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Vouloir rejouer le scénario yougoslave ou l'ONU avait servi de cheval de Troie contre les serbes

Ça plane pour Avakov !

 
Avakov en compagnie de "conseillers" militaires étasuniens... mais ce sont les russes qui sont accusés d'être dans le Donbass ! 
Le Ministre ukrainien de l'intérieur Avakov continue a "garder la main" sur les opérations menées par Kiev dans le Donbass (l'ATO avait été confiée au Ministère de l'intérieur peu après son lancement en 2014). Ainsi, peu de temps après la mise en oeuvre de la "loi de réintégration du Donbass" il est venu faire la "tournée des popotes" pour pérorer et clabauder à qui voulait l'entendre qu'il a un "plan" et qu'il est désormais prêt à lancer la récupération des territoires du Donbass "dans un avenir proche".
 
"Sur la ligne de démarcation dans la zone de Lugansk s'est tenue une réunion de travail avec les commandants de secteurs au sujet de la stratégie des «petits pas» du programme de la réintégration du Donbass où il y a la pleine volonté de procéder à sa mise en œuvre dans un proche avenir."
Mais selon Avakov, la capture de la totalité du territoire des Républiques populaires de Donetsk et Lugnask étant "impossible" il est nécessaire de continuer la stratégie des "petits pas" et de confier ensuite le contrôle du terrain conquis à des casques bleus déployés en attente au plus près de la ligne de front.
 
Ce plan d'Avakov relève plus du fantasme de vouloir rejouer le scénario yougoslave ou l'ONU avait servi de cheval de Troie contre les serbes, que d'un réalisme tenant compte de la situation militaire et diplomatique du Donbass. 
Ici, une mission de casques bleus, telle que clairement désignée comme bouclier humain au profit d'une stratégie offensive kiévienne, a peu de chance de recevoir un aval de la part de la communauté internationale qui même si elle est disposée à financer une mission de l'ONU en Ukraine, a besoin avant toute chose de soldats pour la réaliser, de garanties politiques et surtout de l'accord du conseil de Sécurité sur des règles d'engagement précises de cette mission.
 
Or, la Russie qui sur le principe n'est pas opposée à l'envoi d'une forces d'interposition veille au grain et a déjà posé ses conditions restrictives non négociables à savoir une mission de l'ONU destinée à renforcer, en la sécurisant, celle de l'OSCE déjà déployée sur le terrain.
 
Lors de sa prochaine tournée des popotes du front le ministre de l'intérieur Avakov devrait éviter de confondre l'eau avec la vodka ou le sucre avec la cocaïne, cela lui éviterait de postuler pour le Ministère ukrainien du rire !
 
Erwan Castel


08/05/2018

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