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SUISSE-UE : LES CONDITIONS DE LA SOUMISSION

 

L’UE est passée à l’offensive face à la Suisse. Elle ne négocie plus. Elle impose, elle contraint, elle punit.

La Suisse doit accepter de plier le genou en signant le fameux accord institutionnel. Son but ?

Affaiblir la place économique suisse. Comment ?

Mystère, car le Conseil fédéral reste silencieux et les spéculations enflent.

Plus téméraire et curieux que ses concurrents, le journal La Liberté a consacré, samedi 3 février 2018, une pleine page aux effets cachés de l’accord que l’UE veut nous contraindre à accepter (voir l'article). Aucun politicien, ni aucun négociateur n’accepte de témoigner à visage découvert. Tous ont exigé l’anonymat par peur des représailles. Tous affirment que les effets de cet accord seront exponentiels. Une chose devient clair : nous serons tous concernés.

 

D’abord, la jalousie

 

Mais reprenons depuis le début. Ce n’est pas un secret, l’UE est jalouse du succès de la Suisse. Notre petit pays n’a aucune matière première, ne possède pas d’un accès direct à la mer et notre territoire est tellement accidenté qu’une importante partie est indisponible pour le développement d’activités agricoles ou industrielles. Tout le contraire de l’UE.

 

Pour s’en sortir, notre pays a misé sur des conditions économiques libérales et une formation de qualité. Régulations minimales, droit du travail épuré, fiscalité modérée afin d’optimiser notre compétitivité. Mais aussi exigences académiques élevées, formations duales, transmission du savoir autant que du savoir-faire afin d’innover et de prospérer.

Le handicap était sérieux. Mais les Suisses ont pu grâce à leurs efforts et à leur travail augmenté leur qualité de vie bien au-dessus de celui des pays de l’UE. Quel affront pour Bruxelles ! Le petit bat le gros.

 

Depuis toujours, l’économie suisse a été tournée vers l’extérieur. Certains de nos produits tels que le chocolat, le fromage, l’horlogerie ou le « couteau suisse » sont même devenus la marque de fabrique mondialement connue de la Suisse. Le « made in Switzerland » est un gage de haute qualité. Mais voilà, quelques obscurs fonctionnaires européens ont décrété qu’il fallait rompre la bonne entente commerciale entre la Suisse et ses voisins, car elle contribue à rendre les Suisses meilleurs.

 

Un accord de libre-échange entre la Suisse la CEE (ancêtre de l’UE) a été signé en 1972 et des accords bilatéraux ont été signés dans les années 2000 selon un principe facile à comprendre. La Suisse, en tant qu’Etat souverain, traite d’égal à égal avec ses voisins. Traiter d’égal à égal avec le petit qui réussit ? Inconcevable pour le gros qui échoue tout ! Son plan pour soumettre les Suisses s’appelle accord institutionnel.

 

Puis la contrainte

 

L’accord institutionnel, c’est accepter dans notre pays que les règles de l’UE s’y appliquent. Nos autorités publiques comme nos entreprises y seront soumises. Un exemple : la Suisse a un taux de TVA faible en comparaison européenne qui se situe à 7.7% et celui en vigueur dans l’UE se situe environ à 15%. Si l’UE décrète qu’un taux aussi bas est une distorsion des prix du marché, elle aurait le droit de nous contraindre à l’augmenter et si nous refusons malgré tout de nous soumettre, elle aura le droit de nous amender. La TVA pourrait doubler sur la seule décision de fonctionnaires européens.

 

Plus stupéfiant encore ! Dans son article du 3 février, la Liberté donne la parole à un conseiller d’Etat, qui désire rester anonyme. Voici ce qu’il dit : « Dans l’absolu, même une loi [cantonale, ndlr] permettant à l’Etat de soutenir la formation continue en entreprise pourrait tomber sous le coup d’une interdiction ». Nuire à nos entreprises et empêcher la formation continue, voilà le plan.

 

Afin de nous soumettre

 

En offrant à l’UE le droit de décider à notre place, elle pourra aisément mettre notre économie à genoux en nous imposant plus de régulations et plus de taxes. Le succès du modèle suisse sera de l’histoire ancienne. L’indépendance et la liberté pour lesquelles nos ancêtres se sont battus ardemment seront balayées et nous n’aurons plus qu’à quémander – tête baissée – l’adhésion à l’Union européenne.

Crédit photo: UDC Suisse, La Liberté


10/03/2018

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