant de devenir riches et célèbres, par des générations entières d'«enfants de la télé» efficacement formatés aux préceptes post-modernes. 

La politique du castor 

Ce à quoi nous assistons aujourd'hui est en fait la dernière étape de la mutation d'un parti unique français à deux têtes qui, depuis des décennies, s'est joué du peuple en simulant l'alternance pour mieux servir la fortune apatride et vagabonde. 

Désormais, voyant son modèle questionné, le Parti unique à deux têtes tente de changer de braquet et avance à visage découvert en imposant un poulain certes sans âme ni vision autre que celle du village global dans toute sa connerie, mais un poulain botoxé jusqu'au trognon par injection d'un océan de fric et de propagande merdiatique. 

Face à lui, une Marine Le Pen semble tout à coup respirer l'humanité, la réalité. Mais évidemment la politique du castor est déjà en marche si l'on ose dire, à l'échelle quasi cosmique d'ailleurs, pour construire tous les barrages nécessaires à endiguer la «montée du péril»... quoi déjà? Ouvrier? Euuh non, «fasciste» bien sûr (2), ce qui revient au même pour la caste. La farce du fameux «front républicain» va donc probablement fonctionner une nouvelle fois, avec bien sûr la caution intellectuelle de la gôche progressiste-sociétale, elle-même soutenue dans la rue par des hordes de petits «antifas» trop culs pour comprendre qu'ils défendent en réalité le seul fascisme en exercice dans l'Hexagone: le capitalisme terminal. 

Le 7 mai prochain, la caste des Surmorts pourrait donc bien confisquer le pouvoir en France en imposant son «Loup de Wall Street» à l'issue d'un reality show scénarisé au cordeau. 

Quant à l'hypothèse d'une victoire «malgré tout» de Marine Le Pen, on se demande simplement jusqu'où la caste serait alors prête à aller pour conserver ses manettes, son euro, ses dividendes, sa russophobie et ses guerres. Troubles sociaux majeures et gel du processus? Voire coup d'Etat? On sent bien que la pègre politico-merdiatique dirigeante serait prête à tout cautionner, vertueusement bien sûr. 

C'est que la vertu du Grand Capital n'a pas de prix. 

Au point où nous en sommes, et face à un Système aussi verrouillé et corrompu, nous ferons donc nôtre le commentaire de l'éditeur Slobodan Despot sur cette présidentielle tronquée et qui prône, d'un trait d'humour dépité, «son abolition et son remplacement par la solution d'Hubert Monteilhet: une monarchie absolue tempérée par l'assassinat.»(3) 

Histoire de clarifier les choses. 

Notes : 

(1) Extrait d'un texte de Fernand Le Pic, paru dans Antipresse N0 73. (...) «Mais arrêtons-nous un instant sur l'admirable montage d'illusionniste qu'est l'opération Macron, tant elle est révélatrice du «système». Le sourire du jeune Macron, façon pub dentifrice et bonne haleine, est tôt remarqué par Jean-Pierre Jouyet, l'énarque intime de Hollande et chef de l'inspection des finances de 2005 à 2007. Il y admet le presque déjà futur candidat (on voit plus loin qu'on le soupçonne dans l'élite de l'élite) et le façonne en 2 petites années. 

En 2006, il le fait entrer à la fondation Jean-Jaurès, courroie de transmission du département d'État américain via la fameuse «National Endowment for Democracy (NED)». En 2007, il le place en orbite chez Attali comme rapporteur général adjoint de sa fameuse «Commission pour la libération de la croissance française», où il côtoie Yves de Kerdrel (rédac'chef de Valeurs actuelles), Serge Weinberg (ancien bras droit de François Pinault), l'avocat Jean-Michel Darrois (un initié qui restera toujours très proche de «Manu»), Peter Brabeck (président de Nestlé), Claude Bébéar (ancien Président d'Axa, etc.) ou encore Mathilde Lemoine, en autres conseillère de Dominique de Villepin. 

Jouyet le fait aussi entrer au sein des «Gracques», surnommé «Gracques 40» par les initiés, ce club informel d'une vingtaine de membres dont les élites françaises de couloirs raffolent, et qui réunit notamment Matthieu Pigasse, Bernard Spitz et à nouveau Mathilde Lemoine. Quelques mois plus tard, il faut financer ce poulain de course qui n'a pas le sou, alors on le fait entrer chez Rothschild et on lui confie le dossier Nestlé-Pfizer à 11 milliards de dollars qu'il bouclera juste à temps pour suivre Jouyet à l'Élysée en 2012, avec quelques millions d'euros en poche. (...) 

Le façonnage du produit Macron passera par l'admission au sein d'autres groupes d'influence atlantistes comme Bilderberg, les Young Leaders et autres. 

Comme déjà futur candidat potentiel de substitution (Hollande sait qu'il n'a aucune chance), il a encore besoin d'une légitimité du pouvoir. En l'absence de tout mandat électif, elle lui est finalement perfusée cliniquement comme ministre, à la fois de «l'économie» chapeautant les services qui avaient techniquement accès aux données privées de Danone et Fillon, et du «numérique» pour asseoir son profil d'innovant et de «désir d'avenir» (en mémoire de sa chère et tendre Ségolène).
 
Il profitera de son passage à Bercy pour faire une avance à ses sponsors en offrant le tribut Alstom à General Electric. En fait c'était une des conditions pour qu'on l'y place. Un test grandeur nature de son allégeance aux États-Unis et de sa méprisante considération pour l'industrie d'une France évaporée. 

Le tout récent entretien téléphonique qu'Obama lui accordait confirmait son adoubement «gauche atlantique de luxe». En bon ancien président socialiste, il passa son coup de fil de parrainage depuis le «Rising Sun», méga-yacht de 140 mètres de long, mouillant au large de Tahiti et appartenant au milliardaire David Geffen, grand promoteur de la cause des minorités gay devant l'Éternel. 

Macron ayant ainsi l'argent, l'entregent, et l'avenant du «système», il allait bientôt pouvoir servir son célèbre «en-même-temps» de potentiel futur président à un auditoire bombardé de son culte. Juste le temps de mettre en scène sa fausse brouille avec Hollande et son départ du gouvernement. » (...) 
Macron-Le Pen ou le retour fracassant de la lutte des classes 
http://antipresse.tumblr.com


28/04/2017

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