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Robert A. Monroe : « Ultimate Journey » Ce dernier livre a quelque chose du "Voyage définitif" de Carlos Castaneda

Le premier chapitre est en effet le résumé du parcours de l’auteur. Il y décrit ses premières expériences hors du corps involontaires, et toute la peur qu’elles engendraient. Il explique comment il a peu à peu transformé ces « Inconnues » en « Connues », faisant disparaître la peur. Il explique comment il a dû adapter et changer son Système de Croyance.
 
Robert A. Monroe est le fondateur de l’Institut Monroe, et est l’auteur de trois livres dont le dernier n’a pas encore été traduit en français, malgré son grand intérêt :

Ultimate Journey
Journeys Out of the Body (Le voyage hors du corps) (1971)

Far Journeys (Fantastiques expériences de voyage astral) (1985) – Voir ici un extrait sur la prédation de l’énergie émotionnelle, le Loosh.

Ultimate Journey (non-traduit) (1994)

On peut ajouter à cette liste le livre d’une continuatrice de Robert Monroe, Rosalind A. McKnight : Cosmic Journeys (d’une saveur nettement différente que les livres de Robert Monroe).

Ce dernier livre a quelque chose du "Voyage définitif" de Carlos Castaneda : une récapitulation et un condensé de ses recherches et expériences.

Le premier chapitre est en effet le résumé du parcours de l’auteur. Il y décrit ses premières expériences hors du corps involontaires, et toute la peur qu’elles engendraient. Il explique comment il a peu à peu transformé ces « Inconnues » en « Connues », faisant disparaître la peur. Il explique comment il a dû adapter et changer son Système de Croyance.

Après avoir évoqué le contexte, il reproduit une discussion avec son « ami INSPEC », abréviation pour « espèce intelligente ». C’est un être qu’il rencontrait hors de son corps, au-delà du « Bruit de la Fréquence H » (Monroe employait ce terme pour la zone des pensées désorganisées de tous les êtres sur terre, surtout les êtres humains, un peu comme une noosphère. C’est une masse d’énergie cacophonique dont l’amplitude dépend des émotions, c’est une couche réfléchissante qu’il vaut mieux traverser rapidement.-p.17). Son ami INSPEC (certains parleraient « d’ange ») le félicite d’avoir dépassé ses peurs, et lui dit que c’est parce qu’il a envoyé un signal d’aide qu’il lui a répondu (« Les mots et les rituels sont dénués de sens, c’est la pensée… l’émotion… qui fait le signal. Si le signal approprié est donné, nous pouvons aider. » -p.19). L’INSPEC lui explique qu’au-delà du but d’aider l’humanité, il y a aussi un autre but que Robert Monroe doit chercher à atteindre : « revenir Chez Soi » (p.23).

Car l’auteur se définit comme humain car il se focalise sur ces « principaux concepts de conscience », mais s’il les change, il n’est « plus humain ». L’être humain permet d’acquérir des expériences, mais ce n’est qu’une étape. L’INSPEC l’invite à étendre son esprit jusqu’à l’idée qu’il a de ce qu’est le Chez Soi. Il voit alors d’innombrables teintes de couleurs et entend la musique de milliers d’instruments et de voix, de mélodies… Mais il finit par se rendre compte que la forme des nuages se répète, que les modèles, que la musique, se répètent… en fait, il se rend compte que tout se répète, et que c’est pour cela qu’il a quitté cette éternité.

Cette expérience du Chez Soi touche beaucoup Robert Monroe. Il a besoin de quelques nouvelles rencontres avec les êtres rayonnants INSPECS pour s’habituer aux changements. Il décrit à nouveau la terre comme entourée d’une série de globes lumineux semi-transparents où se manifeste l’activité émotionnelle et intellectuelle des êtres vivants, et où se trouvent les défunts. Puis il décrit aussi une expérience où il se retrouve dans une grande vallée naturelle, pleine de forêts, où deux million d’êtres humains vivent dans les arbres, avec les dortoirs sous terre. L’INSPEC explique que c’est la terre il y a un million d’années. Ils vivent nus, sont en parfaite condition physique, et contrôlent les processus de leur corps ainsi que la météo par l’esprit. Ils vivent en harmonie avec les animaux. Ces humains d’antan expliquent à l’auteur qu’ils explorent des mondes et attendent un signal pour quitter cette vallée.

Souhaitant ensuite rencontrer des non-humains, Robert Monroe dans une partie d’un organisme plus ou moins robotique, lui envoyant des impulsions à répétition. Il ne parvient pas cependant à établir de communication positive. Redemandant à l’INSPEC de lui présenter un non-humain, il se retrouve dans l’espace devant une gigantesque soucoupe volante, qui rétrécit soudainement. Il rencontre alors une sorte d’hologramme d’un humain qui lui explique qu’il « récolte » des blagues provenant du sens de l’humour des gens sur terre.

Puis l’auteur demande à l’INSPEC de rencontrer la personne la plus évoluée sur terre. Il se retrouve dans une chambre où un individu est assis à son bureau, il ne peut pas dire si c’est un homme ou une femme. C’est un individu entre 30 et 50 ans qui semble normal mais qui rayonne d’une énergie immense. « C’était comme se tenir au soleil, le printemps, sauf que la lumière était remplie de toutes les émotions humains existantes. Cela me dépassait presque – et c’était pourtant familier. Il/Elle était également équilibrée(e). » (p.51) Robert Monroe apprend que cette personne a vécu 800 ans, changeant de professions, passant d’ambulancier à barman, à psychiatre, à professeur d’histoire… parce qu’il/elle « aime les gens ». Il/Elle ne mange ni ne dort pas. Son activité lui « permet d’introduire une Variable » qu’il/elle dit être comme les livres de Robert Monroe : des programmes changeant l’esprit et la vie des personnes qui les rencontrent. Il/Elle explique qu’il faut un effort humain mondial unifié qui ne passe pas par les croyances religieuses, raciales, politiques, ou la force armée.

Après cette dernière expérience en compagnie de l’INSPEC, l’auteur apprend qu’il doit désormais partir à la quête d’une connaissance essentielle, et qu’il ne verra plus l’INSPEC à partir de ce moment. Il se retrouve seul à devoir repartir sur des bases solides. Cette base se trouve pour lui dans la compréhension de l’ici et maintenant, dans la vie physique. C’est pourquoi il élabore ses idées sur le Système de la Vie Terrestre. Il pose le fondement que ce Système a pour principe sous-jacent la compétition, laquelle se basant sur l’instinct de survie. Il en vient au fait que « le tout est un système de prédation », un système de « chaîne alimentaire », et que le changement est permanent, il semble chaotique. « Chacun des participants est un prédateur« . (p.63) La différence pour les humains est qu’ils ont un « nouveau facteur » qui leur permet de prendre une distance par rapport à ce Système. La différence se trouve dans le fait qu’ils ont un « esprit-conscience » qui semble en dehors de ce Système. Ce « nouveau facteur » contient des « éléments complètement incompatibles avec le Système de la Vie Terrestre : l’empathie pour les individus de la même espèce, l’empathie pour des êtres d’autres espèces, et finalement une suspicion inconfortable envers les limitations du Système. Cependant, bien que les humains aient dépassé le stade de la survie, ils ne sont pas détachés du Système – ils recherchent donc des autorités, ou un Dieu dans le ciel pour les gouverner.


Structure de l’individu selon Robert Monroe dans Ultimate Journey

Robert Monroe cherche ensuite à poser les fondements de ce qu’est l’être humain. Il divise l’être humain en différentes parties : le Soi Essentiel (composé des expériences, de l’amour, des rêves, de ce qui relève du non-physique, etc), le Sous-Soi Animal (le cerveau mammalien couplé au cerveau reptilien, filtrant et faussant notre perception du monde), l’esprit conscient (ce qu’on pense être, l’expression de notre être au-travers de la filtration du Sous-Soi Animal), l’esprit humain externe (ce que les autres pensent de nous, au-travers de la communication non-verbale, du contexte culturel, etc), le rôle adopté par l’esprit humain (ce que vous voulez que les autres pensent de vous), le rayonnement de l’esprit humain (une très large couche composée des pensées envoyées par les autres vers nous, y compris de personnes décédées). Robert Monroe indique cependant que même si l’on pense apercevoir le Soi Essentiel d’un individu au travers des couches de programmations, il faut se méfier des imitations, « il y a ceux sur Terre qui se vouent au Système de la Vie Terrestre et peuvent produire la masse simulée d’un Soi Essentiel de façon si intelligente qu’elle masque la réelle action et motivation du Système de la Vie Terrestre. Il est facile d’être trompé. » (p.75) L’auteur liste et explique ensuite en détails les aspects propres aux humains « dotés d’un Soi Essentiel » qui dépassent le Système de la Vie Terrestre.

Il est ensuite question du cerveau gauche et du cerveau droit (l’institut Monroe étant célèbre pour avoir développé la technique Hemi-Sync, l’objet du chap.8, p.97-104). Le cerveau gauche est plutôt analytique/intellectuel, mais est source de sentiment d’optimisme (« je peux le faire »). Le cerveau droit est plutôt intuitif, émotionnel, mais est source de sentiment de négativité (p.85). Nous avons besoin des deux hémisphères, le gauche pour transformer les Inconnues en Connues, et le droit pour être inspiré et imaginatif. L’auteur ajoute qu’il faut conscientiser notre énergie « animale » qui nous avons en héritage et qui se trouve derrière nos motivations.

Résumant ses recherches, Robert Monroe se rend compte qu’il reste toujours une « base manquante ». A cette époque, avec l’expérience, il n’avait plus la sensation de mouvement quand il se déplaçait hors du corps mais se rendait directement là où il le voulait. C’est alors qu’il eut toute une série « d’épreuves », probablement menés pas son ami INSPEC, car il le rencontra hors du corps et lui demanda s’il était prêt. Il y avait un « clic », il se retrouvait dans une situation donnée, puis un autre « clic » et il se retrouvait en compagnie de l’INSPEC.


Affiche du film Enter the Void. Robert Monroe décrit une personne qui ne sait pas bien qu’elle est morte et qui cherche à avoir une relation sexuelle sans pouvoir le faire (car passant au-travers du corps physique de la femme en vie). Une scène du film rappelle ce passage (p.126 sqq).

Puis un jour, cherchant des réponses, il décida de retourner le plus loin possible dans sa mémoire consciente. Il trouva un jeune home à terre, sur un champ de bataille, percé par une lance. Il se rendit compte que la douleur qu’il ressentait avait été la même que celle qu’il avait senti dans son dos il y a des années. Robert Monroe accueillit l’homme mort, qui quittait sa dépouille, et cherchait à reprendre le combat sans pouvoir agripper la lance. Il eut du mal à le convaincre qu’il était mort. Il lui montra qu’il pouvait voler et partir de là. Robert Monroe comprit qu’il s’était aidé lui-même – une version de « lui-même » dans le passé. Et avant de retourner dans son corps, il reçut un autre appel à l’aide venant d’un autre endroit, c’était encore lui-même dans le passé, dans cette vie cette fois ! (p.116)

Quelques semaines plus tard la même chose se produisit, il se retrouva dans la chambre d’une vieille dame seule, qui était morte mais ne le savait pas. Il passa du temps à lui expliquer dans quel état elle était, et ce qu’elle pouvait faire pour changer de plan de réalité. Puis il se retrouva près d’un navigateur qui venait de décéder, et pour lui il était dans le noir complet car il pensait qu’après la mort, il n’y avait plus rien. A nouveau, il le sortit de là. Tout ce passage du livre rappelle le film Enter the Void, basé sur le livre des morts tibétain. A chaque fois que les personnes meurent, elles ne comprennent en général pas qu’elles sont mortes car « le fait d’être physiquement mort ne vous change pas tant que ça au début. » (p.130) Et la série continua, Robert Monroe eut encore d’autres appels à l’aide, à chaque fois qu’il sortait de son corps. Il remarqua qu’ils étaient liés à des douleurs dans son corps.

Une des rencontres les plus marquantes avec ces personnes qui avaient besoin d’aide est celle de la femme dont l’apparence étant néandertalienne. Celle-ci s’était jetée d’une falaise dans une jungle humide, ce qui rappela à l’auteur sa nostalgie des tropiques. Ce qui est très intéressant dans ce passage est que lorsque Robert Monroe s’approche de la femme qui venait de mourir, celle-ci au début le prend pour « Megus« , un « Dieu du Ciel« , qui ordonnait le sacrifice de toutes les femmes qui ne faisaient pas d’enfants, comme elle. Elle dit :
 « Megus est notre Dieu du Ciel. Il est venu il y a de nombreux soleils dans le passé, et nous a parlé de son Pays Céleste. » (p.136) Apparemment, ce Dieu avait promis une récompense après la mort mais cette femme se rendait bien compte que quelque chose n’allait pas, qu’il ne se passait rien. La question qui se pose ici, est « quel Dieu a-t-elle vu à l’époque ? »

Dans tous les cas, au travers de ces multiples rencontres, Robert Monroe se rend compte que ses recherches suivaient un plan, elles étaient guidées par un « Moi-Là-bas » qui le dirigeait subtilement (p.142). Il se rendit compte que ce qui lui manquait jusqu’à présent était cette conscience du « Moi-Là-bas », qu’il décrit comme une bibliothèque ou archive contenant tous les instants de sa vie depuis sa naissance, et qui s’étendait aussi à d’autres temps. Il pouvait, en sélectionner un moment du passé, revivre cet instant dans ses moindres détails et sensations. Il prit conscience de toutes ses erreurs stupides, de toutes ses décisions irrationnelles. « Les évènements excitants ne l’étaient plus car je connaissais le résultat. Les moments joyeux semblaient enfantins, et les moments enfantins étaient tristes et amusants. » (p.143) L’auteur évoque plusieurs souvenirs d’enfance et une histoire de son adolescence – la descente dans un puits à sec, dont l’arrivée d’eau était bloquée par une simple pierre. Même en connaissant le risque, il resta plusieurs heures dans ce puits, ce qui fut pour lui une expérience mystique.

Dans le « Moi-Là-bas », il découvrit aussi beaucoup de peurs dont il n’était pas conscient, malgré toute son expérience, car il pensait qu’avec ses OBE (sorties hors du corps), il n’aurait plus peur de la mort par exemple (p.149). Il décrit aussi une « couche émotionnelle » dans son « Moi-Là-bas », ainsi qu’une Barrière Brisée, comme une brèche dans un mur gris représentant l’addiction au Système de la Vie Terrestre. Puis finalement il se demande ce dont est fait le « Moi-Là-bas », et il aperçoit des « centaines et centaines de faisceaux de lumière multicolore ondulant » (p.151). En touchant l’un de ces faisceaux, il se retrouve devant une personne, puis il voit que tous ces faisceaux sont autant de personnalités, de partie de soi. Il y avait à l’intérieur le modèle de vie très détaillé correspondant à la personnalité en question. « Je réalise que cette description est inadéquate car ils étaient tous des êtres conscients, sensibles, avec une conscience, un esprit, et une mémoire individuelle. » (p.152)

Note :

Pour d’autres exemples de tels « assemblages de conscience », voir la synthèse « Conscience et personnalité« .

Robert Monroe décrit alors différents parties de lui-même : un architecte de cathédrale (d’où la correspondance dans les images ci-dessous), un prêtre rebelle lors d’une initiation avec un sacrifice (la personne du sacrifice étant devenue sa femme dans cette vie), un pilote de vaisseau (où le pilotage se faisait par le pensée), un « vibrationniste » utilisant les vibrations/musique pour manipuler la matière (il pense que c’était une personnalité de son système solaire d’origine, qu’il nomma KT-95), un marin (passant par un détroit ardu), etc. Il y a dans l’EXCOM des milliers de vies archivées, « toute les situations possibles, toutes les émotions. Il n’y a rien que vous puissiez trouver dans la vie sur Terre qui n’ait pas été stockée ici… sous cinquante formes différentes. » (p.173)



La tour du Château de Foulis, en Ecosse, construit en 1151 par Robert Munro et son père, et pour la comparaison, la tour de l’Institut Monroe aux Etats-Unis, construit en 1989 par Robert Monroe et ses amis. (source image)

Comme le décrit Truman L. Cash, des esprits curieux et libres peuvent être intrigués par le Système de la Vie Terrestre et décider d’y entrer, d’y être « happé ». « Ma compréhension des choses est que j’ai été piqué de curiosité pour l’existence humaine, alors que j’étais un « touriste » visitant d’autres réalités, et d’autres espaces-temps. Après un premier plongeon dans les eaux du Système de la Vie Terrestre, je suis devenu accro. La répétition de la vie en KT-95 était devenue ennuyeuse. » (p.160) Robert Monroe est au début déstabilisé par toutes ces parties de lui qu’il ne connaissait pas directement. Il décide donc d’aller au plus profondément possible de son « Moi-Là-bas ».


Réseaux de conscience. Fractale par plangkye.

En discutant davantage avec ces autres parties de lui-même, qu’il nomme désormais le « EXCOM » (pour « Comité Exécutif »), il apprend que cet ensemble est « hautement organisé », et qu’il peut aider une personne durant sa vie. Par exemple, Robert Monroe rapporte que « l’EXCOM » est intervenu subtilement, ou de manière directe quand il n’écoutait pas, à certains moments de sa vie. « L’influence est très forte » durant la petite enfance puis s’efface au fur et à mesure de la programmation sociale (ils disent qu’avec l’arrivée d’un système de croyance, ils perdent 9 personnes sur 10 qui ne reviennent jamais à eux, qui oublient totalement leur existence, même durant le sommeil). Et l’EXCOM était même là avant sa naissance, car ils disent avoir « choisi l’espace et le temps, et organisé le mélange d’ADN – des éléments physiques et des éléments qui nous sont propres. » (p.166)

Selon l’EXCOM, les « sauvetages miraculeux » sont dus à l’intervention d’un membre du groupe, par exemple pour sauver Robert Monroe de la noyade ou d’un accident de voiture. Ils interviennent en manipulant la « matrice », par exemple en faisant apparaître un billet si nécessaire ou en poussant un naufragé vers un bateau. Ce ne sont pas des « anges gardiens », mais des autres parties de soi, qui laissent l’individu faire ses expériences. Ce sont des passagers « qui crient à l’arrière » et donnent des conseils (p.169). Robert Monroe a pu entrer en communication car il avait 1/ la curiosité, 2/ peu de peur, 3/ pas d’endoctrinement lourd. Ils disent qu’il doit désormais trouver la « Vitesse de Libération », car il représente pour eux leur « meilleure chance » de « tous être libre ». En effet, il doit trouver un « élément final » pour qu’ils puissent tous partir. Le départ collectif (avec beaucoup d’autres groupes de « Moi-là-bas ») est prévu vers l’an 3000. (p.198)

Note :

Bob Monroe a introduit le concept de Vitesse de Libération dans « Far Journeys »… sans rapport avec ses expériences de sorties hors du corps, mais pour expliquer comment s’extraire du cycle de vie terrestre sans fin. De son point de vue, cela se fait en accumulant « l’énergie » de la source créatrice originelle durant nos vies, en éveillant ainsi la conscience et atteignant la vitesse de libération. Pour lui, le manque d’une vitesse de libération, et en conséquence l’emprisonnement dans les systèmes de croyance de la vie terrestre, était être « terrestrifié ». Dans le dernier livre de Bob, « Ultimate Journey », son Comité Exécutif ou EXCOM amena de nouveau l’idée de la Vitesse de Libération. Ils lui dirent comment atteindre cette vitesse, pour atteindre la liberté… pas juste l’éternité mais l’infinité… un intéressant choix dans les termes de la part des EXCOM.

Alors, à chaque fois que Robert Monroe sortait de son corps, c’était pour retrouver l’EXCOM et avec eux aider d’autres personnes venant de mourir. Les personnes ne faisant pas partie du groupe « Moi-Là-bas » de Robert Monroe disparaissaient simplement une fois libérées (s’en allant dans les Territoires des Systèmes de Croyances). Parfois, l’aide offerte par les EXCOM était apportée en réponse à un appel émis par une personne en souffrance. (Note : ce concept se retrouve chez Ra – La Loi Une). Robert Monroe comprit alors à quel point les EXCOM de chacun d’entre nous interagissent dans nos vies.

Mais il n’y a pas que les EXCOM qui ont une influence sur nos vies. Dans une discussion intéressante, Robert Monroe liste les influences qu’énumère son « Moi-là-bas » : 1/ la plus importante est l’interaction avec les autres humains, 2/ la seconde est l’influence de toutes les pensées humaines dans le « Bruit de la Fréquence H », 3/ il y a ensuite l’influence des autres formes de vie, terrestres et non-humaines : « Nous avons essayé de vous éloigner d’eux, autant que possible. (…) Ils ne voient pas les humains de la façon dont vous pourriez le croire. Ils ont un sentiment de supériorité car ils ont évolué différemment. (…) La difficulté est que ces intelligences ont des capacités de manipulation de l’énergie que vous ne pouvez même pas imaginer. Et ils les utilisent sans les restrictions que nous nous mettons. » (p.183) Ce problème des intelligences non-humaine reviendra un peu plus tard dans le livre, une fois encore sous la forme d’un avertissement : « Elles peuvent paraître plus intelligentes que vous, mais tout ce qu’elles ont de plus, c’est l’expérience. Elles connaissent mieux les résonances du Champ (M) que vous (voir plus bas). Celles qui étaient des humains sont celles que vous devez surveiller. Elles en savent plus que les autres sur le fait d’être humain, elles peuvent vous influencer si vous ne faites pas attention. (…) Les autres – qui n’ont pas été humaines – sont imprévisibles. Elles sont de deux sortes. (…) » (p.195)


Explication du phénomène de communication télépathique par la théorie des champs morphiques de Rupert Sheldraque et de résonance morphique, l’accumulation de la mémoire des espèces comme processus d’évolution. (…)

L’intuition animale, la capacité du cerveau animal de lire dans le cerveau de son maître. Derrière cette idée, tout dans l’univers est lié comme s’il était un seul organisme.

L’univers est un réseau d’interconnections, de relations qui forment un grand TOUT. (Source : marcopoloimaginaire)

Robert Monroe aborde ensuite pour décrire les énergies une théorie qui se rapproche des champs morphogénétiques de Rupert Sheldrake. Il appelle le vaste champ d’énergie le champ (M). Ce champ peut s’accumuler dans des organismes vivants, et on le retrouve à des degrés différents entre la matière inerte et l’activité de l’esprit humain. Les pensées, les émotions, sont des perturbations du champ (M), mais avec les moyens de communications physiques (parler, écrire, toucher), nous avons moins recours à ce champ, même s’il nous influence toujours. Avec le temps, on peut apprendre à sélectionner les « fréquences » que l’on veut choisir de capter dans ce champ. Quand au « Moi-là-bas », il est entièrement dans le champ (M), cela explique les liens entre différentes personnes au-delà des incarnations, ce qui relie les groupes de « Moi-là-bas » entre eux. Le champ (M) explique aussi les dynamiques de groupe et le comportement des foules, car la pensée est extrêmement contagieuse. D’ailleurs, on apprend naturellement à s’isoler de ces influences disharmonieuses et dangereuses. Par contre, le rayonnement organisé d’un seul individu peut être des centaines de fois plus important que celui d’un groupe. Un grand degré de contrôle de ce rayonnement permet d’accomplir des tâches précises, comme chez les chefs politiques, religieux… Les plus talentueux, manipulant les matière, ne sont pas les plus connus du grand public.

Revenant sur les sujet des influences provenant d’autres vies, Monroe indique qu’il vit des « milliers de milliers de lignes, chacune brillant d’énergie, s’étendant dans de nombreuses dimensions depuis là où je me trouvais… mon « Moi-là-bas » ! Certaines lignes étaient lumineuses, d’autres pâles, mais chacune d’elles aboutissait à ce qui semblait être un groupe de rayonnement… un autre »Moi-là-bas ». (…) Elles sont la somme de toutes les personnalités que nous avons été, connectées à celles auxquelles on pense et celles qui pensent à nous. Les lignes lumineuses sont celles associées à nous durant notre vie » (p.192) Il est question qu’à un moment donné, plus aucune personnalité ne sera prisonnière d’un système de croyance et que le groupe dans son ensemble pourra être assemblé.


L’initié de Camille Flammarion

Enfin, le quinzième chapitre est l’occasion pour l’auteur de décrire un voyage hors du corps assez particulier. Il décrit à nouveau son ascension au travers des « atmosphères énergétiques » autour de la Terre (qu’il voit comme un astronaute), en émergeant du Système de la Vie Terrestre, passant par le Territoire des Systèmes de Croyance, la zone des Systèmes des Grandes Religions, puis atteignant les Réseaux énergétiques des Groupes de Personnalités, en touchant aux limites des influences humaines, jouxtant l’espace… le lieu de rencontre habituel avec l’INSPEC.

Il y rencontre un être vu de nombreuses fois dans ses OBE : Miranon. Lui aussi cherche à réunir les parties de ses personnalités, et invite Robert Monroe à chercher la « première » d’entre elles et la « source ». A ce moment là, il semble avoir une altercation avec un être qui veut lui imposer son pouvoir (« je suis ton Seigneur, etc« ) et quand il voit que Monroe ne cède pas, il lance un « tu n’es que de l’énergie perdue pour moi, ton Dieu ! etc. Monroe continue alors pour retourner à KT-95, avec des nuages, la musique et l’aspect paradisiaque de cet endroit. Il percevait l’énergie de millions de soleil, et un amour qu’il ne pourra pas oublier. Il perçoit l’unité des parties qui le compose. Et il retourne en quelque sorte au Tout, l’Un, qui lui demande quels cadeaux il lui rapporte. Il comprend que le Tout avait besoin d’être « plus » que ce qu’il était, et la manière de le faire a été de semer des parties de lui qui grandiraient, et s’ajouteraient au Tout. Et le Tout refusa à ce que Monroe revienne « incomplet », sans la somme des expériences vécues dans la terrestréité humaine, au-travers de millénaires de réincarnations… La seule façon de retourner au Tout est par la réunion d’unités de personnalités… qui assemblées peuvent se rapprocher du Tout… (p.214)

Le « Tout » est plus loin appelé « Émetteur ». Il est appelé ainsi car il « émet le faisceau d’énergie qui créé le « rêve » de la réalité, tel un un hologramme. Monroe décrit l’intensité de l’énergie émise par cet Émetteur, qui lui fait comprendre qu’il fait partie du Tout, même s’il n’est qu’une partie « détachée ». Il redescend alors sur Terre, en repassant par les différentes strates qui entourent la planète, et il est très étrange pour lui de revenir dans « l’illusion ». Mais il y est envoyé très rapidement car il s’est quasiment coupé de son corps physique, il est très éprouvé. Il lui faudra quelques jours pour récupérer physiquement, et quelques semaines pour réfléchir à son expérience. Il comprend désormais que ce qu’il lui manquait, c’était la connaissance de ce Créateur, de cette source créatrice qui construit l’univers physique. C’est un Créateur dont les desseins sont au-delà de notre compréhension. Il ne demande pas de culte, il ne punit pas les péchés ni n’interfère avec nos vies. Mais il désire que nous revenions avec des dons acquis par notre apprentissage de la vie. Ce retour n’est possible que lorsque la civilisation a atteint un niveau de développement où sa société est harmonieuse. Seule une totalité peut passer par l’Ouverture.


Pour aller plus loin : The Journey of Robert Monroe, par l’auteur de l’avant-propos d’Ultimate Journey.

Le dix-septième chapitre porte sur le processus de la mort, un sujet que ne veut pas étudier cette société, dans laquelle les chercheurs scientifiques et médicaux participent au Système prédateur de la Vie Terrestre. Robert Monroe décide donc de repartir à la recherche de membres de sa famille et d’amis décédés pour voir où ils en sont dans l’après-vie. Il retrouve les réalités qu’ils avaient construits par la pensée dans les mondes énergétiques, mais ils semblent avoir disparus. Il se demande s’ils ne sont pas réincarnés sur Terre, ou partis ailleurs. C’est par cette recherche qu’il découvre l’existence d’un sorte d’Hôpital construit à l’identique que des lieux sur Terre, suite au passage d’innombrables personnes décédées venant ajouter leurs souvenirs à cette création (p.238). C’est un endroit magnifique où les personnes peuvent soigner leurs traumas dans un cadre familier après leur vie terrestre. Les « patients » viennent là en général après une période où ils sont « attachés à la Terre », dans le Bruit de la Fréquence H. Robert Monroe a donc lancé son « Programme Corde de Vie » en 1991, durant lequel de nombreuses personnes purent visiter ce lieu, nommé « Centre de Réception ».

Le programme avait pour but de diminuer les peurs liés à la mort, et demandait aux expérimentateurs d’aller du « Focus 3″ au-delà du « Focus 21″. Ces termes font référence à une échelle développée par Monroe :

Focus 3 (synchronisation esprit-cerveau),

Focus 10 (esprit éveillé, corps endormi),

Focus 12 (conscience étendue),

Focus 15 (état de non-temps),

Focus 21 (bord de l’espace-temps, ouvrant sur d’autres systèmes énergie),

Focus 22 (là où la conscience disparaît d’habitude, où là où sont les personnes dans le coma. Les expériences à ce niveau sont d’habitudes perçues comme des rêves ou hallucinations.)

Focus 23 (niveau habité par les personnes mortes depuis peu, et incapables de se libérer du Système de la Vie Terrestre. Cela peut durer longtemps).

Focus 24-26 (Territoire des Systèmes de Croyances, occupés par des humains non-physiques de tous endroits et de toutes périodes de temps, qui ont accepté les prémisses des concepts de religions ou croyances philosophiques à propos de l’après-vie).

Focus 27 (C’est là que se trouve le Centre de Réception, créé par des esprits humains, pour diminuer le choc et le trauma de la transition).

Focus 28 (Au-delà de l’espace-temps et de la pensée humaine. Problèmes pour revenir au corps physique à partir de ce niveau).


Le livre se termine par des témoignages de personnes étant passées par ces niveaux, dans le cadre des programmes de l’Institut Monroe. Il y a également un glossaire et une liste d’articles scientifiques relatifs à l’Institut Monroe.

Source


07/07/2015

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