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Rencontre historique entre des centaines d'enfants placés à Soleure + La grogne de parents valaisans face aux autorités de tutelle

Des photos d'archives sont consultées à Fribourg par des chercheurs travaillant sur les internements administratifs.

Des photos d'archives sont consultées à Fribourg par des chercheurs travaillant sur les internements administratifs. [Anthony Anex - KEYSTONE]
Quelque 800 ex-enfants placés et autres victimes de mesures de coercition à des fins d'assistance se sont rencontrés samedi à Mümliswil (SO). Il s'agit d'une première dans l'histoire suisse.

Les participants à cette rencontre sont les derniers témoins de ce chapitre noir de la Suisse, ont indiqué les membres de l'initiative dite "sur la réparation", organisateurs de l'événement.

Cette fête commune marque la fin de l'initiative de réparation et le début du projet qui lui succède, le "Bistrot d'échange". Celui-ci doit devenir, pour les personnes concernées, un lieu pour les échanges d'histoires personnelles.

Dizaines de milliers d'enfants placés jusqu'en 1981

Des mesures de coercition à des fins d'assistance ont été ordonnées en Suisse jusqu'en 1981. Des dizaines de milliers d'enfants et de jeunes gens ont été engagés dans des fermes ou placés dans des foyers et nombre d'entre eux ont été maltraités ou abusés.

Des personnes ont ainsi été stérilisées de force, utilisées pour des tests de médicaments ou internées sans jugement, parce que leur mode de vie ne correspondait pas aux conceptions des autorités.

L'Office fédéral de la justice a reçu 9018 demandes de contribution de solidarité d'enfants placés.

Modifié hier à 23:03

La grogne de parents valaisans face aux autorités de tutelle

Autorités de tutelle, les Valaisans demandent la professionnalisation des APEA
Autorités de tutelle: les Valaisans demandent la professionnalisation des APEA 19h30 / 2 min. / hier à 19:30
En Valais, des parents disent leur détresse face aux autorités tutélaires qui ont les pleins pouvoirs sur le placement d'un enfant ou le droit de visite d'un parent. Ils sont nombreux à dénoncer des abus.

Depuis des semaines, Sandra Rimet manifeste devant l'Autorité valaisanne de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA). Pancarte à la main, cette mère veut récupérer la garde de son fils.

 

Malgré une décision de la justice cantonale en sa faveur en octobre 2017, la mère se heurte à l'APEA qui, selon elle, fait la sourde oreille. "J'aimerais que des gens compétents occupent ces postes et qu'ils aient une formation adéquate pour réagir aux problèmes des familles, ce qui n'est pas le cas actuellement", explique au 19h30 Sandra Rimet.

Des miliciens en fonction

Inaction ou incompétence, ces reproches reviennent dans plusieurs témoignages recueillis par la RTS. Le Valais est le dernier canton romand à ne pas avoir professionnalisé ses APEA. Chargées notamment des mesures de protection des mineures, ces autorités sont composées de citoyens non-professionnels, soutenus par un greffier-juriste. Elles ont succédé en 2013 aux chambres pupillaires.

Pour l'association suisse des curatrices et curateurs professionnels, il y a urgence. Les APEA traitent des cas de plus en plus complexes et lourds pour des miliciens.

"Nous devons prendre des décisions importantes et cela nécessite un certain nombre de compétences dans le domaine médical et des assurances sociales", explique Frédéric Vuissoz, président du groupe latin de l'association.

Interpellation du Parlement

Contactées par la RTS, les APEA ont décliné tout commentaire. Quant au conseiller d'Etat en charge des institutions, il se réfugie derrière un train de mesures en discussion.

"Les APEA prennent 6000 décisions par année", rappelle Frédéric Favre. "Je pense que dans la majeure partie des cas, elles le font bien. Est-ce que toutes les structures permettent un degré de professionnalisation suffisant? C'est ce que nous devrons analyser ces prochains mois."

Le Parlement valaisan a également interpellé le Conseil d'Etat la semaine dernière à ce sujet. Il réclame une professionnalisation rapide de ces autorités de tutelle à la suite notamment d'une perte de plusieurs millions de francs dans une affaire de tutelle.



01/07/2018

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