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QUAND LES BACTERIES "FORCENT LE PASSAGE"

PREVENIR L'ENDOCARDITE INFECTIEUSE

 
QU'EST-CE QUE L'ENDOCARDITE INFECTIEUSE ?


La protection naturelle de votre organisme contre les microbes susceptibles de provoquer des maladies infectieuses, est en partie assurée par la peau et les muqueuses qui constituent une barrière, en principe, infranchissable entre le milieu extérieur et l'intérieur du corps humain.

Toute effraction de cette "barrière" naturelle, cutanée ou muqueuse, et particulièrement celle occasionnée par des soins dentaires au niveau de la muqueuse buccale, peut être à l'origine d'une bactériémie, c'est-à-dire du passage de bactéries dans la circulation sanguine. Ces bactéries présentes dans le sang peuvent, lors de leur passage au niveau du coeur, se fixer et se développer sur le revêtement interne de ses cavités (endocarde) et plus particulièrement sur les valves cardiaques. Cette infection est appelée endocardite infectieuse.

DES TERRAINS PROPICES

Des valves et un endocarde déjà altérés par une affection acquise ou congénitale, de même que les prothèses valvulaires cardiaques sont des terrains propices à la fixation des bactéries. L'atteinte infectieuse de l'endocarde d'un coeur sain avec des valves normales est également possible mais plus rare.

Structure Cardiaque - Source Fédération Française de Cardiologie
CONSEQUENCES DE L'ENDOCARDITE INFECTIEUSE

DE GRAVES COMPLICATIONS

En l'absence de traitement, la multiplication des bactéries au niveau de l'endocarde peut être à l'origine de complications graves :

  • Des "végétations" de taille variable, formées d'amas de fibrine, de cellules et de bactéries, peuvent se développer sur les valves. Le risque est qu'elles soient emportées par le courant sanguin, et causent l'interruption de la circulation (embolies) dans d'autres parties du corps (cerveau, rate, membres ...), ou bien favorisent la dissémination de l'infection dans d'autres organes (foyers infectieux secondaires).
  • Il peut y avoir destruction des valves cardiaques qui deviennent incapables d'assurer l'étanchéité entre les cavités cardiaques. Ceci peut aboutir de façon plus ou moins rapide à une insuffisance cardiaque grave. Son traitement nécessite un remplacement de la valve infectée par une prothèse valvulaire.
  • Des abcès intracardiaques, survenant généralement en regard des valves, peuvent favoriser la résistance de l'infection au traitement antibiotique et provoquer des dégâts tissulaires importants. Leur traitement nécessite pratiquement toujours une intervention chirurgicale.

UNE MALADIE ENCORE FREQUENTE ET GRAVE ...

Cette infection, développée au niveau des valves cardiaques, reste un problème préoccupant en raison de sa fréquence et de sa gravité. Environ 1300 cas d'endocardites sont encore observés chaque année en France, et des enquêtes montrent que ce nombre ne semble pas diminuer depuis 10 ans. Une proportion croissante de sujets âgés est concernée.

Même si son pronostic a été très amélioré au cours des vingt dernières années, l'endocardite infectieuse reste une maladie aux conséquences immédiates et secondaires souvent graves.

Elle nécessite toujours une hospitalisation et un traitement prolongés. Beaucoup de patients, même guéris de l'infection, devront subir une intervention chirurgicale pour remplacer la ou les valves atteintes. D'autres garderont des séquelles plus ou moins lourdes au niveau cardiaque ou d'autres organes, en particulier le cerveau.

... MAIS UNE MALADIE QUE L'ON PEUT PREVENIR

La prévention de l'endocardite infectieuse repose sur une démarche en trois points :
  • Identifier les "sujets à risque"
    Dans deux tiers des cas, l'endocardite survient chez des sujets "à risque", c'est-à-dire ayant déjà soit une maladie des valves cardiaques pré-existante, soit une prothèse valvulaire cardiaque, ou bien ayant déjà fait une endocardite.
  • Connaître les "gestes à risque"
    Dans environ la moitié des cas, l'endocardite survient à l'occasion de "gestes à risque". Il s'agit avant tout de soins dentaires, mais aussi de certains examens ou traitements au niveau du tube digestif, de l'appareil urinaire, de l'appareil respiratoire ou de la peau. Ces "gestes à risque" représentent ce qu'on appelle des "portes d'entrée" de l'infection.
  • Protéger
    Administrer préventivement des antibiotiques chez les "sujets à risque" à l'occasion d'un "geste à risque" permet d'éviter l'endocardite en empêchant la fixation des bactéries sur les valves et en s'opposant à leur croissance.

Cette démarche représente le principe essentiel de la prévention de l'endocardite infectieuse. Correctement et systématiquement suivie, elle devrait permettre de réduire encore le nombre de cas d'endocardites.

LA PREVENTION EN PRATIQUE *
(* : D'après la Conférence de consensus réunie en mars 1992)

DEVEZ-VOUS VOUS PROTEGER ?

C'est bien entendu votre médecin qui vous identifiera comme "sujet à risque" et qui vous précisera si votre cardiopathie nécessite une administration d'antibiotiques à l'occasion d'un "geste à risque".

Il peut s'agir d'une cardiopathie à haut risque :

  • prothèse valvulaire,
  • cardiopathies congénitales cyanogènes,
  • antécédent d'endocardite infectieuse.

Les autres cardiopathies à risque étant :

  • valvulopathies : insuffisance aortique, insuffisance mitrale, rétrécissement aortique, prolapsus valvulaire avec insuffisance mitrale et / ou épaississement valvulaire, bicuspidie aortique,
  • cardiopathies congénitales non cyanogènes sauf la communication interauriculaire,
  • myocardiopathies obstructives.

QUAND VOUS PROTEGER ?

La encore, c'est à votre médecin de confirmer les examens et traitements qui peuvent présenter pour vous un risque d'endocardite infectieuse et nécessiter une administration d'antibiotiques. Ceux-ci concernent principalement :

  • Les soins bucco-dentaires : toutes les interventions portant sur la pulpe dentaire ou touchant les gencives nécessitent une antibiothérapie. Seules les caries superficielles ne nécessitent pas de précautions particulières. Implants, chirurgie parodontale et prothèses pour dents à dépulper sont notamment déconseillés.
  • Les soins ORL : amydalectomies, adénoidectomies, intubations naso-trachéales.
  • Les soins gastro-intestinaux : dilatation oesophagiennes, traitements endo-oesophagiens par laser, sclérose de varices oesophagiennes, interventions digestives portant sur un appareil potentiellement infecté, coloscopies et rectosigmoïdoscopies, notamment en cas de lésions cancéreuses etc ...
  • Les soins urogénitaux.
  • Les soins gastro-cutanés portant sur un tissu infecté.

Si vous vous savez porteur d'une cardiopathie à risque et, à fortiori, si l'on vous a délivré une carte de prévention de l'endocardite infectieuse, n'hésitez pas à demander à votre médecin ou à votre chirurgien dentiste si tel examen ou traitement nécessite, dans votre cas, une protection par antibiotiques. PRESENTEZ-LUI VOTRE CARTE.

COMMENT VOUS PROTEGER ? 

Si vous avez une des cardiopathies à risque d'endocardite infectieuse, et si sont envisagés un examen et / ou un traitement représentant un des "gestes à risque", votre chirurgien dentiste ou votre médecin vous prescrira un traitement antibiotique.

Le choix du ou des antibiotiques, la quantité à administrer, la voie (comprimé ou perfusion intraveineuse) et le temps d'administration peuvent être variables selon le geste à risque et sont définis par le chirurgien dentiste ou le médecin. En pratique, l'antibiotique doit être administré dans l'heure précédant le geste. Il ne doit pas être prescrit plus tôt pour ne pas risquer de sélectionner des bactéries qui seraient alors résistantes à l'antibiotique utilisé.

La carte de prévention de l'endocardite infectieuse qui vous a été remise ne mentionne que la situation la plus fréquente qui est celle des soins dentaires ambulatoires. Présentez-la systématiquement à votre chirurgien dentiste. Dans ce cas, l'antibiotique est administré en une seule prise dans l'heure précédant le geste. La carte mentionne l'antibiotique qui est recommandé selon que vous êtes (carte jaune) ou que vous n'êtes pas (carte rouge) allergique aux bêta-lactamines.

Le chirurgien dentiste peut cependant être amené à vous prescrire cet antibiotique pour une durée plus prolongée, voire un autre antibiotique, si votre situation le nécessite.

Si les soins sont réalisés sous anesthésie générale ou s'il s'agit de "gestes à risque" autres que des soins bucco-dentaires, votre médecin ou le chirurgien appliquera d'autres mesures.

carte de prévention de l'endocardite infectieuse - Source Fédération Française de Cardiologie

LA PREVENTION AU QUOTIDIEN

La prévention de l'endocardite infectieuse ne se résume pas à la protection par les antibiotiques. Un tiers des cas d'endocardite concerne des sujets ayant un "coeur présumé sain". Bien sûr, il n'est pas envisageable de traiter l'ensemble de la population par antibiotiques pour chacun des "gestes à risque". En outre, un tiers des cas d'endocardite survient en dehors des "gestes à risque" identifiés. Des mesures d'hygiène générale sont indispensables. Elles doivent être suivies par tous.

L'HYGIENE BUCCO-DENTAIRE

Elle doit être constante tout au long de la vie car un mauvais état dentaire fait le lit de l'endocardite.

  • Brossage des dents, soigneux, prolongé, deux fois par jour.
  • Surveillance régulière systématique chez le chirurgien dentiste, sans attendre d'avoir mal aux dents. Cette surveillance permet de traiter à temps des caries superficielles dont le traitement est sans risque d'endocardite, de faire régulièrement un détartrage qui protège des maladies des gencives (lésions parodontales), source importante d'infection.

LA LUTTE CONTRE L'INFECTION

Il s'agit de prendre des mesures d'aseptie les plus strictes possibles lors de manoeuvres à risque infectieux, comme par exemple le traitement des lésions cutanées, des brûlures.

EN CAS DE FIEVRE

Ne prenez pas d'antibiotiques sans que la cause en ait été identifiée, en faisant les examens nécessaires et en prenant avis auprès de votre médecin. Tout état fébrile doit faire l'objet d'un examen médical afin qu'un diagnostic précis soit porté et un traitement adapté soit prescrit.

VOTRE CARTE PERSONNELLE DE PREVENTION DE L'ENDOCARDITE INFECTIEUSE

Si vous avez une cardiopathie à risque, demandez cette carte à votre cardiologue s'il ne vous l'a pas déjà remise. Gardez-la sur vous en permanence. Présentez-la systématiquement à votre chirurgien-dentiste, à votre médecin, aux spécialistes que vous consultez et si vous êtes hospitalisé.

Les dents dévitalisées sont-elles dangereuses ?

Message de Michel Dogna pour Alternative Santé

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Il ne fait aucun doute que la sphère dentaire soit une véritable plaque tournante neurologique et réflexologique de tout l’ensemble du corps. Il est resté imprimé dans ma mémoire un croquis édifiant relevé dans la célèbre en son temps Encyclopédie Time Life. On y voyait un corps humain dont les différentes parties étaient proportionnelles en dimensions à la densité d’interconnexion avec les autres organes. Cela donnait une image totalement psychédélique avec une mâchoire gigantesque surplombant un tout petit corps.  


Il existe en l’occurrence différentes cartes de réflexologie dentaire, reliant chaque dent à un organe ou une fonction organique telles celle du Dr Roth, de Boris de Bardo, de la médecine chinoise, etc., mais leur comparaison laisse dubitatif face aux nombreuses discordances que l’on peut relever, même si dans l’ensemble on y relève beaucoup de points communs. Evidemment ces cartes peuvent donner des pistes concernant le rapport entre des dents dévitalisées et des pathologies installées.

Mais là où le problème se complique encore, c’est au niveau de ce que l’on appelle l’occlusion dentaire, qui consiste à une égale répartition de la pression entre les différentes dents du haut et du bas et qui peut s’élever mâchoires serrées chez l’homme à 800 kg / cm².

Ceci fait même l’objet d’une spécialité ; la mandibulogie. En effet, une dent comprimée en permanence peut créer des troubles graves comme des dorsalgies terribles (chaque dent correspond à une vertèbre – voir Roths), des fièvres inexpliquées, des problèmes gynéco chez la femme, des acouphènes, des vertiges de Ménières, des problèmes cardiaques, etc., etc.- j’ai vu tout cela, y compris le cas d’une de mes filles qui avait mystérieusement mal aux genoux depuis des mois et qui a été immédiatement guérie après qu’un ostéopathe ait découvert qu’elle ne desserrait jamais les mâchoires.

Enfin, là où l’on y perd son latin, c’est quand des réflexologues nous parlent de certaines dents toxiques, même saines ! Aussi leur détection ne peut se faire que par des investigations psycho-énergétiques, dans la mesure où l’opérateur mérite confiance….

Toutes ces considérations collatérales pour mettre en évidence que les dents dévitalisées ne sont que l’un des volets  des morbidités dentaires.

Il n’est pas question ici de nier ici les multiples guérisons spontanées résultant de la suppression d’une dent dévitalisée bien ciblée, mais de ne pas oublier tous les cas où l’on a enlevé des dents pour rien, aucun résultat n’ayant été obtenu. Cela me fait penser à la torsion d’esprit de la plupart des psy qui ramènent systématiquement toutes les maladies à des problèmes psychologiques, y compris le cancer ; oui cela existe, même en tant que cofacteur, mais la pollution et l’empoisonnement ça existe aussi !

J'ai connu un médecin tombé dans ce fanatisme qui s’est fait arracher toutes ses dents et qui est mort ensuite d’un cancer et d’une sclérose en plaque associés.

J’ai connu à la campagne des dizaines de vieilles gens ainsi que parmi mes grands parents qui n’avaient plus une seule dent et qui étaient perclus d’arthrite, ou victimes de problèmes de santé divers plus ou moins graves…..comme tous ceux qui vivaient avec leurs dents pourries.

En outre, je voudrais soulever une considération annexe et plus terre à terre :

Tout le monde sait qu’un cabinet dentaire doit supporter de grosses charges en matériel professionnel homologué. Ce n’est pas avec les obturations qu’un dentiste gagne sa vie, mais avec les prothèses et maintenant les implants. L’on peut comprendre la tentation d’arracher des dents de certains…

En ce qui me concerne, si je me faisais enlever toutes mes dents dévitalisées, il ne me resterait que trois canines et quelques incisives.

A 72 ans, je me traîne mes petits problèmes que je gère fort bien, et tout va bien avec mes prothèses. Et je me dis que « Le mieux est l’ennemi du bien ! »

Michel Dogna

   Source : Alternative santé



21/04/2017

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