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QU'EST-CE QUE LA PROPAGANDE ? COMMENT ET PAR QUELS MOYENS EST-ELLE MISE EN PLACE ?

1- Définition

 En latin, propaganda est l’adjectif verbal de propagere signifiant littéralement ce qui doit être propagé.

La propagande est une action exercée par le pouvoir politique sur l'opinion public pour faire accepter certaines idées notamment dans le domaine politique, social et religieux. 

 

Comme la censure celle-ci est dirigée par le gouvernement et a pour but de faire passer une idée et la faire adopter par tous.

C'est le fait d'influencer,par des actions ostentatoires et souvent directes, la faculté de décider des individus, et les orienter dans le sens où l'on veut les mener.

 

Ce système d'oppression peut-être caractérisé par une forte volonté de pouvoir et de d'asservitude par celui qui l'utilise.

La propagande complète la censure, car elle opère dans le même but, c'est à dire de contrôler les gens mais par influence, sélection et modification des informations annoncées, tandis que la censure la supprime.

 

C'est une maîtrise partielle ou totale de l'information.

On peut aussi dire que la censure va créer un manque ou besoin d'information que la propagande va combler.

 

2-Techniques de propagande

 Il y a plusieurs façons de pratiquer la propagande, selon le but, la personne qui l’emploie et la personne pour qui elle est destinée. Dans la plupart des cas, il s’agit d’argumentations fallacieuses, ce qui veut dire qu’elles paraissent justes et logiques alors qu’au fond elles ne sont pas valides.

 

Ces argumentations sont menées de façon psychologiques ou déterminatives, c’est-à-dire que celui qui diffuse la propagande peut agir de façon rhétorique ou émotionnelle. Il faut savoir que les stratégies de diffusion de l’information ne deviennent des stratégies de propagande qu’à partir du moment où elles diffusent effectivement des messages de propagande.

 

Voici quelques exemples de méthodes utilisées, la plupart relevant du domaine émotif de l'individu :

La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l'idée qu'on veut lui inculquer. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, « l'Allemagne doit périr ! », pour affirmer que les Alliés ont pour but l'extermination du peuple allemand.

 

Appel à l'autorité : l'appel à l'autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite.

 

Témoignage : les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l'individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande.

 

Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l'auditoire d'adopter une idée en insinuant qu'un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l'auditoire à suivre le propagandiste.

 

Redéfinitionrévisionnisme : consiste à redéfinir des mots ou à falsifier l'histoire de façon partisane.

 

Obtenir la désapprobation : cette technique consiste à suggérer qu'une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l'auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l'étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d'avis.

 

Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l'auditoire. Par exemple, faire appel à l'amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l'honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l'esprit critique de l'auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.

 

Imprécision intentionnelle : il s'agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L'intention est de donner au discours un contenu d'apparence scientifique, sans permettre d'analyser sa validité ou son applicabilité. Ces imprécisions peuvent se glisser dans le système juridique, sous forme d'un droit mou, poussant à la communication en vue d'obtenir des informations, tout en influençant l'opinion publique.

 

Transfert : cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d'une personne, d'une entité, d'un objet ou d'une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d'un camp à l'autre, lors d'un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu'elle s'identifie avec l'autorité reconnue.

 

Simplification exagérée : ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes.

 

Quidam : pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d'une personne ordinaire. Par projection, l'auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble.

 

Stéréotyper ou étiqueter : cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l'auditoire pour le pousser à rejeter l'objet de la campagne de propagande.

 

Bouc émissaire : en jetant l'anathème sur un individu ou un groupe d'individus, accusés à tort d'être responsables d'un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n'a pas à approfondir le problème lui-même.

 

 

Slogans : un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits.

 

Glissement sémantique : technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens (euphémisme). Le glissement sémantique peut à l'inverse renforcer la force expressive pour mieux émouvoir l'auditoire. Exemples : « frappe aérienne » à la place de « bombardement », « dommages collatéraux » à la place de « victimes civiles », « libéralisme » à la place de « capitalisme », « loi de la jungle » à la place de « libéralisme », « solidarité » à la place d'« impôt », « pédagogie préventive » à la place de « répression policière », « intervention humanitaire préventive » à la place d'« intervention militaire ».

 

3- Moyens de diffusion

 Plusieurs moyens sont possibles pour diffuser un message de propagande.

Ce sont tous des moyens de communications, mais la plupart relève des médias de masse.

En effet, depuis l’apparition de ces derniers, la propagande s’est vue intensifiée et cela grâce a la rapidité et à la massification des communications.

 

Voici les principaux moyens :

 Photos avec photomontage (vers 1830)

 La télévision-cinéma

 La radio

 Les journaux

 Par l'éducation à l'école

 Publicité

 Livres

 Pièce de théâtre

 Internet

 Affiche avec slogan

 Falsification d'images

 Sondages biaisés



18/05/2018

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